Plus très loin du pair, l’obligation Samsonite 3,50% en euro se reprend en cette fin d’année – Euro 2020

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Rassurés par l’arrivée d’un vaccin et peut-être par la réorientation stratégique opérée par l’entreprise, les investisseurs sont revenus à l’achat ces dernières semaines sur l’obligation au coupon de 3,50% que Samsonite, premier bagagiste mondial, s’engage à rembourser en 2026.

A ce jour, le titre affiche toutefois encore une décote en regard de son prix d’émission. Il peut en effet être acheté sous le pair à un cours indicatif de 96,15% du nominal, avec en parallèle, un rendement annuel à l’échéance qui pointe au dessus des 4%.

Un niveau de rémunération plutôt élevé en regard des rendements en euro considérés comme sans risque par le marché, et qui fait écho au rating spéculatif B- accordé par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Ré-orientation stratégique

En toile de fond, le numéro un mondial des bagages et des valises fait face à la pire année de son existence, la pandémie ayant impacté significativement les détaillants et l’industrie du transport aérien.

Faut-il rappeler que plusieurs mois durant, les gens n’ont pour ainsi dire pas voyager et n’ont donc plus eu besoin de valises, un segment duquel Samsonite tire les deux tiers de son chiffre d’affaires.

Egalement propriétaire des marques Tumi et American Tourister, la société fondée dans le Colorado a ainsi vu son chiffre d’affaires chuter de 58% au sortir des neuf premiers mois de l’année.  

En réponse à ce coup du sort et alors que la pandémie continue de dévaster le commercial mondial de la bagagerie, Samsonite entend se focaliser davantage vers les produits moins dépendants des voyages, et se renforcer dans le segment des sacs à dos, sacs à mains et autres sacs d’affaires.

« Cette tendance était déjà sous-jacente et la pandémie n’a fait qu’accélérer les choses », a signalé dernièrement Paul Melkebeke, nouveau président de la société pour la région Asie Pacifique et le Moyen-Orient.

Samsonite a en outre pris un certain nombre de mesures visant à rationaliser sa structure organisationnelle. Selon sa déclaration trimestrielle, le groupe a fermé jusqu’en septembre plus de 10% de ses magasins lui appartenant, et a dû au passage, tailler dans ses effectifs.