“Le chômage monte, l’inflation est négative, mais la BCE voit l’avenir un peu moins noir” – Championnat d’Europe 2020

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TRIBUNE LIBRE

La BCE a été particulièrement pessimiste jusqu’ici en termes de projections économiques. Mais elle anticipe désormais une contraction du PIB de la zone euro un peu moins forte en 2020 (-8% contre -8,7% dans les projections de juin), avant un rebond de 5% en 2021. Certes, l’incertitude est encore très élevée et la BCE considère encore deux scénarios alternatifs, dont un scénario noir de “récession sévère”, mais ce dernier est nettement moins apocalyptique qu’en juin : à l’époque, le scénario du pire envisageait un taux de chômage qui montait jusqu’à 11,3% en 2020 en zone euro alors qu’il ne le voit plus monter que jusqu’à 8,9% (il est actuellement de 7,9%).

Les gouverneurs voient donc un avenir un peu moins noir et n’ont donc pas ressenti le besoin d’assouplir à nouveau la politique monétaire de la BCE : l’augmentation du programme d’achats de titres PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) n’a ainsi même pas été évoquée. Néanmoins, et contrairement à ce que certains gouverneurs ‘faucons’ avaient déclaré dans la presse, Christine Lagarde a indiqué que l’enveloppe du PEPP (1350 milliards d’euros d’ici juin 2021) serait vraisemblablement utilisée en totalité : c’est un facteur de soutien puissant pour les dettes périphériques. Les achats de titres (essentiellement obligations souveraines) devraient donc ré-accélérer dans les prochaines semaines.

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L’un des sujets sur lesquels la BCE et sa présidente Christine Lagarde étaient attendues est l’appréciation récente de l’euro, la parité EUR/USD ayant franchi brièvement la barre des 1,20 ces derniers jours. Pour la première fois depuis avril 2018 (la parité EUR/USD fluctuait entre 1,20 et 1,25 à l’époque), le communiqué introductif de la conférence de presse mentionne que la BCE sera attentive aux “développements sur le marché des changes et ses implications pour les perspectives d’inflation à moyen terme” mais Christine Lagarde s’est inscrite dans la tradition de ses prédécesseurs en indiquant que la BCE ne “ciblait pas le taux de change”.

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La présidente de la BCE ne s’est pas montrée particulièrement véhémente sur le sujet et la parité EUR/USD (ou euro/dollar) a connu ce jeudi l’une de ses plus fortes appréciations sur une séance depuis des semaines. La BCE a bien conscience que l’appréciation de l’euro peut peser sur l’inflation mais ses économistes ont pour le moment relevé légèrement les prévisions d’inflation sous-jacente pour 2021 et 2022 pour prendre en compte “l’impact des mesures annoncées par la BCE en juin et de mesures de relance budgétaire” annoncées par les gouvernements. Le fait que les gouverneurs voient un avenir un peu moins noir les laissent manifestement penser qu’ils ont encore le temps avant d’engager des mesures pour lutter contre le renchérissement de l’euro.

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