Euro Millions : le mystère du gagnant français à 157 millions d’euros – Championnat d’Europe 2020

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C’est le veinard le plus envié de France. De lui, on sait juste, pour l’heure, qu’il a trouvé les cinq bons numéros (4, 8, 10, 33, 46) et les deux bonnes étoiles (8 et 11) lors du tirage du 1er septembre de l’Euro Millions, et qu’il a remporté la somme astronomique de 157 millions d’euros (M€). Ce qui l’ catapultant directement dans le club très fermé des 500 plus grandes fortunes hexagonales.

Mais est-il au courant au moins ? A-t-il vérifié son reçu qui peut le rendre plus riche que riche ? Est-il entré en contact avec la Française des jeux (FDJ) ? Mystère et boule de gomme. Pour des raisons de sécurité, l’opérateur de loteries entretient, pour le moment, le suspense et ne communiquera que lorsque le néomultimillionnaire aura perçu son gros lot. Voilà, habituellement, les étapes qui mènent au pactole.

Un appel dans la semaine qui suit le tirage

Des 108 gains de premier rang (plus de 15 M€) décrochés dans notre pays depuis la naissance, en 2004, de la loterie européenne, tous ont été réclamés. En général, les vainqueurs de ces jackpots, qui disposent de 60 jours pour se faire connaître, sortent « assez rapidement » du bois. « Dans la semaine qui suit le tirage », constate Isabelle Cesari, responsable du service Relations gagnants de la FDJ. Pour cela, il peut se rendre chez un détaillant FDJ qui prendra contact avec cette unité accompagnant les heureux élus, aller dans un centre de paiement régional ou appeler directement le 09.69.36.60.60, un numéro de téléphone « cristal »… non surtaxé.

Via la boîte vocale, tout détenteur d’un gain de plus de 500 000 € à un jeu de la FDJ, est invité à saisir sur son clavier le numéro d’identification figurant sur son reçu, sous le code-barres. Si son ticket vaut effectivement cher, il est alors mis en relation directement avec le portable de l’une des quatre personnes du service Relations gagnants, de permanence à tour de rôle. Ces salariés n’ont jamais été destinataires d’un appel quelques minutes après le tirage du mardi soir ou du vendredi soir. « Mais le lendemain, matin, dès potron-minet, ça arrive », précise Isabelle Cesari.

Un ticket à conserver précieusement

L’apprenti-Crésus est soumis « à un questionnaire de sécurité ». Si les vérifications s’avèrent positives, il est temps de passer aux choses sérieuses. « On organise le paiement sous huit jours. Généralement, le gagnant n’a pas envie que ça s’éternise », sourit l’experte. En attendant, il doit garder précieusement son reçu avec lui jusqu’au règlement, ce qui est source d’angoisse. A chacun sa planque. Par le passé, des privilégiés de l’Euro Millions, du Loto ou de My Million ont mis à l’abri leur bout de papier dans une coque de portable, un pot de tabac à rouler, le pare-soleil de la voiture, sous la ménagère, dans un sac congélation sous un grand cru de la cave à vins ou encore… dans le panier à linge sale!

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Le fortuné a aussi tout intérêt à vite encaisser son dû s’il entend le faire fructifier au maximum. Avec des placements non risqués de bon père de famille, le pactole de 157 M€ raflé la semaine dernière peut rapporter 9 000 € par jour sans toucher au capital. Parfois, le paiement prend plus que temps que prévu. En 2011, un Normand du Calvados ayant décroché un magot de 163 M€ à l’Euro Millions avait dû patienter trois semaines avant de voir l’avenir en rose. Et pour cause, il avait égaré son reçu sur la voie publique. Une dame l’ayant trouvé s’était alors présentée à la FDJ. Une transaction avait été finalement conclue entre les deux parties : après avoir apporté les preuves qu’il était bien l’acheteur, le propriétaire du billet égaré récupérait son sésame moyennant 12 M€ versés à celle qui n’avait rien misé.

Une invitation au paiement

Pour tout lot supérieur ou égal à 1 M€, le gagnant est invité au siège de la FDJ à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour une rencontre dans un salon « au cadre très cosy ». C’est là que s’effectue la remise en mains propres du reçu. En échange, le veinard se voit offrir un gros chèque ou, le plus souvent, opte pour un virement sur son compte bancaire. « Il nous donne alors son RIB », décrit Isabelle Cesari. Vient l’heure de trinquer, « mais pas nécessairement au champagne ». « Ce qu’on privilégie, c’est l’écoute, le côté intime », insiste-t-elle. Un déjeuner est ensuite programmé dans un bon restaurant aux frais du fournisseur de pépètes. Pour les jackpots à partir de 10 M€, le package prévoit également une nuit à l’hôtel. « Mais beaucoup préfèrent faire l’aller-retour dans la journée », souligne-t-elle.

L’une des premières requêtes exprimées par les convives, c’est l’exigence d’anonymat, qui est totalement respectée par la FDJ. Sauf cas exceptionnel, ils ne souhaitent surtout pas pouvoir être reconnus et ont « une soif de se protéger ». Ces dernières années, aucun gagnant à l’Euro Millions n’a témoigné à visage découvert à la différence de certains chanceux en Grande Bretagne. « Au Royaume-Uni, la loterie Camelot respecte le droit à l’anonymat. Mais pour les gagnants qui souhaitent annoncer la nouvelle publiquement, une conférence de presse est organisée avec un communiqué assorti d’une séance photo », indique-t-on à la FDJ.

S’il le souhaite, notre nanti à 157 M€ bénéficiera des services (gratuits) d’accompagnement de la maison qui propose à ses ambassadeurs ayant empoché a minima 1 M€ une quinzaine d’ateliers par an portant sur « la gestion financière » ou « le rapport à l’argent ». Au sein de cette communauté à l’abri du besoin pour plusieurs générations, les petits nouveaux peuvent être épaulés par les anciens grâce au « club des parrains ».