Mondial 2021 : Michaël Guigou, l’éternelle jeunesse – Equipe de France – Foot 2020

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Propulsé capitaine de l’équipe de France alors qu’il était à deux pas de la retraite internationale, l’ailier gauche s’impose pleinement dans ce rôle lors du Mondial en Egypte, où il s’apprête à défier la Suède en demi-finales.

Avec Michaël Guigou, les chiffres donnent le tournis. Ce vendredi, face à la Suède (20h30, BeIn Sport et TMC), le natif d’Apt, dans le Vaucluse, ne disputera rien de moins que sa 15e demi-finale sur le plan international. Et si tout devait bien se dérouler à merveille pour l’équipe de France et lui-même, dimanche, il pourrait remporter son 5e titre de champion du monde, auquel il convient d’ajouter deux médailles d’or olympique (2008 et 2012) et trois sacres européens (2006, 2010 et 2014). Un palmarès irréel, comme seul le handball français est parvenu à en produire dans le panorama du sport collectif hexagonal.

Bientôt la barre des 1.000 buts ?

Dans toute cette quête d’or perpétuelle et cette capacité à s’enraciner au sommet de la discipline pour ceux qui resteront à jamais comme les Experts de la discipline, Guigou a pris une part considérable. Majeure. Qu’un autre chiffre suffit à illustrer : 989. Comme son nombre de buts en sélection. A quelques encablures, donc, de la barre mythique des 1.000 que seuls Jérôme Fernandez, Nikola Karabatic et Frédéric Volle ont atteint dans leur carrière. Une barre que l’ailier gauche aurait peut-être déjà atteint sans ce maudit virus qui a bouleversé totalement le calendrier de 2020, reportant notamment les Jeux olympiques de Tokyo d’un an. Et en même temps, sans le Covid-19, paradoxalement, Guigou ne serait plus là, en équipe de France, puisqu’il avait annoncé sa décision de mettre un terme à sa carrière internationale à l’issue de la grand-messe tokyoïte.

«Je suis très satisfait du comportement et de l’attitude de Mika au sein du groupe. C’est quelqu’un qui a pris de manière pleine et entière la responsabilité d’être capitaine»

Guillaume Gille

Un âge de la retraite qu’il a décidé de repousser. A la fois pour ne pas achever un si beau chapitre de sa vie en catimini. Mais aussi car il se sentait encore en capacité d’apporter à cette sélection. A tel point, même, qu’il a accepté d’en devenir le capitaine en lieu et place de Cédric Sorhaindo. Un rôle qu’il connait bien pour l’avoir longuement occupé à Montpellier et qui ne l’a donc pas changé. A la grande satisfaction de son sélectionneur, Guillaume Gille, qui déclarait à son sujet avant le quart de finale contre la Hongrie : «Je suis très satisfait du comportement et de l’attitude de Mika au sein du groupe. C’est quelqu’un qui a pris de manière pleine et entière la responsabilité d’être capitaine, donc d’accompagner ce groupe dans sa diversité, ses différentes générations. Il fait en sorte qu’une synthèse soit possible entre tous. C’est un vrai relai dans le quotidien, que ce soit sur le terrain ou en dehors, dans la vie du groupe. C’est une belle collaboration que nous sommes en train de vivre.»

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Un capitaine qui a sauvé le navire hexagonal en quarts de finale, alors que la vague hongroise menaçait de l’engloutir en début de match (1-7 pour les Magyars en moins de dix minutes de jeu). Avec son 6 sur 6 aux tirs, Guigou a maintenu la tête hors de l’eau à ses matelots. Même s’il refuse de tirer la couverture à lui. «Tout le monde a eu cette volonté de remettre l’équipe sur les rails, mais nous n’arrivions pas à le faire», expliquait-il jeudi en visioconférence. «Après, en ce qui me concerne, j’étais vraiment très déçu de cette entame car je n’avais pas envie de mettre en confiance la Hongrie. Je ne voulais pas qu’on la mette dans cette disposition-là. J’ai essayé de sortir un peu plus de ma boite pour aider l’équipe et cela m’a souri, tant mieux. Sans parler de mon rôle de capitaine, j’ai la détermination de voir l’équipe de France gagner. Il fallait que nous ayons cette révolte. Elle est venue de moi sur ce quart, et elle pourra venir de n’importe qui d’autre lors des prochains matches.»

«Je ne crois pas que je rajeunisse, mais je vieillis bien»

Michaël Guigou

Sa performance contre la Hongrie n’est évidemment pas passée inaperçue. D’une part car elle est survenue après un début de compétition inhabituellement compliqué pour le joueur de Nîmes, symbolisé par une réussite aux tirs bien en-deçà de ses canons habituels (9 sur 18). Mais aussi car elle a mis en exergue son côté Benjamin Button. A 39 ans, qu’il a fêté ce jeudi, Guigou demeure toujours aussi fringuant, comme s’amusait à le noter son coéquipier Valentin Porte. «J’aime bien voir Mika comme ça. Je l’ai connu dans cette situation à Montpellier. Il est très motivé, il prend son rôle très à cœur et c’est très bien pour l’équipe d’avoir un joueur aussi expérimenté et qui la partage aux autres. Il a les mots justes dans les moments importants. Et ce brassard lui a donné un petit coup de jeunesse à notre Mika.» Une remarque que le principal intéressé a prise avec humour : «Avec la chirurgie, on fait beaucoup de belles choses aujourd’hui. Plus sérieusement, je fais beaucoup d’efforts depuis pas mal d’années, et d’autant plus depuis un an car je veux bien terminer ma carrière. C’est cool car cela me réussit et je me sens bien. Donc je ne crois pas que je rajeunisse, mais je vieillis bien.»

Maintenant, le capitaine entend bien mener ses troupes jusqu’en finale, après deux échecs lors des demi-finales de l’Euro 2018 et du Mondial 2019 (et en passant sous silence le catastrophique Euro 2020 achevé au 1er tour). «C’est sûr qu’on a envie de franchir ce palier sur lequel nous bloquons depuis les départs de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse, confiait-il. Nous avons réussi deux fois à faire de belles compétitions mais à chaque fois en s’écroulant en demi-finales. Atteindre la finale permettrait à ce groupe de continuer à grandir.» Pour cela, il lui faudra se défaire d’une formation suédoise dont il se méfie : «C’est une équipe rajeunie. Par rapport à l’équipe qui nous avait posés beaucoup de soucis au Mondial en 2017 (victoire 33-30 en quarts de finale), il reste juste quelques joueurs. Mais quand on voit les résultats des Suédois depuis le début de la compétition, ils ont quand même été les seuls à battre l’Egypte à la régulière chez elle, et battre le Qatar de 12 buts ce n’est pas rien non plus. S’ils sont là, c’est qu’ils ont du talent et cela sera compliqué.» Mais pas impossible pour ces Bleus et ce capitaine investis d’une mission : revenir au sommet du monde, quatre ans après.