Le sort de la dette Covid fracture la classe politique – Championnat d’Europe de Football 2020

259

DÉCRYPTAGE – L’«annulation» des créances détenues par la BCE gagne du terrain, même à droite, mais elle est vue comme inopérante et contraire aux traités.

Que faire de la dette qui accable les pays de la zone euro? Qui va la payer? Entre partisans d’une annulation et défenseurs d’un remboursement selon différentes modalités, les responsables politiques et les économistes sont confrontés à un casse-tête, à treize mois de la présidentielle.

Face à eux, le «mur» de la dette publique, fortifié par le «quoi qu’il en coûte» en vigueur depuis le début de l’épidémie de Covid-19, se révèle colossal: 2674,3 milliards d’euros fin septembre 2020, soit quelque 116 % du produit intérieur brut (PIB) – dont environ 215 milliards d’euros issus de la crise sanitaire.

«Il faut effacer cette dette Covid», clame une partie de la gauche. «Inenvisageable», répond un pan de la droite, le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement, où le ministre de l’Économie souhaite «cantonner» cette dette, en comptant sur la croissance, la maîtrise des finances publiques et les réformes pour la surmonter – sans hausse d’impôts, promet-il. Mais, dans ce débat, la division

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir.

Abonnez-vous : 1€ le premier mois

Annulable à tout moment

Déjà abonné ?
Connectez-vous