CAC 40 : 24 actions à acheter après une année 2020 historique – Championnat d’Europe de Football 2020

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Dans un contexte de crise inédite, mais aussi de soutiens publics massifs, l’indice vedette a limité ses pertes à 7,1% l’an dernier. Pour 2021, les investisseurs jouent un scénario de retour à la normale grâce aux vaccins. Vingt-quatre valeurs sont à l’achat, onze à conserver et cinq à vendre.

Sur les marchés, l’année 2020 s’est terminée comme elle avait commencé : dans un climat de relative sérénité. Entre-temps, les investisseurs auront vécu tour à tour des heures sombres, des instants de sidération et des bouffées d’espoir face aux événements inédits d’une période qui restera gravée dans tous les esprits.

Bouleversée par la pandémie de Covid-19, l’année s’est déroulée autour de trois temps forts en Bourse : l’effondrement de fin février-début mars, lorsqu’un premier confinement a petit à petit paralysé les économies de près de la moitié de la population mondiale ; la reprise en flèche du printemps, alimentée par la réponse massive des gouvernements et des banques centrales pour soutenir à bout de bras l’activité ; puis l’euphorie de novembre à l’annonce de la découverte – en un temps record – de vaccins d’une grande efficacité.

Un krach et un rebond inédits

Cette année inouïe à plus d’un titre l’est par l’ampleur des mouvements de marché. Le krach de l’hiver dernier est le plus violent jamais enregistré en un si court laps de temps (-40,6% pour le CAC 40 entre le plus-haut du 19 février et le plus-bas du 16 mars). Idem pour la remontada du printemps, inédite par sa rapidité (+43,5% entre le 16 mars et le 8 juin).

Quant à la hausse mensuelle affichée en novembre (+20,1% pour le CAC 40), elle est sans précédent depuis près de 32 ans ! Face à quoi le score final paraît bien anodin : en 2020, année où la pire récession de l’après-guerre a frappé le France (-9% attendus par l’Insee) et le monde entier, le CAC 40 n’a perdu que… 7,1%. Ailleurs, d’autres indices s’affichent même largement dans le vert, notamment à Wall Street et en Chine (voir le graphique).

Performance des grands indices dans le monde en 2020

Expansion des valorisations

Le regain de l’indice parisien s’est nourri de l’anticipation d’un fort rebond de l’activité et des profits cette année. À partir de novembre, économistes et analystes ont nettement relevé leurs prévisions. À fin 2021, toutefois, le PIB de la France est attendu 3% inférieurs à son niveau d’avant crise et les bénéfices nets par action (BNA) du CAC 40 près de 15% en dessous.

La hausse des cours a ainsi largement amplifié la courbe des profits, faisant enfler les valorisations. Le PER (cours rapporté au BNA) du CAC 40 est estimé à 19 fois à un an, contre 15 fois début 2020.

S’il est classique d’observer en début de retournement de cycle une remontée des valorisations, le mouvement est, cette fois-ci, d’une ampleur rarement observée.

«There is no alternative» 

Le moteur de ce qui peut sembler être une déconnexion des marchés réside dans les politiques ultra-accommodantes des banques centrales. En combinant taux directeurs au plancher et rachat d’actifs massif, elles alimentent une liquidité surabondante dans le système financier et des rendements obligataires très faibles, voire négatifs.

Les investisseurs sont ainsi poussés vers des actifs plus risqués comme les actions, qui auront profité comme jamais en 2020 du fameux effet TINA (There is no alternative).  

Or l’environnement monétaire devrait rester extrêmement favorable. La Banque centrale européenne (BCE), notamment, entend laisser son chéquier grand ouvert. En décembre, elle a augmenté son programme d’urgence lié à la pandémie de 500 milliards d’euros, portant l’enveloppe totale à 1.850 milliards à l’horizon de mars 2022 «au moins».

Les grands argentiers n’ont guère le choix : il leur faut maintenir les conditions d’un financement à très bon compte des États, dont la dette a explosé avec la crise (120% du PIB en France) et qui n’ont aucune intention de retirer trop vite leurs soutiens. Ces derniers représentent un effort pharaonique de 15% du PIB à l’échelle de la zone euro (y compris le plan de relance sur les rails).

Retour à la normale ?

Les investisseurs espèrent que ces perfusions, conjuguées au déploiement des vaccins et donc à la levée des contraintes, créeront les conditions d’un fort rattrapage économique en 2021. C’est évidemment un scénario sur le fil du rasoir.

Sur le plan sanitaire, il nécessite de surmonter le défi logistique de la campagne de vaccination tout en échappant d’ici là à une troisième vague trop forte. Sur le plan économique, il suppose que, malgré l’inévitable hausse à venir des faillites et du chômage, les entreprises seront enclines à combler leur retard d’investissement et les ménages à consommer – en puisant dans le considérable surplus d’épargne cumulé durant la crise, estimé à 130 milliards d’euros par la Banque de France.

La vigueur de la reprise observée en Chine alimente cet espoir d’un retour à la normale. En ce début 2021, les investisseurs ont ainsi chaussé des lunettes roses. Mais ils restent en alerte sur des préoccupations de long terme : quid du fardeau de la dette et de son impact sur le potentiel de croissance ?

Des questions qui surgiront immanquablement, une fois la crise sanitaire maîtrisée.

Marianne Py et la Rédaction


Dix valeurs au plus haut et quelques titres massacrés

Année de chute vertigineuse des profits du CAC 40 (-47% estimés par le consensus), 2020 n’aura pas été un si mauvais cru pour bon nombre de titres de l’indice phare. Près de la moitié a même terminé dans le vert et ceux voguant à leur plus-haut historique – ou à quelques encablures – sont au nombre de dix (Worldline, Alstom, Schneider Electric, Teleperformance, Hermès, LVMH, L’Oréal, Air Liquide, Dassault Systèmes).

Le reflet emblématique d’un scénario en forme de K, où cohabitent des secteurs épargnés (distribution alimentaire, services informatiques…), voire renforcés (commerce électronique, logiciels…), et des industries paralysées (aéronautique, loisirs…) ou indirectement touchées (finance, pétrole).

Au sein du CAC 40, les grands perdants de cette crise atypique sont incarnés par l’ex-trio star de l’aéronautique (Airbus, Thales et Safran), le quatuor de la finance (Société Générale, Axa, Crédit Agricole, BNP Paribas) ou encore le mastodonte pétrolier (Total). Parmi les gagnants figurent toutes les valeurs à coloration technologique (notamment STMicroelectronics, Worldline et Teleperformance), des titres favorisés par les nombreux plans de relance annoncés dans le monde (Schneider Electric, Alstom, Air Liquide…) ainsi que le secteur du luxe, où Hermès a particulièrement brillé (lire ci-dessous).

In fine, les valeurs de croissance ont encore surperformé en 2020

Elles ont profité, dans l’ensemble, d’une meilleure résistance de leurs résultats (surtout dans la high tech). Et leur valorisation est favorisée au premier chef par la chute des taux d’intérêt – leurs abondants cash-flows anticipés étant actualisés à un taux plus faible.

Les titres cycliques et/ou décotés ont été, eux, les grands perdants, malgré un stupéfiant rebond en novembre, notamment pour Renault, Société Générale et Unibail RW (lire ci-dessous). L’espoir d’un déploiement des vaccins et d’un retour à la normale est passé par là. Le regain des valeurs décotées va-t-il durer ? C’est l’une des questions clés de ce début d’année.

 


Plus forte baisse, Unibail-Rodamco-Westfield : -54,1%

Une année mouvementée. Pour la foncière spécialisée dans les centres commerciaux, très durement touchée par la crise, le rebond boursier du quatrième trimestre (+113%) est aussi spectaculaire que la déconfiture annuelle (-54%).

Après le blitzkrieg remporté par le tandem activiste Bressler-Niel en novembre, le potentiel paraît dans l’immédiat plus limité malgré une décote qui reste élevée. Prenez vos bénéfices sur un titre qui a gagné 72% depuis notre conseil d’achat du 23 octobre dernier.


Plus forte hausse, Hermès : +32%

Une valeur luxueuse. Véritable coqueluche des investisseurs, l’action du sellier a fini par atteindre le même degré de désirabilité que les sacs à main de la maison du Faubourg Saint-Honoré.

En signant un nouveau record historique à 890,20 euros le 30 décembre dernier, le titre affiche désormais une valorisation exorbitante, à près de 60 fois le bénéfice net attendu en 2021. Sans doute est-ce le prix à payer pour une vraie valeur de luxe


Le palmarès des valeurs du CAC 40 en 2020

Hermès [RMS] 879,60€ +32% 58,1 Conservez. Après un gain de 32% en 2020, la valorisation est prohibitive. Il faut attendre un repli pour acheter.
Schneider Electric [SU] 118,30€ +29,3% 23,2 Achetez. Les investisseurs plébiscitent la mutation d’un modèle de plus en plus axé sur les logiciels et les services.
STMicroelectronics [STM] 30,28€ +26,3% 25,4 Conservez. Le décalage des objectifs de moyen terme a pénalisé temporairement, fin 2020, cette belle valeur.
Worldline [WLN] 79,10€ +25,3% 32 Achetez. Le groupe compte poursuivre sa stratégie de croissance externe après le rachat structurant d’Ingenico.
Teleperformance [TEP] 271,30€ +24,8% 28,3 Achetez. Une authentique valeur de croissance qui a fait ses preuves et qui sort renforcée de la crise sanitaire.
LVMH [MC] 510,90€ +23,3% 36,2 Achetez. Le groupe profitera de l’intégration et de l’amélioration des performances opérationnelles de Tiffany.
Arcelormittal [MT] 18,88€ +20,7% 12,2 Achetez. Le titre du géant de la sidérurgie garde du potentiel si la conjoncture industrielle s’améliore en 2021.
Alstom [ALO] 46,61€ +19% 20,3 Achetez. Le rachat de Bombardier Transport sera un puissant levier pour le développement du fabricant de TGV.
L’Oréal [OR] 310,80€ +17,7% 38,7 Achetez. Les performances du leader mondial de la beauté devraient, cette année encore, dépasser celles de son marché.
Capgemini [CAP] 126,80€ +16,4% 17,2 Achetez. Une capacité inédite de résistance à la crise sanitaire malgré l’acquisition rendue compliquée d’Altran.
Dassault Systèmes [DSY] 166,15€ +13,4% 39,8 Achetez. Au plus-haut historique, la valeur profite du rachat opportun de l’américain Medidata dans la santé.
Air Liquide [AI] 134,25€ +6,4% 24,6 Achetez. La valeur phare des actionnaires individuels a bien tenu en 2020. Ambitions prometteuses dans l’hydrogène.
Peugeot [UG] 22,37€ +5% 6,4 Conservez. Désormais fondu dans Stellantis, l’ex-Peugeot SA a prouvé sa résistance. Mais nous n’achetons plus.
Saint-Gobain [SGO] 37,50€ +2,7% 11,3 Achetez. Les plans de relance en Europe et la rotation du portefeuille d’actifs soutiendront l’action en 2021.
Vivendi [VIV] 26,38€ +2,2% 20,8 Conservez. Un modèle résilient dans la crise sanitaire. Les rachats d’actions vont soutenir l’action.
Kering [KER] 594,40€ +1,6% 26,4 Achetez. Une valorisation relativement faible dans le secteur du luxe. Et les flux de trésorerie restent abondants.
Publicis Groupe [PUB] 40,76€ +1% 9,3 Conservez. Le groupe de publicité guette une reprise aux États-Unis (60% des ventes totales) pour se relancer.
Atos [ATO] 74,78€ +0,6% 9,8 Vendez. Un profil défensif dans la crise. Mais la SSII déçoit sur sa croissance et sa génération de trésorerie.
Legrand [LR] 73€ +0,5% 23 Conservez. Un titre éclipsé par le parcours du concurrent Schneider Electric. Les performances restent solides.
Pernod Ricard [RI] 156,80€ -1,6% 28,8 Conservez. Les mesures de restrictions sanitaires vont encore peser sur les performances commerciales du groupe.
Michelin [ML] 104,95€ -3,8% 12 Conservez. Une capacité de résistance jamais prise en défaut. La défense des marges et des prix est intacte.
Essilorluxottica [EL] 127,55€ -6,1% 30,5 Conservez. Un parcours décevant depuis la fusion. L’évolution de la gouvernance est un motif d’espoir (lire p. 8).
Carrefour [CA] 14,03€ -6,2% 10,4 Achetez. Le géant de la distribution a bien résisté dans la crise. Ambitions prometteuses dans le digital et le bio.
Bouygues [EN] 33,65€ -11,2% 13,2 Achetez. Un profil diversifié rassurant dans la crise. Le titre mériterait mieux. Le dividende restera attractif.
Sanofi [SAN] 78,70€ -12,2% 12,6 Achetez. Malgré son retard dans le Covid-19, le laboratoire a de belles perspectives de croissance à moyen terme.
Engie [ENGI] 12,52€ -13,1% 12,3 Achetez. Le groupe veut s’imposer dans l’univers de la transition énergétique. Cette évolution soutiendra le titre.
Renault [RNO] 35,76€ -15,2% 17,7 Achetez. Après le rebond de fin 2020 (+69% au 4e trimestre), le directeur général Luca De Meo est très attendu.
Veolia [VIE] 20,01€ -15,6% 15,4 Conservez. Après une année mouvementée, le feuilleton du rachat de Suez va se poursuivre en 2021.
Safran [SAF] 115,95€ -15,8% 30,8 Vendez. Relative résistance dans un secteur aéronautique en crise. Haute valorisation au vu de la faible visibilité.
Vinci [DG] 81,36€ -17,8% 17,7 Achetez. La crise sanitaire a fait mal à la major du BTP. Mais elle garde les reins solides et devrait rebondir.
BNP Paribas [BNP] 43,11€ -18,4% 9,1 Achetez. Après un exercice heurté, la banque dispose d’atouts alors que se profile une concentration du secteur.
Thales [HO] 74,90€ -19% 12,7 Vendez. Le caractère défensif supposé de la présence dans la défense-sécurité n’a pas joué son rôle protecteur.
Crédit Agricole [ACA] 10,32€ -20,2% 9,7 Achetez. La Banque verte est bien armée pour rebondir, même si l’absence de dividendes pèse.
Axa [CS] 19,51€ -22,3% 7,1 Achetez. Un parcours 2020 bien décevant, mais le nouveau plan 2023 offre quelques arguments convaincants.
Orange [ORA] 9,73€ -25,8% 9,1 Conservez. L’annonce d’un dividende exceptionnel ne suffit pas à relancer l’intérêt pour le titre. Préférez Iliad.
Danone [BN] 53,76€ -27,3% 15,6 Achetez. Des indicateurs de croissance décevants. Mais les dirigeants visent une amélioration de la rentabilité.
Total [FP] 35,30€ -28,3% 15,3 Achetez. Chahuté en 2020, Total a malgré tout confirmé sa solidité. Sa stratégie dans le renouvelable est pertinente.
Airbus [AIR] 89,78€ -31,2% 28,1 Vendez. L’avionneur a été touché de plein fouet par la crise sanitaire. Visibilité limitée malgré l’espoir de vaccins.
Société Générale [GLE] 17,02€ -45,1% 11,5 Achetez. Convalescente, la banque a rebondi sur les trois derniers mois. La volonté d’agir est désormais réelle.
Unibail-RW [URW] 64,58€ -54,1% 7,6 Vendez. Une année de craintes et de fureur boursière. On profitera du rebond de fin d’année (+113%) pour s’alléger.

(1) Ratio cours de Bourse sur bénéfice net par action attendu en 2021. Source : Factset.