La nouvelle norme Euro 7 devrait être connue dès la fin d’année – Championnat d’Europe 2020

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Le cas de figure où les entrepreneurs et salariés cadres disposent de véhicules hybrides rechargeables simplement pour échapper à la TVS et, au final, ne jamais les recharger, pourrait bien disparaître dans un avenir proche. La Commission européenne peaufine en effet les contours de la future norme de dépollution Euro 7, qui pourrait d’ailleurs être la dernière. En effet, après ça, la quasi totalité des véhicules en Europe seront “zéro émissions”. 

Et pour faire la transition d’un parc très majoritairement thermique à une époque où tout ce que vous trouverez en concession sera à batterie ou à pile à combustible, il va falloir faire bouger les lignes, et plutôt significativement. La proposition finale des élus sera soumise au vote de la Commission européenne dès la fin d’année, pour une entrée en vigueur en 2025. A cette date, les constructeurs qui proposeront encore des autos thermiques devront être particulièrement inventifs, tant la norme pourrait être sévère.

En effet, il est probable que le suivi des rejets du véhicule par les autorités de la mise en circulation du véhicule jusqu’à sa fin de vie soit acté, dans la version la plus dure de la proposition de loi. Les systèmes de diagnostic embarqués vont permettre aux organismes de suivre le parc d’une marque sur la route, et de vérifier qu’il n’y a pas d’écart anormal avec l’homologation. Et ce sera particulièrement le cas pour les hybrides rechargeables, qui affichent des valeurs flatteuses en test laboratoire, mais qui ne sont pas toujours utilisées à bon escient par les clients. Il conviendra toutefois de savoir à qui revient la faute : le client, ou la marque ?

En tout cas, une solution pourrait être envisagée : le mode hybride “forcé” dans certaines zones pour ces hybrides rechargeables. Certaines marques ont d’ailleurs pris les devants, puisque chez Fiat, un projet lancé en 2020 devrait permettre justement aux autos de la marque de passer automatiquement en mode électrique en fonction de la géolocalisation. Cela implique d’ailleurs une gestion automatique de l’énergie des batteries, sur laquelle le conducteur n’aurait pas toujours la main, selon le parcours qu’il a programmé.