Le e-commerce se prépare un joyeux Noël – Euro 2020 – Championnat d’Europe de Football 2020

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Dans cette période de crise, rares sont les secteurs économiques prêts à sabrer le champagne à la fin de l’année. Le commerce en ligne, lui, en fait indiscutablement partie, du moins du côté de la vente de produits qui voit sa croissance s’accélérer à la faveur des deux épisodes de confinement qu’a connu la France en cette année 2020.

110 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Selon les dernières données du secteur, publiées vendredi 8 décembre, le chiffre d’affaires du commerce en ligne sur les trois premiers trimestres monte à 78 milliards d’euros. La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) s’attend donc à voir le résultat pour l’ensemble de 2020 atteindre 110 milliards d’euros. « Le e-commerce va connaître un Noël exceptionnel », prédit déjà François Momboisse, son président.

Durant la très particulière année 2020, le commerce en ligne devrait ainsi progresser de 6 %. Cela semble peu, la hausse s’avérant deux fois plus faible que celle enregistrée l’année précédente. Mais cette augmentation globale se fait alors même que la crise a conduit à l’effondrement des ventes en ligne de services, billets de train ou d’avion, nuits d’hôtel. Or, celles-ci pèsent d’ordinaire plus de la moitié du e-commerce, à travers des poids lourds comme Ouisncf, Airbnb ou Booking.

« Coup d’accélérateur »

Pour 2020, la croissance plus limitée repose donc uniquement sur le dynamisme de la vente des téléphones, vêtements, livres, perceuses et autres produits. Pour ce secteur, la période marquée par deux confinements et la fermeture de nombreux commerces a en effet été « un coup d’accélérateur énorme », analyse François Momboisse.

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Une étude Médiamétrie réalisée pour la Fevad montre ainsi que le nombre de « cyber-acheteurs » s’est accru d’un demi-million de personnes en un an. « On est sur une généralisation massive de l’achat en ligne auprès de l’ensemble des strates de population », explique Jamila Yahia-Messaoud, chargée du département consommation de Médiamétrie.

Dans ce contexte, la part de marché du e-commerce dans la vente de produit progresse fortement. Elle devrait passer d’un peu moins de 10 % des ventes totales en 2019, à 13 % à la fin 2020. Autrement dit, un euro sur huit dépensés pour acheter des produits passe désormais par Internet.

Des commerces à la fête

Cette envolée des ventes en lignes ne profite pas seulement aux géants du e-commerce, Amazon en tête. Elle bénéficie aussi aux commerçants traditionnels qui sont de plus en plus nombreux à créer ou à développer leurs ventes en lignes, insiste la Fevad, bien consciente de la sensibilité politique de cette question.

Certes, les « pure players » d’Internet ont vu depuis le début de l’année leur vente s’envoler de plus de 30 %. Mais la hausse est encore plus grande chez les autres, qui partaient souvent de moins loin, voire de rien du tout.

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Ainsi, le montant de vente en ligne opéré par des commerçants physiques (de la boutique de quartier aux grands groupes comme Carrefour ou la Fnac) a été multiplié par trois. Pour la Fevad, c’est bien la preuve que le commerce en ligne ne doit pas être vu comme l’ennemi du commerce traditionnel, mais plutôt comme un « amortisseur économique », permettant d’offrir de nouveaux débouchés aux commerçants.