Cryptomonnaies: la zone euro veut des règles draconiennes – Economie – Foot 2020

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Les ténors de la zone euro montent au front. Paris, Berlin, Rome, Madrid et La Haye exigent des règles intransigeantes sur le déploiement de cryptomonnaies en Europe, relate BFM TV. « Nous attendons que la Commission européenne édicte des règles très strictes et très claires pour éviter l’utilisation abusive des cryptomonnaies à des fins d’activités terroristes ou de blanchiment d’argent », indique le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

« Nous n’accepterons pas le déploiement de la Libra (…) dans les conditions actuelles », a-t-il ajouté en évoquant la cryptomonnaie de Facebook, à la suite d’une déclaration commune avec ses homologues européens qui représentent les plus importantes économies de la zone euro.

Une proposition de réglementation de l’exécutif européen doit émerger au cours du troisième trimestre 2020. Il faut un « ensemble de règles très claires » pour garantir « que la stabilité des marchés financiers n’est pas compromise », a précisé le ministre de l’Economie allemand Olaf Scholz. Si cette stabilité était menacée, les cryptomonnaies devraient être « interdites », selon lui.

Projet bâclé. « La question, c’est de savoir qui a le droit d’émettre de la monnaie. Est-ce l’Etat, la banque centrale ou n’importe qui ? Nous, nous disons, ce sont les Etats et les banques centrales », indique Bruno Le Maire.

Pour les ministres de ces cinq capitales, les futures cryptomonnaies devront être liées à l’euro ou à une autre monnaie européenne et devraient être associées à une banque agréée par l’UE. En somme, les Etats sont en train de jalonner la réglementation future pour Facebook, qui a provoqué une levée de bouclier avec sa proposition de créer sa cryptomonnaie, le Libra, organisée sous la forme d’un consortium.

Les Etats craignent de se faire déposséder d’un pouvoir régalien, le fait de battre sa monnaie et de contrôler les flux monétaires. Un enjeu économique et politique fort, alors que les GAFAM gagnent en puissance, comme le démontre le projet de Facebook. Pour autant, bâclé, trop dérangeant, ce dernier bat de l’aile, perdant peu à peu ces principaux partenaires sous l’afflux des pressions politiques.