Handball. Romain Lagarde : « Ce qu’on veut, c’est de l’or ! » – Handball – Foot 2020

20


Mondial masculin en Égypte (13-31 janvier)

Après l’échec lors de l’Euro 2020 (14e), quelle est l’ambition des Bleus pour ce Mondial en Égypte (13-31 janvier) ?

Un nouveau groupe a travaillé depuis la Toussaint. Nous avons eu deux matchs pour nous préparer (un nul 26-26 après une défaite face à la Serbie 27-24) et on voit qu’il y a encore du travail à faire. On sait que nous ne sommes pas encore à notre meilleur niveau de jeu mais on travaille tous les jours pour. J’espère qu’on verra dès jeudi que l’on ne travaille pas pour rien, que ça va commencer à payer.

À propos de jeudi, commencer par la Norvège, est-ce un avantage ou un handicap ?

Ça va être compliqué quoi qu’il arrive. Alors les jouer maintenant ou plus tard… Au moins, on sera en forme également. On n’aura pas de match dans les pattes. À nous de mettre les ingrédients nécessaires pour aller chercher un résultat.

En quoi l’approche de Guillaume Gilles est-elle différente de celle de Didier Dinart ?

Nous avons changé notre dispositif défensif. On défend plus bas. On essaye de rester plus compact pour s’entraider. On accepte un peu plus les shoots de loin pour nos gardiens. Pareil en attaque où le projet de jeu a un peu évolué également. On arrive à mettre plus de rythme. Globalement, on travaille différemment, aux entraînements aussi. On dit souvent qu’on joue comme on s’entraîne. Plus tu t’entraînes dur, plus tu peux aussi jouer dur en match. Aussi, je pense que c’est bien de mettre de la vitesse et de l’impact à l’entraînement pour le retrouver en match.

Didier Dinart avait commencé à renouveler le groupe. Guillaume Gilles continue-t-il en ce sens ?

Nous sommes maintenant pas mal de jeunes dans l’équipe. La base est quand même restée. On travaille sur celle-là, en essayant d’intégrer tout le monde. On s’entend tous bien. Il y a une super ambiance dans l’équipe. Ça se voit à l’entraînement. Il faut désormais le faire apparaître sur le terrain en gagnant des matchs. Et dès, jeudi, il va falloir se retrousser les manches et aller au combat.

Un rôle particulier, je ne pense pas. Mais si on me donne des responsabilités, je les prendrai. On verra comment on m’utilise. En tout cas, je me donnerai à fond comme à chaque compétition.

La concurrence est-elle forte à votre poste d’arrière gauche ?

Nous sommes trois (avec Nguessan et, Prandi s’étant blessé, Acquevillo aussi). Donc, il y en aura forcément un qui restera en tribunes, je pense. C’est l’équipe de France. Nous sommes toujours sous pression et ça nous pousse à nous transcender.

Qu’est-ce que votre profil peut apporter à l’équipe de France ?

J’ai un jeu où je vais beaucoup au duel. Je vais mettre la tête un peu. J’aime aller au combat et provoquer des deux minutes et jouer pour mes coéquipiers. C’est surtout dans la combativité et l’engagement que je peux apporter à cette équipe.

Comment franchir un nouveau cap ?

En s’affirmant plus. Ça veut dire avoir plus de temps de jeu, avoir la confiance de ses coéquipiers à 100 %, pouvoir ramener des titres. Il y a du travail. Nous avons déjà fait deux médailles de bronze. Mais ce qu’on veut, c’est de l’or.

Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez à Rhein-Neckar en Bundesliga ?

Oui. J’y ai trouvé un championnat très dur, très physique ou tout relâchement est impossible. Ça se rapproche du niveau international où chaque match est important. Sur mon poste, c’est difficile aussi car il y a un très bon demi-centre présent au club depuis plusieurs saisons, Andy Schmid. J’apprends au quotidien avec lui. J’ai un rôle plus défensif là-bas où je joue beaucoup plus en défense qu’en attaque. C’est aussi là que je me suis amélioré et c’est là où je peux encore progresser.

La pandémie vous a-t-elle permis de venir vous ressourcer en Bretagne comme de nombreux sportifs de haut niveau ?

J’ai réalisé mon confinement en Bretagne, quatre mois. Ça faisait des années que je n’étais pas resté aussi longtemps en famille. Ça m’a fait du bien à la tête et au corps. J’avais besoin de ce repos. Avant, il y avait l’équipe de France tous les étés…

Toute l’actualité du handball