Moteurs diesels et essence : comment l’Europe va pousser les thermiques vers la sortie en 2035: modèles, essais, avis et vidéos – Foot 2020

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Fin 2020, la Commission Européenne avait annoncé son intention d’interdire les thermiques à la vente en 2035. Diesels et essence passeraient donc à la trappe, sans pour autant que l’institution ne donne plus d’indications sur les détails de cette interdiction. On en sait désormais un peu plus sur l’arsenal législatif qui sera progressivement déployé pour forcer essence et diesels vers la sortie.

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La proposition de loi de la Commission sera officiellement formulée en juin 2021, mais l’euro-député français, Pascal Canfin, président de la commission environnement du Parlement, a déjà discuté de son projet devant les députés français. Et visiblement, plutôt que d’ancrer dans la loi l’interdiction de commercialiser une voiture à moteur à combustion, la fin du thermique s’appuiera sur un mécanisme déjà connu : les objectifs CO2.

“En 2035, le standard de CO2 sera tellement strict que, en l’état actuel des technologies et des anticipations sur les technologies thermiques essence et diesels, les motorisations ne pourront pas être compliantes avec le nouveau standard”, a annoncé Pascal Canfin. Une pression sur les constructeurs que l’on imagine progressive, au fil des années.

Des objectifs CO2 déjà controversés

Ces normes CO2, en place depuis 2020, ont déjà causé quelques maux de têtes à certains groupes, comme Volkswagen, qui n’a pas pu atteindre ses objectifs. Et dans la pratique, la définition de ces cibles CO2 est encore sujette à controverse. En effet, l’objectif de grammage est adapté au poids moyen des véhicules vendus par une marque, ce qui avantage par exemple les Allemands, spécialistes des SUV de luxe généralement lourds. Leurs objectifs sont donc assouplis.

D’autres mécanismes permettent ensuite aux groupes d’améliorer leurs chiffres : la vente de voitures électriques ou hybrides rechargeables donne lieu à l’obtention de “crédits”, qui peuvent être utilisés pour compenser certains modèles polluants. Enfin, les constructeurs sont autorisés à se rassembler en “pools”, qui comptent vers la même cible CO2. En 2020, FCA (désormais Stellantis) a par exemple signé un accord avec Tesla, ce qui lui permet de bénéficier des crédits électriques de la marque d’Elon Musk.

Bref, si l’Europe compte s’appuyer sur cette norme pour forcer les constructeurs vers le 100 % électrique, il est probable que ces petites largesses disparaissent progressivement.

Source : Auto Actu via CCFA

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