La rentrée 2020 devrait coûter plus cher aux étudiants – Foot 2020

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En moyenne les frais de rentrée (qui vont aussi augmenter pour les étudiants étrangers qui étudient en France) et les dépenses de la vie courante seraient plus élevés de 2,5% en Île-de-France et de 3% en région (par rapport à 2019). Comment se répartit cette supposée augmentation pour la rentrée 2020 ? Il faudrait compter une hausse de 2,73 % pour le loyer, un supplément de 2,4 % pour la nourriture et l’habillement et + 2 % sur la facture de téléphone. Pourtant, la rentrée 2019 coûtait déjà plus cher que celle de 2018.

Les syndicats étudiants sont très inquiets

Orlane François, présidente de la FAGE, a ainsi précisé au même journal : “Ce bond s’explique principalement par l’augmentation des frais de la vie courante (+5,1%), et l’apparition d’une nouvelle ligne dans le budget des étudiants : celle des masques qu’il faudra porter pour aller en cours”. Mais “ce public à la frontière des seuils d’obtention des bourses, qui va subir fortement ces augmentations” inquiète beaucoup la fédération étudiante.

La FAGE demande même au gouvernement de prévoir des masques gratuits pour que les universités les distribuent aux étudiants. Parce que sinon, le budget “gestes barrières” contre le coronavirus s’élèverait à 31,75 euros par mois pour un étudiant en France à la rentrée 2020. Car pour rappel, il faudra 3 masques jetables par jour, parce que “très peu ont de quoi laver correctement chez eux des masques en tissu, c’est une dépense qui va peser lourd”. Du coup, autre inquiétude, les élèves pourraient garder le même masque plusieurs jours pour ne pas dépenser, ce qui entraînerait un risque de cluster…

Des craintes partagées par Mélanie Luce, la présidente de l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) comme l’a rapporté BFM TV. Cet autre syndicat étudiant a évalué l’augmentation du coût de la vie étudiante à 3,69% pour la rentrée 2020. Une hausse qui serait notamment liée à la pandémie.

La précarité étudiante souvent dénoncée par les jeunes risque donc d’être à son comble dans quelques semaines. D’autant plus que selon un sondage Ipsos-Fage publié en juin 2020, 72 % des 18-25 ans salariés ont vu leur activité réduite ou carrément interrompue entre mars et juin 2020.