Finale PSG – Bayern Munich : Leur destination finale – Euro 2020

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LIGUE DES CHAMPIONS – Après des années de désillusions européennes, le PSG touche enfin du doigt le rêve après lequel il court depuis neuf ans. Arrivé en 2011 avec des ambitions plein la tête et des millions plein les poches, QSI est à un match de valider son projet. Et la France de mettre fin à des décennies de disette.

Le PSG version QSI touche enfin à sa raison d’être. Ce dimanche, les neuf ans d’investissements, de tâtonnements, de coups de maître, de coups pour rien, d’ivresses nationales et de déprimes européennes trouvent enfin leur destination. Comme si ces chemins, bien souvent de traverse, menait là. Lisbonne, 23 août 2020, 21 heures. Voilà des années qu’ils en rêvaient. Les Parisiens ont voulu prendre des raccourcis à coups de millions mais, qu’importe la fortune, l’Europe ne s’offre pas au premier venu.

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Le PSG a payé pour apprendre. Ce fichu but de Demba Ba, ce satané 3-5-2 de Laurent Blanc, cette irréelle remontada du Camp Nou ou ce Manchester United fait de bric et de broc : des nuits européennes à vous hanter jusqu’à la fin de vos jours. Cette destinée en forme de malédiction s’accrochait si fort aux basques des Parisiens qu’on la croyait éternelle. Et voilà qu’en 2020, quand on ne l’attendait plus, avouons-le, le sort épargne enfin le PSG. Bien loti par le tirage au sort, solidaire sur le terrain, il enjambe les embûches, retourne enfin les situations périlleuses et se découvre une équipe soudée comme jamais autour de ces deux étoiles, Neymar et Kylian Mbappé.

De la risée de l’Europe à son sommet

Et si, après avoir été la risée de l’Europe, le PSG en devenait la référence absolue dans ce monde d’après qui pourrait enfin couronner le nouveau monde qu’il incarne mieux que personne. C’est tout ce qui se joue à la Luz ce dimanche à l’heure où l’histoire se scelle sans demi-mesure. C’est tout ou rien, un destin qui bascule. Ces 90 ou 120 minutes qui séparent le PSG de l’éternité, c’est tout ce qui fait la différence entre Tottenham et Liverpool, l’Atlético et le Real Madrid, Arsenal et Barcelone. Les vainqueurs et les délaissés de l’histoire. Les grands clubs et les éternels outsiders.

Paris voulait son rond de serviette à la table des géants, c’est aujourd’hui que tout se joue. On ne remporte pas une Ligue des champions sur un coup de dés. Ce n’est jamais un hasard. La victoire est éternelle et emporte tout le reste. Les années de frustration, le maigre pedigree des adversaires rencontrés jusque-là, le format inédit de la compétition, les polémiques en tout genre. Seule restera, et pour l’éternité, la victoire finale. Forcément éclatante et indiscutable. Surtout face au Bayern. Encore plus face à ce Bayern.

Un dernier rempart de l’ancien monde

Dernier rempart de l’ancien monde, il se dresse du haut de ses 120 ans d’existence et de ses cinq Ligues des champions déjà en magasin avec la fraîcheur d’un jeune premier. Mené par les guiboles de feu d’Alphonso Davies, la science de Thomas Müller ou l’aplomb de Manuel Neuer, il est l’adversaire ultime. Il fallait un digne représentant de l’aristocratie du football européen pour valider, ou non, l’entrée du nouvel ambitieux dans la famille de ceux qui comptent. Ce Bayern qui martyrise le football français depuis des décennies dans les matches couperets, depuis ce soir maudit de Glasgow où il a éteint les rêves de tout un pays habillé en vert en 1976 jusqu’à stopper brusquement, mercredi dernier, la si rafraîchissante épopée lyonnaise de l’été.

Ce géant a frustré tant de générations de supporters français qu’une victoire du PSG lui offrirait une place de choix dans l’histoire d’un football tricolore trop souvent privé du dernier rendez-vous européen de l’année. Voilà 16 ans que Monaco disputait la dernière finale de C1 d’un représentant de L1. Voilà 27 ans que Marseille remportait la seule et unique Ligue des champions du foot français. QSI, le Parc des Princes, Paris et la France ont attendu bien trop longtemps. Très chers Parisiens, l’attente fut longue mais il paraît que l’éternité vaut la peine de patienter.

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