Mondial de handball : l’équipe de France retrouve le bleu de chauffe – Foot 2020

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Mal en point à l’Euro 2020, l’équipe de France a idéalement lancé son Mondial en Égypte, vendredi, en dominant 28-24 la Norvège, vice-championne du monde. Alors que les matchs de préparation avaient été plus que poussifs, avec deux rencontres de reprise très décevantes face à la Serbie, les Bleus ont retrouvé des couleurs, à l’ombre des pyramides. Samedi, ils ont même confirmé face à une équipe autrichienne (35-28). Séduisants face à la Norvège dans ce qui constituait le choc d’ouverture, les Bleus n’ont donc pas eu à trop forcer leurs talents, samedi, face aux Autrichiens : « On a mené tout le match contre la Norvège, aujourd’hui pareil », a souligné l’arrière droit Nedim Remili. Face à un adversaire moins redouté, le sélectionneur Guillaume Gille avait décidé de faire tourner tout son effectif. Ainsi la ligne arrière était quasiment renouvelée avec Timothey N’Guessan hors feuille de match, Kentin Mahé et Luka Karabatic sur le banc. Romain Lagarde (arrière gauche), Nicolas Tournat (pivot) et Adrien Dipanda (arrière droit) ont profité de cette rotation pour s’illustrer, avec Melvyn Richardson (demi-centre) à la place de Dipanda en attaque. Une alternance qui a beaucoup plu au sélectionneur : « Tous les acteurs de cette équipe sont entrés sur le terrain et ont été performants. Ils ont contribué à la performance collective. C’est très important dans la perspective de ce long championnat du monde. Notre jeu d’attaque est bien plus réjouissant à voir qu’il y a quelques jours au début de notre préparation. »

L’alternance a porté ses fruits

Même dans les buts, l’alternance a porté ses fruits. Vincent Gérard, qui avait très peu joué face à la Norvège, s’est lui aussi mis en avant en réalisant 11 arrêts dès la première période (17 au total). Une bonne nouvelle pour l’équipe de France, notamment après la prestation exceptionnelle de son partenaire Wesley Pardin (18 arrêts), deux jours plus tôt, face aux Nordiques. Mais, comme pour bien montrer qu’il était toujours le numéro 1, Vincent Gérard s’est aussi offert deux buts dans les cages vides autrichiennes. « Wesley a été très performant le premier match, il n’y avait pas de raison que je rentre. On est tous projetés vers un objectif commun et c’est lui qui doit prédominer », avant d’ajouter, manière de démontrer qu’il acceptait la concurrence : « Il y a des moments où j’étais numéro 2 et où j’ai joué des matchs importants, des moments où j’étais numéro 1 et où je n’ai pas joué des matchs importants. En fin de compte, ça m’importe peu, pour peu que ça se passe bien pour tout le monde et qu’on aille au bout. »

« Rentrer le maximum de points »

Qualifiée donc pour le tour principal, après deux succès probants, l’équipe de France devra malgré tout continuer sur cette lancée dès aujourd’hui face à la Suisse afin d’entamer la suite de la meilleure façon possible : « Le prochain obstacle, c’est la Suisse ! En cas de nouvelle victoire, cela nous permettra de rentrer avec le maximum de points dans le tour principal et de nous mettre dans les meilleures conditions dans cette poule compliquée et d’envisager les quarts de finale », a rappelé le sélectionneur, qui ne veut rien lâcher à ses troupes. Une gageure que semble vouloir assumer les joueurs, à l’image de l’ailier doit Valentin Porte : « On ne gâche pas, on continue à avancer comme ça, à augmenter notre niveau et à retrouver un peu de niveau de rouleau compresseur, cette envie de rouler sur tout le monde. »