Parti pour 100 M€ en 2020, Infidis s’est contenté de faire un peu mieux qu’en 2019 – Championnat d’Europe de Football 2020

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La crise sanitaire a (provisoirement) cassé la remarquable dynamique de croissance que le VAR parisien connaissait depuis plusieurs années. Après une nouvelle poussée spectaculaire (+27%) de ses revenus en 2019 – en quatre ans, son chiffre d’affaires a doublé, passant de 34 à 70 M€ – et compte tenu de l’engouement croissant du marché pour l’hyperconvergence – qu’il a été l’un des premiers à promouvoir dès 2015 – Hervé Abraham, son PDG, avait de bonnes raisons de penser que l’activité de la société allait continuer de progresser au même rythme en 2020. Son premier trimestre record, lui a même laissé penser qu’elle pourrait atteindre les 100 M€ sur son exercice 2020 (période allant d’octobre 2019 à septembre 2020).

Mais c’était sans compter sur le Covid-19. D’autant qu’une part importante de sa clientèle (Air France, Amadeus, Pierre & Vacances, Euro Disney…) relève des secteurs les plus impactés par la crise. Pour autant, s’il n’a pas progressé dans les proportions espérées initialement, son chiffre d’affaires ne s’est pas effondré. Il s’est maintenu au niveau de celui de 2019, le surpassant même de quelques centaines de milliers d’euros. Une performance que le VAR doit à son expertise en matière d’hyperconvergence, qui lui a ouvert les portes d’un grand nombre de nouveaux clients. Et le succès grandissant de ses offres de services – notamment l’assistance technique, qui représente désormais 40 personnes, soit près de la moitié de son effectif – a contribué à soutenir sa marge.

Le bilan de l’année 2020 est donc plutôt positif pour Hervé Abraham. Et l’exercice 2021 ne s’annonce pas si mal. Certes, beaucoup de clients restent à l’arrêt. Mais les quatre premiers mois de l’exercice ont été en ligne avec ceux de 2020 et l’activité est susceptible repartir très vite dans les secteurs sinistrés dès lors que la crise sanitaire se résorbera. Reste l’incertitude de savoir quand cela se produira.