l’industriel Imerys voit son bénéfice net fondre en 2020 – Championnat d’Europe de Football 2020

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Le groupe de minéraux industriels Imerys a vu son bénéfice net chuter de 75,1% en 2020, pénalisé par des dépréciations d’actifs et des ventes en recul sous l’effet de la crise sanitaire, mais a renoué avec la croissance au quatrième trimestre.

Le bénéfice net a reculé à 30,1 millions d’euros en 2020, contre 121 millions d’euros l’année précédente, pénalisé par des dépréciations d’actifs notamment sur sa branche papier, «en baisse structurelle depuis plusieurs années», a détaillé Sébastien Rouge, le directeur financier du groupe, jeudi lors d’une conférence de presse téléphonique.

Avec un chiffres d’affaires en baisse de 12,8%, à 3,8 milliards d’euros, le groupe a subi les effets de la crise sanitaire sur tous ses marchés (-13,5% en Europe-Moyen-Orient-Afrique, -11,7% en Asie-Pacfique, -12,5% sur la zone Amériques), mais s’est repris au quatrième trimestre (+1,7% à périmètre et change constant).

Réduction de 131 millions d’euros des coûts fixes

Au deuxième semestre «la reprise s’est consolidée sur tous nos marchés sous-jacents: construction, automobile et sidérurgie», s’est réjoui Sébastien Rouge, malgré une année difficile pour l’activité «matériaux et solutions de haute performance», qui a vu ses ventes diminuer de 14,3%. Les résultats d’Imerys «peuvent surprendre par leur solidité dans un contexte de choc économique sans précédent», a estimé le directeur général du groupe Alessandro Dazza au cours de la conférence de presse.

Conforté en 2020 à la fois par «la flexibilité de l’entreprise» qui a pu réduire de 131 millions d’euros ses coûts fixes et ses frais généraux, par des rachats en Turquie et à Taïwan et des investissements en Suisse et en Inde, le groupe vise une «amélioration progressive de sa marge d’Ebitda courant en 2021 et 2022», après un recul de 0,9 points (à 16,6%) cette année.

Imerys, qui indique disposer d’une «structure financière solide» – 1,1 milliard d’euros de lignes de crédits non utilisées et 650 millions de trésorerie -, versera un dividende de 1,15 euro par action, soit 97 millions d’euros au total. Le groupe a également indiqué la finalisation de la vente de «ses actifs et activités des filiales nord-américaines de talc» pour 223 millions de dollars le 17 février, conséquence d’un litige historique aux Etats-Unis.