EN DIRECT – Plan de relance: pour l’opposition, c’est trop tard – Foot 2020

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250 millions d’euros pour Pôle Emploi

Le plan de relance annoncé jeudi par le Premier ministre comprend une enveloppe de 250 millions d’euros consacrés “au renfort” de Pôle emploi, notamment au recrutement d’effectifs pour faire face à l’augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise, a précisé le ministère du Travail. Dimanche, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, avait annoncé 2.800 recrutements à Pôle emploi d’ici la fin de l’année, 1.300 pour accompagner les jeunes, et 1.500 pour faire face à l’augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise sociale provoquée par l’épidémie de Covid-19. L’enveloppe de 250 millions financera notamment le recrutement de ces 1.500 conseillers. Le recrutement des 1.300 conseillers pour accompagner les jeunes entre dans le cadre d’une autre enveloppe financière, celle du plan jeunes annoncé en juillet, a précisé le ministère du Travail.

5% d’effectifs supplémentaires

Ces embauches de 1.500 conseillers interviendront “dès septembre et octobre”, a indiqué le ministère, soulignant que “ces renforts seront poursuivis si la demande d’emploi continue à augmenter”. Ces 2.800 recrutements (en équivalent temps plein) se feront soit en CDI, soit en CDD, avait précisé la ministre dimanche. Cela représente environ 5% d’effectifs supplémentaires pour Pôle emploi qui compte 54.500 postes. Les modalités de ces recrutements, et leur déclinaison par région, doivent être présentées ce jeudi aux syndicats lors d’un comité central d’entreprise. Selon David Vallaperta, élu CFDT, il s’agit de 500 CDI et de 2.300 CDD de 18 mois. Sur ces 2.800 recrutements, 2.150 doivent être lancés dès septembre, a-t-il ajouté. Il faut compter ensuite deux mois de formation interne, théorique et en agence, pour une personne recrutée, a-t-il expliqué. “Ces recrutements sont une bonne nouvelle, car on s’attend à une forte hausse des inscriptions dans les mois qui viennent et on redoute une crise longue”, a jugé M. Vallaperta. La poursuite de recrutements supplémentaires sera décidée au premier trimestre 2021 en fonction de l’évolution des chiffres du chômage, a-t-il indiqué.

Comment faire de l’épargne un enjeu utile à l’économie dans le plan de relance?

Jean-François Filliatre, directeur éditorial de Marchesgagnants.com, s’est penché sur le plan de relance du gouvernement et les enjeux utiles que pourraient représenter l’épargne pour notre économie, dans l’émission BFM Patrimoine.

Plan de relance: quid du numérique

Dans le plan qui sera présenté à 13h, le gouvernement entend faire du numérique un axe fort du gouvrnement.

Trois objectifs ont été annoncés:

-la fibre optique pour tous

-l’emploi dans la filière

-la transformation numérique des entreprises

“Un signal fort”, pour la fédération des partenaires des territoires connectés ou à connecter, InfraNum.

“L’enjeu du numérique semble avoir été correctement pris en compte. Un signal fort pour le secteur, même s’il ouvre de facto, de nouveaux sujets significatifs”.

Relance: l’opposition sévère

Les oppositions ont dénoncé jeudi les insuffisances du plan de relance du gouvernement, à l’instar du premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a critiqué un “plan du sapeur Camember” qui “vient bien tard”.
“C’est le plan du sapeur Camember, ce personnage de bande dessinée au 19ème siècle”, qui creusait à chaque fois un trou pour remplir le précédent, “et c’est ce qui se passe aujourd’hui”, a déploré le député de Seine-et-Marne sur franceinfo. “Vous avez un plan dont on nous dit qu’il est censé préparer l’avenir et (…) dans le même temps on fait aussi en sorte d’aider les entreprises carbonées, qu’il n’y ait pas de conditions fixées à la baisse de la fiscalité pour les entreprises”, a-t-il dénoncé. “Sur 100 milliards, consacrer aussi peu à la santé, aussi peu à la rénovation thermique des bâtiments, c’est juste incompréhensible”, a-t-il poursuivi, en estimant aussi que le plan “vient bien tard”, car le gouvernement “a attendu un trimestre”.

“On aurait du le faire avant l’été”

A droite, le patron de LR Christian Jacob a également jugé que “le plan de relance du gouvernement arrive tard”. “On aurait dû le faire avant l’été pour permettre aux entreprises d’anticiper davantage”, a-t-il estimé sur Twitter.
“Il devrait y avoir un plan un peu jumeau de financement de tout ça : comment le pays va payer ? Est-ce que la relance n’est pas une bombe à retardement sur le plan économique, social, parce qu’on s’endette comme des fous”, s’est inquiété sur Sud Radio le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Eric Woerth (LR). “Castex espère 160.000 emplois avec le plan de relance. Si c’est le même espoir que le million d’emplois promis pour le CICE, aïe… Pendant ce temps-là, la semaine de 4 jours pourrait créer 500.000 emplois au Royaume-Uni. Pour bien moins cher”, a jugé dans un tweet le numéro un d‘EELV Julien Bayou. “La planification, la relance à 100 milliards… et demain la 6e République ?! Si seulement Macron pouvait reprendre les idées de la France insoumise pour autre chose que des effets d’annonce…”, a ironisé le député LFI Adrien Quatennens.

“Trop tard” pour Christian Jacob

“Le Plan de Relance du gouvernement arrive tard. On aurait dû le faire avant l’été pour permettre aux entreprises d’anticiper davantage”, explique le patron des Républicains.

Olivier Faure (Parti socialiste): 100 milliards bienvenus

“Quand il y a le feu, on ne regarde pas la facture de l’eau. Les 100 milliards sont bienvenus”, estime le premier secrétaire du Parti socialiste sur France Info.

Il juge cependant que ce plan “manque de contreparties”.

“Le gouvernement choisit de faire un cadeau aux entreprises sur les impôts de production, cette baisse est pérenne. Les aides pour la transition écologique, elles, sont ponctuelles”,ajoute-t-il.

Rénovation énergétique des bâtiments: le secteur satisfait

Pour Edouard Barthès, président du syndicat et observatoire de la rénovation énergétique Symbiote “Ces annonces ont évidemment un impact sur le secteur. Dans l’ensemble, les commandes pleuvent et les particuliers se pressent afin de pouvoir bénéficier des aides avant qu’elles ne disparaissent”.

“En plus d’aider tous les ménages et d’atteindre les objectifs de rénovation du parc immobilier français, cela donne de la visibilité à notre secteur et nous permet de nous inscrire dans la durée, et de créer des emplois non délocalisables”.

Relance: faut-il faire contribuer les gagnants de la crise?

Dans une tribune, Thomas Guénolé, politologue et essayiste dénonce “Un écueil grave du plan gouvernemental: le refus de faire contribuer les gagnants de la crise à la relance.”

Philippe Dessertine: ce sont les datas qu’il faut relocaliser

Dans les Experts, Philippe Dessertine, professeur à l’IAE Paris-Sorbonne explique que le problème stratégique”n’est pas de “relocaliser la production de masques mais c’est comment on va être demain maître de nos datas, comment on va être demain dans le cloud (…) on a un énorme problème européen”.

Jean-Hervé Lorenzi salue la renaissance du Commissariat au Plan

Pour le président du Cercle des économistes, “qu’il y ait un lieu où puissent discuter les différentes parties prenantes, les patrons, les syndicats, les associations, ça me paraît une excellente idée.”

“Mais j’aurais choisi un autre terme, le plan donne le sentiment qu’on va fixer des objectifs ce qui n’est pas très réaliste”, compte tenu des incertitudes.

Augustin Landier, professeur à HEC: “la question des dettes des PME n’est pas posée”

Sur BFM Business, Augustin Landier regrette que “le sujet de la restructuration des dettes des PME n’est pas vraiment posée, ni par ce plan ni de manière générale dans le discours public”.

“Repousser à horizon 20 ans la dette d’un petit commerce, c’est pas possible. D’ici 5 ans, il faut que beaucoup d’entreprises obtiennent une réduction du niveau actuel de leurs dettes”.

L’enjeu: inciter les gens à consommer

Sur BFM Business, Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes souligne qu’il faut remobiliser l’épargne des ménages français qui atteindra le record de 100 milliards d’euros en fin d’année.

“C’est très compliqué”, concède-t-il. Et “c’est un sujet qui n’est pas évoqué”.

1,5 milliard d’euros pour l’Outre-mer dans le plan de relance

Mesures sociales, rénovation des réseaux d’eau et des bâtiments publics, transformation agricole sont les grands volets destinés à l’Outre-mer dans le plan de relance, soit 1,5 milliard d’euros. Environ 600 millions sont ciblés pour des mesures sociales (soutien à l’emploi et à la formation, augmentation du nombre de “Parcours emploi compétence”, des contrats aidés). Le deuxième axe concerne la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement : 50 millions y sont affectés. 50 millions d’euros sont aussi ciblés sur la mise aux normes des bâtiments publics (établissements scolaires, hôpitaux).

Le 4e axe concerne la transformation de l’agriculture, avec 80 millions destinés à la diversification des cultures, la modernisation des abattoirs, avec pour objectif d’atteindre d’ici 2030 la souveraineté alimentaire des Outre-mer. 50 millions sont aussi prévus pour soutenir le développement local.

“Notre problème majeur, c’est la question du changement de notre modèle économique”

Dans les Experts sur BFM Business, Philippe Dessertine, professeur à l’IAE Paris-Sorbonne, cette question est au coeur de la problématique.

Elle se traduit par la concentration des efforts dans la transition écologique. “Vous avez des investissements qui sont extrêmement intéressants car ils sont immédiatement ds retombées économiques”, souligne l’expert.

Mais pour Philippe Dessertine , “le changement de modèle n’est pas encore défini”.

Augustin Landier, professeur à HEC: “les ordres de grandeur sont bons” mais…

Sur BFM Business, Augustin Landier, professeur à HEC souligne “l’absence du thème de la gouvernance”, c’est à dire la question de la mise en oeuvre.

“Qui est responsable, comment on alloue les projets”, s’interroge-t-il.

Plan de relance: l’emploi des jeunes de plus 25 ans oublié?

Sur BFM Business, Philippe Martin, Président du Conseil d’analyse économique explique qu’il y aurait sans doute fallu mettre plus de moyens sur les aides à l’embauche “au delà de 25 ans” car il y a “un risque d’effet de seuil”.

Plan de relance: des “enjeux politiques élevés” pour Bloomberg

Pour le média économique américain Bloomberg, ce plan à des “enjeux politiques élevés” pour Emmanuel Macron, avec l’élection présidentielle de 2022 et alors que “L’économie française a été parmi les plus touchées en Europe par le confinement, et que le rebond initial semble s’atténuer” écrit le journal.

“C’est un savant mélange de relance à court terme de la demande via la protection de l’emploi et d’offre à plus long terme via l’investissement”, expique au media américain Ludovic Subran, économiste en chef d’Allianz. “Mais c’est très français dans la façon dont il vise à tout résoudre en un seul plan”.

François Bayrou vante les mérites de Galileo, le système GPS européen

“La décision le plus exemplaire qui a été prise à mes yeux par l’Union européenne c’est Galileo…

… On a tous des GPS dans nos voitures qui situent votre position par rapport à des satellites. Jusqu’à il y a quelque deux ans, ces GPS étaient tous américains. Il suffisait qu’une décision extérieure à nous coupe le signal et nous n’avions plus de quoi diriger nos chars d’assaut, nos voitures, nos avions. On a construit l’équivalent du GPS américain dans un système européen qui nous rend indépendants, qui s’appelle Galileo” a insisté François Bayrou, sur les antennes de BFMTV et RMC.

Philippe Martinez (CGT) regrette l’absence de contreparties liées à l’emploi

“Toutes ces aides – ça fait beaucoup de milliards – ne sont pas associées à des contreparties, on donne des sous et on verra ce qui se passe”, dénonce Philippe Martinez, numéro un de la CGT interrogé sur France 2, en regrettant l’absence d’annonces pour les salariés de “la deuxième ligne, je pense aux caissières, aux salariés des commerces, aux aides à domicile, agents de sécurité”.

L’aide de 4000 euros pour toute embauche par les entreprises d’un jeune de moins de 26 ans n’est “pas conditionnée à une embauche en CDI”, cite-t-il en exemple.

“Il faut de l’argent, mais cet argent doit être conditionné à l’emploi, aux conditions de travail, à la relance des salaires”, juge le leader syndical.

Pour François Bayrou, les choix du plan de relance “vont dans le bon sens”

“Le Premier ministre a présenté le plan de relance ce matin. Les choix qui ont été faits sont les bons. Les équilibres qu’il contient consistent à éviter l’effondrement des entreprises et à mettre le cap sur l’environnement” souligne François Bayrou, sur BFMTV et RMC.

La bourse de Paris bien orientée

A quelques heures de la présentation du plan de relance à 100 milliards, la place parisienne confirme son optimisme.

La Bourse de Paris est attendue en hausse au lendemain d’un fort rebond, portée par les excellentes performances de Wall Street et les signes de la reprise économique dans le monde. Le contrat à terme de l’indice CAC 40 gagnait 0,55% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance.

Mercredi, il a engrangé 1,90% à 5.031,74 points, profitant de la tendance des marchés américains et de la baisse de l’euro face au dollar.

Plan de relance: “panser les plaies” mais aussi préparer l’avenir

“Ce plan ne se contente pas de panser les plaies de la crise. Il prépare l’avenir”, a affirmé le Premier ministre Jean Castex dans un entretien au Figaro, en défendant un plan “à la hauteur de la situation exceptionnelle que nous traversons”.

François Bayrou : le plan de relance est un plan d’indépendance

Invité sur BFMTV/RMC, François Bayrou a déclaré : “c’est un plan d’indépendance qui se prépare. Il y a des productions qui sont vitales pour le pays. L’intérêt général doit primer sur l’intérêt privé pour éviter les effondrements de certaines productions qu’on a pu constater durant la pandémie”

Jean Castex ne se dit pas favorable à une baisse de la TVA pour les coiffeurs

“Non”, a répondu le Premier ministre, à la question d’Yves Calvi sur RTL: “Etes-vous favorable à une baisse de la TVA pour les coiffeurs?“. Cette demande avait été faite cette semaine par la profession face à la crise.

Comment interpréter le plan de relance?

Sur BFM Business, Emmanuel Lechypre analyse les grandes lignes du plan de relance qui sera annoncé à 13h.

Serge Weinberg (Sanofi): les impôts de production baisseront encore de 10 milliards en 2022

Le président du Conseil d’administration de Sanofi salue la mesure de baisse des impôts de production du plan de relance qui permettront de restaurer la compétitivité des entreprises françaises.

Outre les 10 milliards d’euros de baisse pour 2021, “j’ai compris qu’il y avait une prolongation en 2022, c’est à dire une nouvelle étape”, explique-t-il dans Good Morning Business.

Le Premier ministre veut favoriser les circuits courts d’approvisionnement alimentaire

Jean Castex veut “booster”, via le plan de relance, le dispositif des programmes alimentaires territoriaux (PAT) en France pour aider les producteurs locaux et agriculteurs.

“Ce sujet fait partie des projets prioritaires de la politique gouvernementale: favoriser les circuits courts. Nous allons développer des outils qui s’appellent des programmes alimentaires territoriaux. Il y en a déjà quelques-uns, j’en avais un dans ma commune […], explique Jean Castex. Nous allons favoriser par des incitations financières les collectivités locales, mais aussi les Ehpad, les établissements scolaires à s’approvisionner dans leur environnement immédiat”.

Serge Weinberg (Sanofi): “un plan très équilibré”

Sur BFM Business, Serge Weinberg président du Conseil d’administration de Sanofi souligne que le plan est à la fois “défensif et offensif”.

“L’ensemble des actions est très équilibré”, ajoute le responsable. “Les moyens sont très conséquents”.

Croissance: des prévisions bientôt revues

Jean Castex explique sur RTL que le gouvernement actualiserait ses prévisions de croissance dans les semaines à venir.

Le gouvernement prévoit pour l’instant une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année mais le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a estimé la semaine dernière que cette chute pourrait être un peu moins marquée grâce à l’amélioration des derniers mois.

La réforme des retraites aura lieu

“La priorité c’et l’emploi mais il n’est pas question de mettre la poussière sous le tapis au sujet des retraites”, souligne Jean Castex.

160.000 créations d’emplois visées

Grâce au plan de relance, le gouvernement a pour objectif la création de 160.000 emplois en 2021, a annoncé le Premier ministre.

Eviter un effondrement de l’économie

“Ce plan de relance vise à faire en sorte que notre économie ne s’effondre pas, que le chômage n’explose pas”, a dit le chef du gouvernement sur RTL. “Et on va y arriver, tous ensemble.”

Rénovation énergétique: “tout le monde sera concerné”

Plusieurs milliards d’euros: “c’est inédit”, lance Jean Castex sur RTL.

“L’absence d’isolation des logements coûte très cher”, souligne le premier ministre.

Rappelons que le plan de relance prévoit 30 milliards d’euros pour l’écologie dont 7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments

Hydrogène: “on va massivement investir”

“On a déjà l’hydrogène comme source d’énergie de l’industrie chimique. Mais l’hydrogène n’est pas complètement propre, l’idée est de faire de l’hydrogène vert, d’abord à destination de l’industrie, a précisé le Premier ministre. On va massivement investir dans l’hydrogène, en partenariat avec les régions, pour avoir des transports plus propres”.

Jean Castex précise néanmoins “que les résultats ne sont pas pour tout de suite”.

Le plan de relance prévoit une enveloppe de 2 milliards d’euros pour la production d’hydrogène décarbonné.

Jean Castex: la dépendance de notre économie est “insupportable”

La santé, le numérique, l’électronique, autant de secteurs où la France est dépendante de l’étranger. “Une dépendance insupportable”, assène Jean Castex.

“Localiser des activités du futurs” est un des objectifs majeurs du gouvernement, assure Jean Castex sur RTL.

Jean Castex: “on veut éviter les licenciements”

Sur RTL, le Premier ministre souligne l’objectif numéro un du plan de relance: “éviter des licenciements supplémentaires” en “remplissant les bons de commandes des entreprises”.

Exemple: le secteur du BTP et leurs sous-traitants profitera du plan de transformation énergétique des bâtiments.

Le dispositif de l’activité partielle doit aussi éviter les licenciements. “Certaines entreprises vont licencier alors on va leur dire: ‘formez plutôt que licenciez, mettez vos salariés dans le dispositif activité partielle de longue durée. 84% des salaires net des salariés sera alors pris en charge par le plan de relance”, précise le Premier ministre.

Débat: la Commissariat au plan, une bonne idée?

Jean Castex, le Premier ministre a annoncé début juillet son intention de recréer un Haut-commissariat au plan, en vigueur de 1946 à 2006, pour “rééclairer l’action publique d’une vision de long terme”.

Il sera piloté par François Bayrou.

Bonne idée ou pas? C’est le débat de nos éditorialistes Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel.

A quoi vont servir les 100 milliards du plan de relance

Le plan de relance présenté ce jeudi par le gouvernement comprend trois grandes priorités: la reconquête industrielle, la transition énergétique et le soutien à l’emploi. Revue de détails.

Lisez notre article complet

Jean Castex le 27 août 2020 à Paris
Jean Castex le 27 août 2020 à Paris © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Le déficit public plombé

Comme prévu, le plan de relance à 100 milliards alourdira considérablement le déficit public de 80 milliards d’euros.

Mais 40 milliards seront compensés par des fonds européens.

1,5 milliard d’euros pour l’Outre-mer

“Ce 1,5 milliard, c’est le socle de ce qu’on peut identifier pour les Outre-mer”, précise le ministère des Outre-mer, mais les territoires ultramarins pourront également “émarger à l’ensemble des mesures nationales du plan de relance”. Pas de chiffrage par territoire, mais plusieurs axes identifiés comme prioritaires pour les Départements et régions d’Outre-mer (DROM), pour des résultats qui doivent être “rapidement visibles”. Environ 600 millions sont ciblés pour des mesures sociales (soutien à l’emploi et à la formation, augmentation -non chiffrée pour l’instant- du nombre de “Parcours emploi compétence”, ces contrats aidés dont les Outre-mer sont déjà les plus grands consommateurs). Le deuxième axe concerne la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, particulièrement défaillants aux Antilles, à Mayotte et en Guyane. 50 millions y sont affectés. 50 millions d’euros sont aussi ciblés sur la mise aux normes des bâtiments publics (établissements scolaires, hôpitaux), dans le cadre du “Plan séismes Antilles”, qui sera accéléré. Le 4e axe concerne la transformation de l’agriculture, avec 80 millions destinés à la diversification des cultures, la modernisation des abattoirs, le renouvellement des équipements, avec pour objectif d’atteindre d’ici 2030 la souveraineté alimentaire des Outre-mer. Une enveloppe encore non chiffrée est destinée à l’accélération des infrastructures routières en Outre-mer, et concernera notamment la Guyane et la Nouvelle route du littoral à La Réunion, un chantier gigantesque d’une route en mer devant relier le Nord à l’Ouest quasiment à l’arrêt depuis plusieurs mois. 50 millions sont aussi prévus pour soutenir le développement local (accélération des programmes “Coeur de ville”, par exemple). Les collectivités ultramarines bénéficient également de la garantie des recettes fiscales qui ont fondu avec la crise Covid, pour 200 millions d’euros. Enfin, les Collectivités d’Outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna), compétentes en matière économique, bénéficient elles du volet de rénovation des bâtiments public de l’Etat, (45 millions ciblés pour l’hôpital de Wallis et Futuna), et de l’accompagnement aux collectivités locales, via des prêts de l’Agence française de développement. Le gouvernement a déjà accordé 3,8 Mds d’euros aux Outre-mer, dans le cadre des mesures d’urgence liées à la crise sanitaire.

2 milliards pour la production d’hydrogène

Faire de la France un pays producteur d’hydrogène. C’est l’une des ambitions du plan de relance. Air liquide, Mc Phy, Michelin, Total, Qair, la France compte deja des dizaines d’entreprises de toute tailles, spécialisées dans l’hydrogène.

Seulement cet écosystème est encore trop éclaté. Premier objectif: mettre tout le monde en ordre de bataille et cesser de travailler dans son coin. Ensuite produire de l’hydrogène de manière vertueuse!

Quelle que soit la technique, électrolyse ou reformage de gaz, il faut de l’électricité. Or si cette électricité est produite avec du charbon ou des hydrocarbures.

La solution: le solaire, l’éolien et bien sur le nucléaire! Et tout particulièrement les SMR, Small Modular reactor, des réacteurs nucleaire de poche qui pourraient contribuer à la production d’hydrogene.

Un plan hydrogène qui devrait dans un premier temps avoisiner les 2 millirads d’euros avec une philosophie: produire d’abord, distribuer plus tard…

Relance: déjà 460 milliards d’euros sur la table

460 milliards d’euros, c’est le montant total des aides sur lesquelles s’est déjà engagé l’Etat depuis le début de la pandémie mais tout ne sera pas dépensé. Une grande partie, 300 milliards d’euros, correspond aux PGE, il s’agit là d’un plafond et à ce stade l’Etat ne s’est porté garant que sur 121 milliards d’euros de prêts.

Bien avant le plan de relance, Bercy a aussi volé au secours de secteurs les plus touchés par la crise: 45 milliards d’euros ont ainsi été débloqués en urgence pour soutenir l’aéronautique, l’automobile ou le tourisme.

4 milliards d’euros d’exonération de charges ont aussi été accordés aux PME-TPE à cours de trésorerie. A cela s’ajoute la facture liée aux mesures de chômage partiel qui ont permis de limiter la casse sur l’emploi en plein confinement: 30 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année selon Bercy.

Des sommes colossales donc. Selon nos informations, sur ces 460 milliards d’euros engagés, 60 milliards ont déjà été décaissés.

Quelles seront les grandes lignes du plan de relance?

Le plan de relance historique présenté aujourd’hui par le Premier ministre se divise en trois grandes parties:

-35 milliards d’euros pour la compétitivité avec notamment la baisse des impôts de production et les relocalisations (10 milliards).

-30 milliards d’euros pour l’écologie dont 7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments

-35 milliards d’euros pour la cohésion sociale

Relance en Europe: la France en tête

Les Etats européens dépensent masivement pour soutenir leur économie. La zone euro a ainsi déjà fait deux fois plus que lors de la crise de 2009. Selon les calculs d’UBS, les plans frôlent les 600 milliards d’euros, soit 5% du PIB. Et la France? Elle arrive en tête du podium, suivie par l’Allemagne et l’Italie. Les explications de Delphine Liou:

Le plan de relance de 100 milliards sera-t-il suffisant pour relancer l’économie française?

Ce plan de relance est historique, jamais la France n’a mis autant d’argent sur la table pour relancer son économie. Mais des voix d’économistes s’élèvent: le choc dû au covid est tellement grand, que ce plan de relance ne sera pas suffisant. “Le montant du plan devrait être beaucoup plus élevé”, disait hier Alain Minc, craignant que “le calibrage soit insuffisant”. Notre article sur ces économistes qui demande plus est à lire ici.

A quoi vont servir les 100 milliards d’euros du plan de relance?

Jamais la France n’avait prévu de dépenser autant d’argent public pour relancer son économie mise à mal par une crise: 100 milliards d’euros au total, l’équivalent de 4% de son PIB. Le plan de relance présenté ce jeudi par le gouvernement comprend trois grandes priorités: la reconquête industrielle, la transition énergétique et le soutien à l’emploi. Notre papier “revue de détail” des grands axes de ce plan est à lire ici.

Plan de relance: la rédaction de BFM Business est mobilisée

Tout au long de la journée, l’antenne est mobilisée pour décrypter avec nos invités les grands axes d’un plan de relance exceptionnel qui intervient alors que la France sort d’une récession historique.

Dès ce matin, dans Good Morning Business, Christophe Jakubyszyn et Sandra Gandoin recevront:

  • Philippe Martin, Président du Conseil d’Analyse Économique (à 7H45)
  • Serge Weinberg, Président du Conseil d’Administration de Sanofi (à 8H15)

A partir de 13H, une édition spéciale présentée par Guillaume Paul permettra de suivre en direct la présentation du plan de relance par le Premier Ministre Jean Castex. Experts et invités se succèderont ensuite sur l’antenne de BFM Business pour analyser chacune des mesures annoncées.

Tout au long de la journée, les journalistes livreront leurs éclairages et recevront en plateau et en duplex nombreux grands patrons, économistes et représentants des filières concernées dont :

  • Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques
  • Philippe Varin, Président de France Industrie
  • Alain Griset, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, chargé des PME
  • Geoffroy Roux de Bézieux, Président du MEDEF