Le budget 2020 des Armées exécuté « quasiment à l’euro près » – FOB – Championnat d’Europe 2020

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À l’euro près, ou presque. La totalité des crédits alloués à la mission défense en 2020 ont été consommés, a indiqué la ministre des Armées, Florence Parly, ce mercredi lors d’une audition au Sénat. L’occasion de revenir sur l’ « excellente exécution » menée en dépit de circonstances économiques défavorables.

« Malgré la crise sanitaire, malgré les perturbations très profondes que celle-ci a pu générer, nous avons réalisé, quasiment à l’euro près, en exécution les crédits dont nous disposions en loi de finances initiale ». C’est à dire les 37,5 Md€ accordés par LPM 2019-2025.

Le ministère des Armées aura bénéficié d’un dégel de crédits à hauteur de 800 M€ « dans le courant du mois de novembre, c’est à dire à une date bien plus anticipée que d’habitude ». La gestion budgétaire 2019, par exemple, s’était avérée autrement plus complexe à clôturer avec près de 200 M€ de crédits encore gelés à la mi-décembre.

Ce coup de pouce aura « facilité les choses pour pouvoir assurer l’exécution ». Le surcoût des OPEX et MISSINT, par exemple, provisionnés à hauteur de 1,2 Md€. La facture aura finalement atteint 1,46 Md€, révélait récemment La Tribune. Soit une hausse d’environ 60 M€ par rapport à 2019 malgré le renforcement de Barkhane en février, le lancement de Résilience le mois d’après et le soutien apporté au Liban dans le cadre de l’opération Amitié.

Le 4e loi de finances rectificative avait permis le redéploiement d’une partie des crédits nécessaires pour couvrir les surcoûts non provisionnés. Plus de 164 M€ (214 M€ en 2019) ont ainsi été redirigés vers le programme 178 Préparation et emploi des forces, compensés par des annulations sans conséquences au sein des autres programmes de la mission Défense.

« C’est une taxation interministérielle qui a été surtout ministérielle », a commenté Florence Parly. Les différents réajustements ont en effet évité une nouvelle tentative de recours à la solidarité interministérielle, mise au frigo depuis plusieurs années. Un mécanisme d’autant plus difficile à invoquer du fait du contexte économique et de la trajectoire budgétaire dont bénéficient les Armées depuis trois ans.

Pour la ministre, le mérite revient tout particulièrement aux armées, directions et services. « Si cette exécution a été aussi satisfaisante », c’est notamment parce que les entités du ministère « se sont mobilisées de façon tout à fait exceptionnelle ».

« C’est une excellente exécution dont nous avons bénéficié en 2020, parce qu’arriver à consommer la totalité de nos crédits, pouvoir venir en aide à nos entreprises et pouvoir couvrir sans autre conséquences que celles-ci les surcoûts liés aux OPEX est un excellent bilan », a-t-elle conclu.

Image : ministère des Armées