Alessandro Florenzi, l’ex-gendre idéal dont la Roma ne voulait plus – Foot 2020

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De l’histoire d’amour à un divorce en plusieurs actes. La carrière d’Alessandro Florenzi à la Roma aura connu autant de hauts que de bas. Du “Capitan Futuro” espéré à la retraite de Francesco Totti puis de Daniele De Rossi, il ne reste plus rien, juste un prêt avec option d’achat vers le PSG. L’ex-gendre idéal des Giallorossi pourra se demander pendant longtemps ce que son avenir aurait pu être sans ce replacement au poste de latéral droit, lui qui a été formé comme milieu relayeur.

C’est d’ailleurs à ce poste qu’il a brillé sous Zdenek Zeman lors de la saison 2012/2013. Il Boemo n’a jamais eu peur de lancer des jeunes et Florenzi a profité d’une saison très compliquée de son club pour se montrer à son avantage. Sa grinta, ses multiples courses vers l’avant, sa capacité à marquer des buts, son attachement à la Roma qu’il a rejoint à l’âge de 9 ans: le jeune italien a alors tout pour plaire. Lors de cette saison “maudite” (la Roma perd la finale de Coupe d’Italie contre son rival de toujours, la Lazio), Alessandro Florenzi devient un titulaire indiscutable et confirme sa bonne saison précédente en prêt à Crotone, en Serie B. L’arrivée de Rudi Garcia va un peu changer la donne.

Un peu trop “couteau-suisse”

A son arrivée à la Roma, Rudi Garcia change une première fois Alessandro Florenzi de poste. De milieu relayeur, le voilà désormais ailier sur le côté droit. La raison? Ses qualités se marient à la perfection avec le jeu de Francesco Totti, aligné comme faux numéro 9 et roi du jeu en une touche de balle, des ouvertures en profondeur et des déviations sur les côtés. Avec le capitaine de la Roma dans le trident offensif, Gervinho (à gauche) et Florenzi (à droite) se régalent. L’ancien lillois marque 9 buts en Serie A, Florenzi s’arrête à 7. Mais il est surtout le joueur le plus utilisé par Garcia. Il ne rate qu’une rencontre de championnat cette année-là, où la Roma termine deuxième derrière la Juve. Ses qualités de percussion, son abnégation, sa rapidité d’exécution, sa finition et sa débauche d’énergie font merveille.

La saison suivante, Alessandro Florenzi recommence sur les mêmes bases. Mais plusieurs blessures de Maicon, le titulaire au poste de latéral droit, et les performances toutes relatives de Torosidis, son remplaçant naturel, mettent à l’épreuve le jeune italien de 24 ans. Rudi Garcia commence à le reculer en défense. Les premiers essais sont plutôt concluants. Mais cela ne va pas durer. Son physique le lâche une première fois en octobre 2016 sur la pelouse de Sassuolo: rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Le joueur fait tout pour revenir au plus vite. Trop rapidement? Ce même genou cède une deuxième fois cinq mois plus tard alors qu’il s’entraîne avec la Primavera, l’équipe réserve de la Roma. Il ne retrouve les terrains qu’en septembre 2017.

Un défenseur dont les qualités commencent à la ligne médiane

Rudi Garcia puis Luciano Spalletti et Eusebio Di Francesco font d’Alessandro Florenzi leur latéral droit de référence. Par défaut ou par conviction? Encore aujourd’hui, la question reste en suspens.

Ce poste n’est pas sien et cela se voit. Il ne possède pas la panoplie du défenseur formé à ce poste. Entre problèmes de concentration, de marquage et d’alignement, plus les saisons passent et plus Florenzi vit des heures difficiles dans la capitale italienne, dans sa ville, dans son club et avec ses tifosi. Il est alors loin le temps où Florenzi était considéré comme le gendre idéal, capable de sprinter sur 50 mètres après un but, passer par dessus des barrières, grimper dans la tribune pour aller embrasser sa grand-mère venue le voir au stade. Les espoirs étaient immenses. Les supporters savaient que Francesco Totti allait arrêter, que Daniele De Rossi aussi. Dans un club très identitaire qui a toujours fait de sa “Romanità” une marque de fabrique, la relève était incarnée par Alessandro Florenzi. Il était le petit cousin que tout le monde adore. Sa célébration avec sa “nonna” (grand-mère, ndlr), son but du milieu de terrain contre le Barça, son retourné contre le Genoa, ses innombrables chevauchées, sa filiation avec le club dont il est un ardent supporter : le mariage est parfait.

Un premier accro arrive à l’été 2018 alors que le club et le joueur négocient une prolongation de contrat. Florenzi a des exigences financières et son statut a changé. Une partie des tifosi accepte mal cette requête, d’autant que le joueur éprouve des difficultés au poste de latéral droit. Une fracture se crée. Malgré sa prolongation après des semaines de négociation et une proposition XXL de l’Inter refusée, le joueur est parfois sifflé par des supporters lorsque ses prestations ne sont pas à la hauteur. Le joueur perd du crédit, se renferme, perd de sa joie d’être sur un terrain de football. Le si-souriant Florenzi doute.

S’il n’a pas perdu ses qualités de contre-attaquant dès que le ballon arrive dans la moitié de terrain adverse, grâce à sa mobilité et ses qualités techniques, ses erreurs défensives s’accumulent, comme lorsqu’il provoque un penalty, synonyme d’élimination, en prolongation lors du huitième de finale retour de Ligue des champions 2018/2019 à Porto.

Avec Paulo Fonseca, l’heure du départ

Il débute la saison dernière comme titulaire, toujours à ce poste de latéral droit et avec le brassard de capitaine dont il a hérité après le départ de Daniele De Rossi quelques semaines auparavant. Un héritage très lourd à porter. Ses premières prestations ne convainquent pas son nouvel entraîneur portugais, Paulo Fonseca. Spinazzola et Santon sont alignés lors de plusieurs rencontres et notamment celles face aux concurrents directs pour l’Europe (Inter, Milan, Naples) fin 2019. En janvier, le joueur et l’entraîneur ont une discussion franche. Le Portugais confirme devant la presse qu’il ne peut pas assurer son capitaine d’une place de titulaire. Avec l’Euro 2020 en point de mire, Florenzi prend une décision douloureuse, il quitte la Roma. Direction l’Espagne et Valence, en prêt. Le soir de l’officialisation, le 30 janvier, des journalistes de Sky Italia l’interceptent non loin de son domicile. “Je ne suis émotionnellement pas prêt à vous parler”, lâche le joueur. La déception est palpable, le saut dans l’inconnu n’était pas prévu pour ce joueur ayant grandi à Rome et ayant été formé dans ce club.

A Valence, l’expérience est mitigée. Entre une varicelle déclarée, la crise du Coronavirus et des prestations sur courant alternatif, l’international italien était revenu à Rome cet été. Dans l’environnement du club, on savait qu’un départ était toujours d’actualité, Paulo Fonseca n’ayant pas changé d’avis malgré un nouveau système (3-4-2-1) qui sied mieux à ses qualités. Le voilà désormais à l’aube d’une nouvelle aventure, à Paris. “Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris” promettait la devise du jumelage exclusif entre les deux villes en 1956. Alessandro Florenzi aura toute la saison 2020/2021, et plus si affinités, pour vérifier si l’adage dit vrai.