Le PIB de la zone euro bénéficie de l’accord de relance de l’UE – Championnat d’Europe 2020

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Le très attendu sommet européen qui s’est tenu le week-end dernier et au cours duquel a permis un accord en début de semaine. Les marchés financiers, mais aussi les institutions et les gouvernements ont applaudi cet accord. Tout le monde n’a eu que des mots positifs à son sujet : dette commune et politique budgétaire commune.

Bien qu’il soit encore à l’état embryonnaire, l’accord ouvre la voie à d’autres mesures similaires. Soudain, l’euro n’est plus considéré comme une monnaie condamnée, mais comme une alternative viable aux autres monnaies fiduciaires.

Depuis l’ouverture lundi, l’euro s’est hissé sur le tableau de bord – la majeure partie, et certaines croix, ont célébré le résultat des négociations. L’EURUSD a atteint 1,16 à la fin de la journée de mercredi, tandis que l’EURJPY a dépassé 124 pour la deuxième fois en deux mois.

Des calculs sont déjà en cours. Il s’avère que le Fonds de relance de l’UE est le seul responsable de l’évolution du PIB de la zone euro, même si ce n’est pas de manière égale pour chaque pays. À en juger par cette seule mesure, le sommet de l’UE est un succès.

Le PIB de la zone euro bénéficie de l’accord de relance de l’UE - Championnat d'Europe 2020

La croissance du PIB va revenir aux niveaux d’avant la pandémie six mois plus tôt

La durée des négociations lors du sommet a révélé la complexité des discussions. Le plan initial rendu public par la Commission européenne quelques mois plus tôt s’élevait à 750 milliards d’euros à distribuer sous forme de subventions et de prêts.

Les États du Nord ont insisté pour obtenir davantage de prêts au lieu de subventions, les États du Sud ayant fait le contraire. Pour parvenir à un compromis, le Fonds de relance (RFF), qui ne compte que pour une partie des 750 milliards d’euros, a été divisé entre prêts et subventions. Malheureusement, pour parvenir à un accord, la plupart des innovations que le plan initial apportait ont disparu. C’est peut-être un peu long, mais le besoin rigoureux d’argent a remplacé la planification stratégique.

Les marchés, comme nous l’avons déjà mentionné, ont célébré ce résultat. À en juger par l’impact sur le PIB de la zone euro, ils ont raison. Le fonds de relance devrait améliorer les perspectives de croissance de la zone euro et ajouter entre 0,5 et 2 % à la contribution de chaque pays.

En conséquence, le PIB global de la zone euro devrait retrouver les niveaux d’avant la pandémie six mois plus tôt que prévu, c’est-à-dire fin 2021 plutôt que mi 222. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais les statistiques sont néanmoins positives.

Comme toujours, l’extrapolation des chiffres doit être prise avec des pincettes. Si les calculs sont corrects, ils tiennent compte de tous les autres facteurs restant stables à l’horizon mentionné.

En d’autres termes, toute aggravation de la situation sur le front de la pandémie modifiera complètement le calcul. Cependant, il existe au moins un précédent montrant comment on peut résoudre le problème de l’argent.