Coronavirus : l’Italie porte à 100 milliards d’euros sa réponse économique à la crise – Euro 2020

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Malgré la reprise de la hausse du nombre de contagions, ce ne sont pas les effets sanitaires mais économiques du Covid-19 qui inquiètent le gouvernement italien. Vendredi, un nouveau décret a été ajouté à la longue liste de ceux devant déjà atténuer les effets de la récession qui s’abat sur la péninsule. Le « décret d’août », comme il a été baptisé, égrène plus d’une centaine d’articles représentant des mesures d’un montant total de 25 milliards d’euros. Depuis le début de la pandémie, l’Italie, le pays européen le plus touché, aura ainsi débloqué 100 milliards pour soutenir son économie.

Avec ce nouveau décret, « nous protégeons l’emploi, nous soutenons les travailleurs, nous allégeons les échéances fiscales, nous aidons les régions, les collectivités locales et le Sud. Nous continuons à soutenir les citoyens, les entreprises et les travailleurs », a estimé le Premier ministre, Giuseppe Conte, en présentant les mesures. Celles-ci prévoient ainsi l’étalement sur deux ans du paiement des impôts qui avaient été suspendus en mars, avril et mai en raison de la pandémie.

Toujours au chapitre de la fiscalité, les entreprises ayant des activités dans le Mezzogiorno bénéficieront d’une déduction de 30 % des cotisations sociales du 1er octobre au 31 décembre 2020. « Nous connaissons le déficit d’infrastructures dans le Sud, qui est moins compétitif, et nous voulons que ce fossé soit comblé. Nous ne divisons pas l’Italie en deux et nous offrons une aide pour la reprise aux zones plus désavantagées pour la relance de l’Italie tout entière », a ainsi commenté Giuseppe Conte.

Mesures de soutien

Pour l’ensemble du pays, le moratoire sur les prêts bancaires est prolongé du 30 septembre 2020 au 31 janvier 2021 et la prise en charge du dispositif de chômage partiel par l’Etat est maintenue, ce qui représente un effort financier de 12 milliards d’euros. Quelque 600 millions seront consacrés aux commerces et restaurants qui achètent des produits « Made in Italy » et une enveloppe de 400 millions d’euros sera destinée aux activités commerciales des cités d’art qui ont le plus souffert de l’effondrement du tourisme.

En outre, 500 millions d’euros pour payer les heures supplémentaires du personnel de santé seront mobilisés par le gouvernement, qui prolonge le versement d’un revenu d’urgence d’un montant de 400 à 800 euros en fonction de la composition de la famille. Enfin, le gel des licenciements est prolongé jusqu’à mi-novembre 2020.

Spectre d’un million de chômeurs supplémentaires

Ce « décret d’août » devra conjurer les risques d’un « automne chaud » sur le plan économique et social, en attendant la mise en oeuvre du plan européen de relance. L’Italie en sera la principale bénéficiaire. Elle connaîtra la pire récession de la zone euro avec un recul de près de 12 % de son PIB cette année.

L’OCDE a déjà estimé que 500.000 emplois précaires et CDD ont été perdus suite à la pandémie. Sans ces nouvelles mesures de soutien à l’emploi, les syndicats craignent une hausse de 1 million de chômeurs. Le patronat préférerait l’élaboration d’un véritable plan de relance économique. Il devrait être élaboré d’ici à la rentrée avec précision pour pouvoir bénéficier des ressources d’environ 200 milliards d’euros promises à Rome par la Commission européenne.