Maurel et prom : Plus de 500 millions d’euros dépréciations d’actifs entraînent Maurel & Prom en lourde perte – Championnat d’Europe de Football 2020

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(BFM Bourse) – Le producteur français d’hydrocarbures (pétrole et gaz) enregistre un résultat net courant légèrement déficitaire mais voit ses comptes s’enfoncer dans le rouge sous le coup de lourdes dépréciations d’actifs, liées à l’ajustement au contexte actuel des hypothèses de prix du brut.

Le plongeon des cours pétroliers n’a pas manqué d’affecter Maurel et Prom au premier semestre, avec une contraction de 38% de ses revenus à 142 millions de dollars (les groupes pétroliers tiennent leurs comptes en dollars, devise de référence du brut) et un résultat net courant tombé dans le rouge, à -61 millions de dollars contre +33 millions sur les six premiers mois de 2019. “En données comptables, les résultats sont plus dégradés à cause d’un peu plus de 500 millions de dépréciations d’actifs (les charges de dépréciation de 474 millions de dollars sur le périmètre consolidé, auxquelles s’ajoutent 40 millions pour les sociétés mises en équivalence, NDLR)”, constate néanmoins John Plassard, directeur adjoint des investissements chez Mirabaud.

“Par conséquent, le résultat net ressort à -606 millions de dollars (environ 512 millions d’euros de perte nette, NDLR) au premier semestre 2020 contre 33 millions de dollars sur la même période en 2019” indique le groupe dans son communiqué publié vendredi avant Bourse.

Les charges de dépréciations enregistrées au passif “correspondant à l’ajustement au contexte actuel des hypothèses de prix du brut et de profils de production et de coûts”, explique Maurel & Prom, qui imite en cela les géants du secteur comme BP, Shell ou Total, dont les dépréciations d’actifs ont atteint des records (près de 17 milliards de dollars pour Royal Dutch Shell, plus de 8 milliards pour le géant français).

Quant aux nouvelles hypothèses de prix du brut, Maurel et Prom anticipe un baril de Brent à 37 dollars en moyenne sur l’année 2020, puis à 43 dollars en 2021, 53 dollars en 2022 et un prix long terme en monnaie constante de 56 dollars. Des prévisions en ligne avec celles des supermajors, dont les anticipations à long terme vont de 50 dollars le baril pour Total à 60 dollars pour Shell (en passant par 55 dollars pour le britannique BP).

En réaction à ces résultats, l’analyste d’Oddo BHF maintient sa recommandation à neutre et son objectif à 2 euros, précisant que le groupe avait déjà annoncé dans le cadre de son point d’activité le 23 juillet qu’il allait passer des dépréciations comprises entre 460 et 500 millions de dollars”. “Le montant de 474 millions n’est dont pas une surprise” ajoute-t-il.

Après avoir ouvert en repli de 2,3%, le titre du pétrolier est revenu en territoire positif avant de rechuter de 1,93% à 1,726 euro vers 11h00. Le titre abandonne toujours près de 39% depuis le début de l’année.

Le producteur français d’hydrocarbures a donc subi l’effondrement des cours en raison de la pandémie de Covid-19 qui a quasiment mis à l’arrêt certains pans de l’économie, comme le transport aérien. Les pays producteurs ont aussi tardé à ajuster leurs production, dans un marché saturé. “Les marchés pétroliers ont été fortement perturbés au premier semestre 2020 (…) mais les cours sont depuis remontés progressivement et se sont stabilisés au-dessus des 40 dollars par baril depuis la mi-juin, notamment à la suite de l’annonce par l’Opep de réductions de production” souligne le groupe.

La production du groupe a en revanche augmenté de 6% entre janvier et juin grâce à l’intégration de la production angolaise (le groupe avait finalisé fin juillet 2019 l’acquisition de la participation de 20% détenue par Ajoco (la Angola Japan Oil Co, une filiale de Mitsubishi qui opère en Angola) dans deux blocs en production et développement situés au large de l’Angola), à 26.917 barils équivalent pétrole par jour.

Maurel & Prom a par ailleurs initié, au deuxième trimestre 2020, un plan de réduction des coûts qui “commence à porter ses fruits” avec “une réduction de 20% des dépenses d’exploitation et d’administration déjà à noter par rapport au premier semestre 2019 à périmètre constant”

Quentin Soubranne – ©2020 BFM Bourse

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