CAC40 : quasi stable après une vague de résultats – Championnat d’Europe 2020

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(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris débute la séance sans grand changement jeudi matin après le repli des places asiatiques et de Wall Street, alors qu’un certain calme semble revenir sur le compartiment obligataire. L’indice CAC 40 baisse d’environ 0,1% à 5760 points.

Les marchés d’actions européens avaient tous fini dans le rouge mercredi, sous le coup de la brusque remontée des rendements obligataires aux Etats-Unis.

Ce matin, les investisseurs restent attentifs à l’évolution du rendement des Treasuries à 10 ans, qui a interrompu son redressement autour de la résistance des 1,3%.

Le mouvement de vente sur les obligations souveraines de maturité longue s’explique par la perspective de la mise en place d’un gigantesque plan de relance aux Etats-Unis, susceptible d’amener l’économie en situation de surchauffe et de générer de l’inflation.

Le marché obligataire est considéré comme l’un des segments les plus vulnérables des places financières du fait de rendements extrêmement bas et du sentiment qu’ils ne peuvent repartir que dans un seul sens: la hausse.

‘Selon nous, tant que la hausse est progressive, les marchés actions peuvent continuer à bien se comporter’, expliquent les équipes de Natixis Investment Managers.

‘Toutefois, des mouvements indisciplinés pourraient affecter le sentiment des investisseurs’, prévient le gestionnaire d’actifs.

Dans ce contexte, les investisseurs ont accordé un intérêt tout particulier à la parution, hier soir, du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed.

Sans surprise, ces ‘minutes’ ont confirmé que la Réserve fédérale américaine prévoyait de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante pendant encore très longtemps.

Pour bon nombre d’observateurs, la banque centrale ne devrait pas commencer à réduire ses rachats d’actifs (‘tapering’) avant le début de l’exercice 2022.

En zone euro, les chiffres sur la confiance du consommateur sont attendus en fin de matinée. Aux Etats-Unis, les investisseurs prendront connaissance des permis de construire et des mises en chantier, qui ont bien résisté jusqu’ici.

Côté matières premières, le pétrole reste orienté à la hausse (+0,7% à 61,6 dollars), profitant toujours de la rotation qui s’opère en faveur des valeurs cycliques.

A Paris, Air France-KLM publie une perte nette de -7,1 milliards d’euros et une perte d’exploitation de -4,5 milliards pour l’année écoulée, à comparer à des profits de respectivement 290 millions et 1,1 milliard en 2019.

Airbus Group annonce une perte nette de -1,13 milliard d’euros au titre de l’année écoulée, contre -1,36 milliard en 2019, et un EBIT ajusté -indicateur clé captant la marge opérationnelle sous-jacente- de 1,71 milliard, à comparer à 6,95 milliards.

EDF a présenté également ce matin ses résultats financiers au titre de l’année 2020. Le fournisseur d’électricité dévoile un résultat net part du groupe de 700 ME, en recul de 87,4 % par rapport à l’exercice précédent.

Orange publie un résultat net en hausse de 56,9% à 5,05 milliards d’euros pour 2020, gonflé par un produit d’impôt lié à une décision du Conseil d’Etat au sujet d’un ancien contentieux fiscal, mais un EBITDAaL en baisse de 1,4% à 12,68 milliards (-1% en comparable).

Carrefour dévoile également un résultat net ajusté part du groupe de 1,01 milliard d’euros au titre de 2020, en hausse de 17,9%, et une marge opérationnelle courante améliorée de 0,2 point à 3,1%, pour un chiffre d’affaires de 78,61 milliards, en croissance de 7,8% en comparable.

Enfin, Bouygues a enregistré un résultat net part du Groupe de 696 millions d’euros en 2020, contre 1 184 millions d’euros en 2019.