1 Français sur 4 continue de pirater films, séries et musique – Foot 2020

29

Marquée par le double confinement, l’année 2020 aura impacté la consommation des biens de type culturels des Français. Surtout en mars 2020 lorsque, ne pouvant rien faire d’autre, ils se sont assis sur le canapé à regarder la télévision. Sans surprise, le piratage aura augmenté durant cette période mais, selon la Hadopi, il se stabilise.

Un quart des Français est un pirate

Si durant le confinement, selon la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi), le nombre d’internautes qui ont eu des pratiques illicites a augmenté pour atteindre 28% (durant la quatrième semaine du confinement de mars 2020), le Baromètre de la consommation de biens culturels dématérialisés 2020 publié le 11 février 2021 montre surtout une augmentation et une intensification. « En moyenne en 2020, 26% des internautes déclarent des pratiques illicites », écrit la Hadopi.

Mais toutes les productions culturelles ne sont pas logées à la même enseigne : ce sont les films et séries qui voient leur consommation illicite augmenter de 11% sur un an en 2020, tout comme les films. L’impossibilité de se rendre au cinéma a sans aucun doute eu son rôle à jouer, tout comme la multiplication des séries originales des plateformes de SVOD.

Le prix de l’offre légale reste le frein majeur pour les internautes

Si le gouvernement espère que les Français optent de plus en plus pour l’offre légale, celle-ci reste trop chère et ne cesse de se fragmenter. Plusieurs plateformes ont, par ailleurs, annoncé des augmentations pour 2021, ce qui risque de ne pas résoudre le problème. Car pour 46% des internautes qui pratiquent le piratage, le prix est le frein principal au passage à l’offre légale. Certes, cette part est en chute constante depuis 2017, mais elle reste élevée. Pour 39% des interrogés, le contenu de l’offre légale est un problème.

Toutefois, l’Hadopi souligne une augmentation du budget dédié aux dépenses mensuelles de biens culturels dématérialisés, tous types confondus : le panier moyen grimpe de 1 euro, en 2020, et atteint 30 euros, sont niveau le plus élevé depuis 2016.