Les banques européennes violemment secouées par la crise due au coronavirus – Foot 2020

17
Découvrez la méthode incroyable des Gains aux paris sportifs qui peut atteindre jusqu'à 1.800€ en 18 jours en jouant toujours la même mise sur chaque match ! Pas de martingale ! Pas d'artifice ! Que du simple et vrai ! Accédez à la méthode
Les banques européennes violemment secouées par la crise due au coronavirus - Foot 2020

La pandémie de Covid-19 et l’arrêt brutal de l’économie pendant le confinement n’ont pas entraîné le déclenchement d’une crise financière. Le choc n’a toutefois pas épargné les banques européennes, contraintes d’accumuler d’importantes provisions pour faire face aux faillites et impayés à venir.

Partout sur le continent, des institutions affichent au deuxième trimestre 2020 de lourdes pertes : − 11,1 milliards d’euros pour l’espagnole Banco Santander, premier établissement du pays et deuxième banque de la zone euro, − 1,3 milliard pour Société générale, − 1,1 milliard pour la britannique NatWest (ex-RBS), − 77 millions pour l’allemande Deutsche Bank. Lorsqu’ils ne passent pas dans le rouge, les groupes bancaires voient leurs bénéfices nets chuter brutalement (− 96 % chez HSBC et − 91 % pour Barclays, au Royaume-Uni, − 86 % chez Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE), − 77 % pour l’italienne UniCredit, − 79 % pour la néerlandaise ING ou − 50 % pour BBVA en Espagne).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : les banques européennes vont affronter une puissante vague de crédits douteux

Seules quelques rares banques sont parvenues à traverser le printemps sans encombre, parmi lesquelles BNP Paribas, à la faveur d’un retour à meilleure fortune dans ses activités de marché, ou le Crédit agricole, qui a bénéficié de la bonne activité commerciale de ses caisses régionales. Elles ont respectivement enregistré un profit net de 2,3 milliards d’euros (− 7 %) et de 1,5 milliard (− 18 %).

  • Explosion des provisions et dépréciations

Les perspectives économiques désastreuses nécessitent que les banques constituent des réserves. Nombre de leurs clients particuliers, professionnels et PME risquent en effet de ne plus être en mesure de rembourser leurs crédits. Les règles de comptabilité contraignent donc les institutions financières à passer de lourdes provisions.

Les banques américaines sont celles qui ont mis le plus de côté : au deuxième trimestre, JPMorgan Chase a augmenté ses provisions de 8,9 milliards de dollars (7,5 milliards d’euros) ou Wells Fargo de 8,4 milliards de dollars. En Europe aussi les banques se préparent à absorber la vague des « créances douteuses ». Société générale a quadruplé ses provisions au deuxième trimestre, pour 1,3 milliard d’euros. Le groupe Crédit agricole les a doublées, à 1,2 milliard d’euros. Elles atteignent 1,6 milliard de livres sterling (1,8 milliard d’euros) pour Barclays ou 3,1 milliards pour Santander. Le géant bancaire britannique HSBC a prévenu que ses provisions pourraient même atteindre 13 milliards de dollars cette année. Or, ces réserves amputent directement le résultat des banques.

Il vous reste 60.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.