La pandémie de COVID-19 franchit la barre du million de morts – Championnat d’Europe de Football 2020

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La pandémie de COVID-19, qui a démarré à la fin 2019 en Chine avant de se répandre dans le monde entier, a franchi lundi la barre du million de morts, selon un décompte de l’AFP. « Un million est un nombre terrible », a déclaré dès vendredi le directeur des Situations d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Michael Ryan, estimant un doublement « très probable ».

Les perspectives sont sombres, en effet, avec une courbe qui repart à la hausse en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, renforçant la crainte d’une seconde vague. Et on ne peut pas « sauver les gens aujourd’hui simplement en priant ou en travaillant sur des vaccins qui ne viendront que plus tard », a prévenu vendredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Cinq vaccins (trois occidentaux et deux chinois) sont en phase 3 de tests. Un candidat vaccin russe, Spoutnik V, a donné des résultats préliminaires encourageants. Mais ces recherches ne peuvent pour l’instant pas prendre de vitesse le virus.

Le 11 mars, lorsque l’OMS déclare que le coronavirus est une « pandémie », 30 pays et territoires recensent 4500 morts, dont les deux tiers en Chine, mais l’Italie (800 morts) et l’Iran (300 morts) voient leur nombre de décès s’envoler. En Italie, premier pays hors la Chine à confiner sa population, les témoignages de médecins exténués, expliquant que face à l’afflux de malades ils doivent choisir qui soigner « comme dans les situations de guerre », créent une onde de choc.

Un avant et un après

Au Royaume-Uni, la stratégie de laisser le virus bâtir une « immunité collective » devient intenable et le pays confine sa population le 23 mars. Début mai, ce pays dépasse l’Italie avec plus de 30 000 morts. Plus de 4,5 milliards de personnes dans 110 pays ou territoires sont alors incitées par leurs autorités à rester confinées chez elles ou contraintes à le faire.

L’effet sur la plupart des grandes économies mondiales ne se fait pas attendre : une contraction sans précédent au deuxième trimestre. Aux États-Unis, première économie mondiale, la chute y est de 9,5 %, selon l’OCDE, et plus de 20 millions d’emplois y sont détruits en avril. La Chine, deuxième économie de la planète, évite en revanche la récession en endiguant l’épidémie.

« Fracture abyssale »

Elle bouleverse la façon même de mourir. Les traditions funéraires sont bousculées. Les Irakiens ont dû enterrer pendant des mois leurs proches dans un cimetière spécial près de Najaf au sud de Bagdad. En Afrique du Sud, les employés des pompes funèbres sont en tenue de protection jaune vif. À San Cristobal, au Venezuela, « seuls les fossoyeurs peuvent être là », explique Fermin Pérez, employé du cimetière.

En juin, l’Amérique latine et les Caraïbes deviennent l’épicentre de la pandémie. Au Brésil, pays qui enregistre le plus de décès après les États-Unis (plus de 141 000), la pandémie réveille des peurs ancestrales chez les indigènes du bassin amazonien : les maladies des Européens ont décimé 95 % des populations autochtones d’Amérique.

L’Italie semble montrer toutefois qu’il n’y a pas de fatalité : le nombre de contagions quotidiennes y reste depuis des semaines sous la barre des 2000. Les Italiens « ont réagi avec force et inversé la tendance », a salué vendredi l’OMS sur Twitter.

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