15 milliards d’euros pour l’innovation et la relocalisation, dit Emmanuel Macron – Championnat d’Europe de Football 2020

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Lors d’un déplacement dans les ateliers du laboratoire pharmaceutique Seqens à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, le président de la République a indiqué que 15 des 100 milliards d’euros du plan de relance, qui doit être présenté le 3 septembre, seront consacrés « à l’innovation et la relocalisation ».

« Ce plan de relance, cette stratégie France relance, ce n’est pas faire pour faire aux difficultés du moment. Nous l’avons déjà fait, et nous allons continuer de le faire pour tous les secteurs qui le justifient », a détaillé Emmanuel Macron, rappelant que 460 milliards d’euros de fonds publics ont déjà été injectés dans l’économie française pendant la crise sanitaire.

Ces 100 milliards supplémentaires, « c’est préparer la France (…). C’est investir dans l’avenir. Investir pour transformer et bâtir la France demain », dit le chef de l’État, avant de poursuivre : « Le projet France relance, c’est un projet pour plus d’indépendance, plus de relocalisation, pour bâtir un modèle d’avenir, basé sur le savoir et la transition écologique ».

Quinze des 100 milliards d’euros de ce plan de relance seront consacrés à l’innovation et la relocalisation, a-t-il précisé, ajoutant que sur cette somme, il y aurait « un milliard d’euro d’aides directes pour permettre, sur des projets très précis, l’aide de l’État pour relocaliser ». Le site de production pharmaceutique de Seqens, d’où il s’exprime, va relancer la production de 12 molécules en France dans les prochains mois, rapporte Franceinfo.

Souveraineté sanitaire et industrielle

« Nous devons relocaliser et recréer des forces de production sur nos territoires. La souveraineté sanitaire et industrielle sera l’un des piliers du plan de relance », écrit Emmanuel Macron dans un message publié sur Twitter durant sa visite d’un laboratoire pharmaceutique dans les Hauts-de-Seine.

De plus, la « stratégie France relance », prévoit 300 millions d’euros de réduction d’impôts pour les « entreprises du médicament », ainsi qu’une simplification des autorisations temporaires d’utilisation (ATU) d’ici au 1er janvier afin de pouvoir « innover plus simplement et plus vite en France » et de pouvoir « mettre sur le marché, plus rapidement, même de manière temporaire, un médicament porteur d’innovation thérapeutique ».

Le président a profité de son intervention pour rappeler l’importance de porter le masque
 : « Comme vous, je n’aime pas porter le masque (…) C’est gênant, c’est pénible », a-t-il dit, affirmant toutefois « La pire des choses, ce serait d’être dans le relâchement aujourd’hui (…) Je pense que c’est une contrainte raisonnable, que nous devons accepter pendant un temps, et qui permet de ralentir la circulation du virus ».