la maison bleue tremble sur ses bases – Championnat d’Europe de Football 2020

12
Livre photo de nu artistique de la collection Nu & Beauté. Avec de jolies jeunes filles dans un bain noir aux reflets colorés.
Comment Maîtriser Votre Excitation, Contrôler Votre Ejaculation et Augmenter Votre Endurance au Lit et Donner Plusieurs Orgasmes à Votre Partenaire Dès Ce Soir, en Utilisant une Méthode 100% Efficace

C’est le maître mot, « reconstruction ». Les Bleus du handball souhaitent remonter les murs de leurs certitudes passées, sur lesquels venaient traditionnellement se fracasser toutes les équipes de la planète. Le chantier vient de débuter, avec deux rencontres consécutives contre la Serbie dans le cadre des qualifications à l’Euro 2022. Et il s’annonce pour le moins long et délicat, après une défaite à l’extérieur (24-27) et un pénible match nul, samedi 9 janvier (26-26) à domicile.

À quatre jours du Mondial en Égypte, et à deux mois d’un tournoi de qualification olympique essentiel – car les Bleus ne sont pas encore à Tokyo –, faut-il s’en inquiéter ? La question est posée depuis janvier 2020 et l’humiliante élimination dès le premier tour de l’Euro (une première depuis 1978). On découvrait alors un groupe fragmenté, des tensions entre certains joueurs et le sélectionneur Didier Dinart… Des maux qui en fait couvaient depuis des mois, depuis la fin de l’ère Onesta.

Un malaise profond

Claude Onesta, le charismatique sélectionneur des « Costauds » puis des « Experts », artisan de la trajectoire idéale du handball masculin tricolore pendant quinze ans, a progressivement intronisé dès 2015 son successeur, l’ex-défenseur double champion olympique et triple champion du monde Didier Dinart. Le titre mondial en 2017, les médailles de bronze de l’Euro 2018 et du Mondial 2019, semblent assurer l’héritage. Mais dans les faits, Didier Dinart doit composer avec un encadrement imposé par son prédécesseur et des joueurs ex-coéquipiers qui, parfois, n’apprécient guère ses choix de brassage entre ancienne et nouvelle génération.

→ ANALYSE. Les sports collectifs français jouent leurs places aux JO

Le fossé, au fil du temps, se creuse, notamment avec les « tauliers » Nikola Karabatic et Luc Abalo. L’Euro 2020 révèle le malaise. Fin janvier, Didier Dinart apprend par un coup de téléphone de son adjoint et ancien coéquipier Guillaume Gille qu’il doit lui céder la place. Drôle d’ambiance. On est alors à quelques semaines du tournoi de qualification pour les Jeux de Tokyo, encore programmés à l’été 2020. Les dirigeants tricolores osent un « électrochoc », mais pas le grand chambardement : exit Dinart et bonjour Gille, juste monté d’un cran dans l’organigramme. Il vaut mieux ne pas tout bousculer avant des échéances cruciales…

Un projet de jeu encore invisible

C’était sans compter le Covid-19, le confinement, l’arrêt des compétitions et le report des Jeux et donc du tournoi de qualification olympique. Tout est vitrifié. Guillaume Gille devient un sélectionneur sans troupes. Il se concentre sur l’encadrement, intègre un nouvel adjoint, Érick Mathé, entraîneur de Chambéry, le club de cœur de Guillaume Gille, et un nouveau préparateur physique, Olivier Maurelli, qui officie aussi avec l’équipe de France de volley. Mais il faut attendre l’été pour revoir les joueurs, en entretien individuel, et constater « beaucoup de frustration, de problèmes de communication non soldés qui avaient entamé la confiance des joueurs d’une manière que je ne soupçonnais pas », confie alors Guillaume Gille.

Sur le terrain, le sélectionneur ne retrouve ses joueurs pour un stage qu’en novembre 2020, sans l’effectif au complet. « L’Équipe de France doit incarner un nouvel élan », professe-t-il. Sa patte ? Il jure se moquer de « donner une marque «Gille» à l’équipe de France », et seulement vouloir « accompagner ce groupe pour construire son chemin vers les Jeux ». La composition de l’équipe n’a d’ailleurs bougé qu’à la marge pour l’instant. Un besoin d’assurance, le sélectionneur ne disposant que de quelques jours de préparation avant la Serbie.

Et voilà donc qu’un an après le fiasco de l’Euro, les Bleus balbutient pareillement leur handball. Sans agressivité en défense, maladroits en attaque, perdus dans l’ensemble. Semblable aux Bleus du rugby de la période 2016-2019. Nouveau capitaine mais ancien grognard, Michaël Guigou concède « des choses à travailler, mais qui prennent du temps ». Sauf que le Mondial, lui, est déjà là, comme la perspective d’une nouvelle claque. La maison est à reconstruire, les fondations semblent bien fragiles.

—————————————

Les Jeux en ligne de mire

Pour décrocher leur billet à l’Euro 2022 (en Hongrie et Slovaquie), les Bleus doivent terminer deuxième de leur groupe de quatre ou dans les quatre meilleurs troisièmes des huit groupes de qualification. Même après le faux pas face à la Serbie, le défi est à leur portée face à la Belgique (28 avril) et la Grèce (le 5 mai).

Avant ces rendez-vous, les Bleus devront se coltiner les Mondiaux en Égypte (du 13 au 31 janvier) avec d’entrée, le jeudi 14 janvier, le choc contre la Norvège, vice-championne du monde et principal adversaire dans un groupe comptant aussi l’Autriche et les États-Unis. L’objectif est surtout de retrouver de la confiance.

Car pour les Bleus, l’essentiel est le tournoi de qualification olympique entre le 12 et le 14 mars à Montpellier. Pour aller à Tokyo, ils doivent impérativement être dans les deux premiers de cette compétition, face à la Croatie vice-championne d’Europe, au Portugal qui les avait poussés vers le gouffre à l’Euro en janvier 2020 en les battant dès l’ouverture (28-25), et à la Tunisie, toujours accrocheuse. Si les Bleus manquaient le coche, ce serait une première depuis l’aventure pionnière des Barjots en 1992. Et un sacré coup de tonnerre.