Ces tarifs bancaires qui ont encore augmenté en 2021 – Championnat d’Europe de Football 2020

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Après deux années de relative accalmie, les tarifs facturés par les banques à leurs clients repartent de l’avant. Dans son Observatoire des tarifs bancaires diffusé ce mercredi 17 février, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) note plusieurs augmentations de prix pour ces services. L’organisme, chargé d’étudier les relations entre établissements financiers et leurs clients, cite 8 tarifs en hausse entre le 31 décembre 2020 et le 5 janvier 2021, parmi lesquels la fourniture d’une carte de débit, le retrait d’espèces à un distributeur automatique dans une autre banque que la sienne ou encore les frais de tenue de compte. S’il serait exagéré de parler d’une explosion des prix en question, l’analyse du CCSF évoquant des “hausses modérées”, force est de constater que la majorité des services proposés par les banques sont en hausse, l’étude portant sur les 14 principaux produits et services bancaires figurant dans le document d’information tarifaire (DIT) mis à jour à chaque début d’année par les banques.

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Les cartes bancaires coûtent plus cher

Plus forte augmentation observée par le CCSF, la fourniture d’une carte de paiement à autorisation systématique, à l’instar des fameuses Visa Electron ou Maestro Mastercard. Son coût moyen passe ainsi de 29,31 euros à 30,23 euros, soit une hausse de 0,92 euro (+3,14%). Une évolution à nuancer selon l’organisme qui mentionne le “lancement par 26 établissements d’une nouvelle génération de carte à autorisation systématique, la carte à contrôle de solde quasi-systématique, qui offre davantage de possibilités et la rend désormais utilisable dans différents automates (péages, pompe à essence etc.)”. Ces nouvelles offres étant accompagnées d’un relèvement de la cotisation annuelle, la hausse sur des services comparables se limite à 0,28%. A noter toutefois que parmi les 109 établissements scrutés par le CCSF (101 banques de réseau et 8 banques en lignes), les tarifs peuvent être multipliés par 3,5 et passer de 16 euros à 55 euros, tandis que 8 banques (dont 1 seule de détail) pratiquent la gratuité du service.

Les cartes bancaires d’entrée de gamme ne sont pas les seules concernées par les hausses de prix. C’est également le cas des cartes de paiement internationales à débit immédiat, dont le coût moyen se relève de 0,40 euro (+0,99%) pour passer de 41,15 à 41,55 euros. Sur ce produit, si 60 établissements n’ont pas fait varier leurs tarifs, 47 ont pratiqué des relèvements compris entre 1% et 4,88% qui se traduisent par un surcoût allant de 0,40 à 1,50 euro.

Toujours du côté des cartes de paiement internationales, mais à débit différé cette fois, la hausse enregistrée est moindre, puisque limitée à 0,23 euro (+0,56%). Seuls 25 établissements bancaires ont appuyé sur ces prix en début d’année 2021. Le coût moyen atteint ainsi 41,80 euros et varie entre 39,50 et 56 euros.

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Les frais de tenue de compte montent inexorablement

Autre évolution à signaler, celle des frais de tenue de compte qui passent en moyenne de 20,74 euros au 31 décembre 2020 à 21,06 euros le 5 janvier 2021. Une hausse, certes cantonnée à 1,53% et 0,32 euro, mais qui doit être appréciée en intégrant celle subie par les clients de banques en 2020, de 3,96 %, soit un surcoût de 0,79 euro. A noter ici encore que les politiques tarifaires sont bien différentes selon les acteurs : 12 d’entre eux (dont 6 banques en ligne) pratiquent la gratuité, quand l’établissement payant le moins cher facture ce service 10,65 euros par an, contre 71,80 euros pour les deux plus gourmands.

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Moins de retraits gratuits hors de sa banque

Parmi les autres services en augmentation, mais moins marquée toutefois, citons encore les virements occasionnels externes réalisés en agence (+1,25%), qui passent en moyenne de 4,31 à 4,36 euros. Pour cet acte du quotidien, le tarif minimum facturé se fixe à 3,30 euros quand le maximum atteint 8 euros. Si la hausse peut sembler mineure en 2021, elle est bien plus impressionnante sur le long terme puisque le prix moyen a grimpé de plus de 25% depuis le 31 décembre 2009. Autre service à augmenter, le 1er retrait payant d’espèces au distributeur d’une autre banque que la sienne, appelé “retrait déplacé”, qui grapille 1,01% pour se fixer à 1,00 euro. Mais ce n’est pas tant le coût du service que l’évolution de la pratique des banques qui peut laisser perplexe : “Entre le 31 décembre 2009 et le 5 janvier 2021, le nombre de retraits déplacés gratuits par mois est passé de 4,24 à 3,36”, constate le CCSF.

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Deux autres services grand public subissent enfin une hausse. La cotisation à une offre d’assurance perte ou vol des moyens de paiement croît de 0,29%, soit de 7 centimes, pour atteindre 24,69 euros. De son côté, l’abonnement à des produits offrant des alertes sur la situation du compte par SMS flambe de 12% (+0,03 euro), le coût moyen unitaire de cette prestation passant de 0,25 à 0,28 euro par SMS. “Cette hausse s’explique essentiellement par l’abandon de ce modèle de facturation par 12 établissements pratiquant un tarif inférieur à la moyenne et appartenant au même groupe mutualiste au profit d’une facturation forfaitaire. Auparavant, ces établissements facturaient chaque alerte au prix de 0,20 euro”, détaille le CCSF.

Des frais de découvert en nette hausse en 2020

A rebours de ces services, deux tarifs s’affichent en baisse en 2021 : l’abonnement à des services de banques à distance (-0,01 euro) et les alertes sur la situation du compte par SMS lorsque leur coût est fixé de manière forfaitaire (-0,35 euro).

Les commissions d’intervention sont présentées comme stables cette année, à 7,47 euros. Un moindre mal pour les usagers des banques après une année paradoxalement très mauvaise pour leurs comptes. C’est ce qui ressort en effet de l’étude* publiée ce mercredi 17 février par l’application de gestion de budget Bankin, qui pointe une envolée des frais bancaires payés par les Français en 2020. Sur une année, le total des agios, commissions d’intervention, frais de rejet et de service, cotisation de cartes bancaires, assurance sur les moyens de paiement ou encore frais de tenue de compte a grimpé de 3,6% pour passer de 166 à 172 euros. Et ce, alors même que “les Français ont moins dépensé en 2020 qu’en 2019 du fait des deux confinements ainsi que de la crise sanitaire et économique engendrée par la Covid-19. 9. De plus, les déplacements à l’étranger, qui entraînent souvent des frais bancaires supplémentaires, ont été bien moins nombreux en 2020”, avance Bankin. La flambée des frais bancaires proviendrait selon cette dernière de “l’augmentation des frais d’incident (essentiellement liés au découvert) sur l’année 2020”. Selon le comparateur Panorabanques, 51% des Français sont à découvert au moins une fois par an, pour un coût qui s’élève à 66 euros en moyenne par client.

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*Etude réalisée sur 470.000 utilisateurs Bankin’ et plus de 640.000 comptes bancaires dans 84 banques