CAC40 : figé vers 5.670 malgré un nouveau record du Dow Jones – Foot 2020

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(CercleFinance.com) – Le CAC40 qui grappille +0,1% semble bien parti pour aligner une 8ème séance de hausse sur une série de 9, mais l’impression qui domine depuis 4 séances, c’est que l’indice subit une immobilisation sous ‘camisole algorithmique’.

Le CAC40 reste enfermé depuis une semaine au sein d’un corridor 5.670/ 5.750… l’indice oscillant de part et d’autre des 5.668, à + ou -0,1% près.

Paris sous-performe aujourd’hui l’Euro-Stoxx50 qui progresse de +0,5% (à 3.668) dans le sillage de Francfort (+0,7% avec re-test des 14.050 pour le DAX30).

A Wall Street, le Dow Jones poursuit sa course aux records, le Dow Jones (+0,2%) inscrivant un nouveau zénith à 31.540Pts, et ce n’est pas terminé puisque le S&P500 gagne +0,2% et atteint 3.925 (ce pourrait être sa meilleure clôture de l’histoire).

Le Nasdaq s’inscrit également en hausse car le secteur des valeurs cannabis flambe avec une offensive des ‘Robinhood traders’ contre les vendeurs à découvert sur ces titres largement surcotés.

Mais les ‘short sellers’ qui ont les ‘fondamentaux’ de leur côté risquent bien de se ‘faire détruire’ sur des titres ayant déjà pris 100% en une semaine et plus de 1.000% en 3 mois, comme Tilray (passé de 6,7 à 67$).

Les investisseurs – qui gardent les yeux tournés sur les résultats d’entreprises et les indicateurs économiques – semblent en particulier s’interroger sur les niveaux de valorisation élevés, notamment du côté des valeurs ‘de croissance’ (growth) et technologiques.

Pour certains observateurs, les marchés boursiers montrent déjà une certaine fébrilité et les risques de correction qui se profilent exigent une ‘plus grande vigilance’.

‘Le nombre élevé de cas de Covid-19 en Europe et le durcissement des mesures de lockdown en lien avec les nouvelles mutations du virus (état d’urgence et confinement prolongé jusqu’au 7 mars en Allemagne) pourraient doucher les espoirs de reprise des investisseurs’, avertissent ainsi les équipes de Generali Investments.

‘Une hausse de l’inflation aux États-Unis pourrait également jeter le doute sur l’impact de la politique des banques centrales sur la courbe des taux et le niveau de valorisation des marchés’, ajoute le gestionnaire d’actifs.

D’après IG, de récentes déclarations de membres des banques centrales peuvent laisser penser que des discussions sur un début d’inflexion des politiques monétaires pourraient intervenir ‘plus rapidement que certains investisseurs le pensent’.

Les dernières interventions de Jerome Powell, le président de la Fed, ont d’ailleurs été moins dominées par les risques baissiers de court terme que par le potentiel de bonnes surprises au cours de la seconde moitié de l’année.

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont découvert des demandes d’allocations de chômage: elles se seraient contractées la semaine dernière de 19.000 aux Etats-Unis, selon le Département du Travail, à 793.000 contre 812.000 (chiffre révisé de près de +30.000) la semaine précédente.

La moyenne mobile sur quatre semaines s’établit à 823 000, en baisse de 33 500 d’une semaine à l’autre.

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a diminué de 145 000 la semaine précédente, à 4 545 000.

Enfin, la Commission européenne revoit à la baisse la croissance de la zone euro en 2021 de +4,2% à 3,8% tant en 2021… mais elle rehausse en revanche celle de 2022, de 3% à 3,8%, avec un grand degré d’incertitude quand à la réalisation de ce scénario.

Le Dollar s’effrite de nouveau et recule de 0,1% vers 1,2145/

Côté entreprises, Legrand (-3,5%) publie un résultat net part du groupe en baisse de 18,4% à 681,2 millions d’euros pour 2020. Le conseil d’administration proposera le versement d’un dividende de 1,42 euro par action en 2020 (comparé à 1,34 euro au titre de 2019), soit un taux de distribution qui s’établirait alors à 56%.

De son côté, Pernod Ricard (-0,9%) a dévoilé un résultat net part du groupe en décroissance de 6% à 966 millions d’euros au titre de son premier semestre 2020-21, malgré un taux de marge opérationnelle courante en amélioration de 51 points de base en croissance interne

ArcelorMittal inverse la valeur de +1% vers -1,6% après la publication par le géant de la sidérurgie, d’une perte par action réduite à 0,64 dollar au titre de 2020, contre 2,42 dollars l’année précédente, alors que les analystes n’espéraient qu’une réduction moins importante.

Pour sa part, Schneider Electric (+2%) a présenté ce matin des résultats annuels supérieurs aux attentes. Le spécialiste des équipements électriques a ainsi dégagé l’an dernier un résultat net de 2,1 milliards d’euros, à comparer avec un bénéfice de l’ordre de 2,4 milliards d’euros en 2019.

Crédit Agricole SA (+4,3%) publie au titre de l’ensemble de l’année 2020, un BPA sous-jacent en baisse de 13,4% à 1,20 euro, avec un coût du risque un peu plus que doublé par rapport à 2019, atteignant 2,61 milliards d’euros.

Enfin, le titre Danone gagne près de 2,3% jeudi en début de matinée après la publication par le fonds Artisan Partners d’un courrier exigeant un certain nombre de changements au niveau de sa gouvernance d’entreprise.

Dans une lettre adressée au conseil d’administration du groupe agroalimentaire, Artisan demande notamment la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général et la nomination de davantage d’administrateurs indépendants.