les parents du jeune homme décédé réclament 274.000 euros de dommages et intérêts – Championnat d’Europe 2020

13
Découvrez la méthode incroyable des Gains aux paris sportifs qui peut atteindre jusqu'à 1.800€ en 18 jours en jouant toujours la même mise sur chaque match ! Pas de martingale ! Pas d'artifice ! Que du simple et vrai ! Accédez à la méthode

Le convoi, qui reliait Louvain à La Panne et transportait 84 voyageurs, avait déraillé le 18 février 2017, quelques centaines de mètres après son départ. L’une des automotrices avait basculé et s’était retrouvée sur le flanc. Un jeune homme de 21 ans, originaire de Grez-Doiceau (Brabant wallon), était décédé dans l’accident. Vingt-sept passagers avaient par ailleurs été blessés.

Le procureur a requis une peine de douze mois d’emprisonnement, dont la moitié avec sursis, à l’encontre du conducteur poursuivi pour homicide involontaire, coups et blessures involontaires ainsi que pour avoir causé un accident de train.

La signalisation le long de la voie était trompeuse et ce cas de force majeure doit mener à un acquittement, a plaidé la défense.

Le machiniste avait déjà plus de 10 ans d’expérience au moment des faits. Selon son avocate, ce samedi-là, il a été envoyé sur le chemin le plus difficile : « La voie 7 contient une énorme quantité d’informations pendant et peu après le départ. Cela est dû à divers changements de trajectoire et au passage de plusieurs aiguillages. Tout cela se passe en très peu de temps. Mon client n’a jamais été confronté à cette situation auparavant ».

La défense a ajouté que son client n’a pas manqué un seul panneau de signalisation. « En raison du changement de voie, le train a dépassé des aiguillages où la vitesse maximale autorisée était de 40 km/h, alors qu’elle était auparavant de 90. Le train a quitté la gare avec un détour, sur un itinéraire où la signalisation était insuffisante ».

Les parents de la seule victime mortelle se sont constitués parties civiles et ont ainsi demandé une indemnisation de 274.000 euros. Quinze victimes blessées se sont également présentées à l’audience avec une déclaration de constitution de partie civile, dont deux ont demandé une compensation d’un euro. Les autres victimes ont réclamé une somme totale de 82.800 euros.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire, Infrabel, s’est constitué partie civile conjointement avec sept assureurs. Ils demandent également un dédommagement symbolique d’un euro. L’État aussi s’est joint aux parties civiles, principalement pour les frais administratifs.

La SNCB, en tant que responsable civil de son employé, a également été appelée à payer les amendes et les frais. L’entreprise ferroviaire n’a cependant été accusée d’aucune infraction pénale.

Le jugement sera prononcé le 9 octobre.