pas d’explosion du chômage en 2020 – Championnat d’Europe de Football 2020

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La hausse du nombre de demandeurs d’emploi en Europe s’est avérée moins importante que prévu. L’an passé, le taux de chômage a ainsi augmenté de 0,9 point dans la zone euro et de 1 point dans l’Union européenne.

 

Si la tendance baissière du marché de l’emploi européen ne faisait aucun doute depuis plusieurs mois, conséquence directe de la pandémie et de ses multiples impacts sur la société, le bilan final s’avère moins catastrophique qu’imaginé. Selon Eurostat, l’office continental des statistiques, le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait à 8,3 % à fin décembre 2020 dans les dix-neuf pays qui composent la zone euro, soit 0,9 point de plus qu’un an plus tôt.

 

Le rôle clé des mesures de chômage partiel

 

A plus large échelle, soit dans les 27 pays de l’Union européenne, une courbe quasi-identique est observée. Le taux de chômage s’élevait ainsi à 7,5 % à fin 2020, présentant donc une hausse de 1 point comparé à 2019. Le chômage avait fortement augmenté au printemps 2020, sous l’effet de la récession historique provoquée par le confinement généralisé de la population. Il avait ensuite reculé à partir de l’été, grâce à une forte reprise économique, avant que le retour de mesures de restrictions durant l’automne et l’hiver provoque une nouvelle dégradation.

 

Compte tenu de la récession provoquée par la pandémie de Covid-19, le recul final est dont plutôt contenu, ont souligné des analystes. “Vu l’effondrement de l’économie l’an dernier, c’est impressionnant” de voir à quel point les mesures de chômage partiel “ont réellement permis de limiter les pertes d’emplois”, a commenté Jessica Hinds de Capital Economics.

 

Les moins de 25 ans fortement touchés

 

Selon Eurostat, le chômage touchait 16 millions d’hommes et de femmes en décembre dans l’UE, dont 13,671 millions parmi les 19 Etats de la zone euro. La République tchèque affichait le taux de chômage le plus faible, à seulement 3,1 % de la population active, devant la Pologne (3,3 %) et les Pays-Bas (3,9 %). Les taux de sans-emploi les plus élevés étaient enregistrés en Espagne (16,2 %), en Lituanie (10,1 %), en Italie (9 %) et en France (8,9 %).

 

Ces pays sont aussi ceux où le chômage des jeunes atteint les niveaux les plus inquiétants. Plus de quatre jeunes de moins de 25 ans sur dix ne travaillent pas en Espagne (40,7 %), près d’un sur trois en Italie (29,7 %), et près d’un sur quatre en France (23,4 %) tout comme en Suède (23,8 %). Au sein de la zone euro, le chômage des jeunes s’élevait à 18,5 % à fin décembre, soit 0,4 point de plus qu’un mois plus tôt et surtout 3 points de plus qu’à fin 2019. (Avec AFP)