Que vaut la nouvelle génération croate ? – Euro 2020

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Surclassée tout simplement ! La Croatie n’a rien pu faire contre une équipe du Portugal survoltée et s’est inclinée 4-1. Une contre-performance de taille, mais qui ne doit pas faire oublier certaines bonnes choses entrevues lors des derniers matches. Finaliste de la Coupe du monde 2018 avec sa génération dorée, la Croatie a eu ensuite du mal à passer à autre chose. S’inclinant 6-0 contre l’Espagne lors de leur entrée en lice dans la première édition de la Ligue des Nations, les Vatreni ont terminé derniers d’un groupe où figurait l’Angleterre. Balbutiant leur football pendant un petit moment, ils ont cependant su trouver un équilibre et ont terminé premier de leur groupe de qualification pour l’Euro 2020 devant le Pays de Galles, la Slovaquie et la Hongrie. Alors, équipe en bout de course ? Ou juste en transition ? La question se pose. Et on se dirige plus vers la deuxième option. Dotée d’une colonne vertébrale vieillissante ainsi que de 7 trentenaires dans son groupe à la Coupe du monde 2018 (Danijel Subasic, Ivan Strinic, Vedran Corluka, Luka Modric, Ivan Rakitic, Nikola Kalinic et Mario Mandzukic), la Croatie a apporté du sang frais en faisant éclore une nouvelle génération.

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C’est simple, dans la dernière liste proposée par le sélectionneur Zlatko Dalic, 12 joueurs qui étaient là à la Coupe du monde 2018 n’étaient pas présents. Certes, certains éléments comme Luka Modric, Lovre Kalinic, Ivan Rakitic ou encore Josip Pivaric ne sont pas hors-jeu et leur absence de cette liste est loin d’être rédhibitoire. Cependant, cela témoigne d’une volonté de renforcer l’équipe à chaque ligne et d’apporter une véritable concurrence. Au poste de gardien but, Danijel Subasic (35 ans) a pris sa retraite après la Coupe du monde 2018 et son successeur était tout annoncé avec Lovre Kalinic. Cependant, le portier de 30 ans est depuis deux ans en situation d’échec. Titulaire dans les bois, lors de certaines défaites fâcheuses face à l’Espagne (6-0), l’Angleterre (2-1) et la Hongrie (2-1), il n’a pas rassuré. Pire, il a payé aussi sa situation en club avec un flop retentissant à Aston Villa. Son prêt à Toulouse en fin de saison dernière n’a pas arrangé les choses. Du coup, celui qui était numéro 3 en 2018, Dominik Livakovic (25 ans), s’est installé. Incontournable avec le Dinamo Zagreb, le natif de Zadar s’est montré très solide et rassurant, et se retrouve désormais un solide portier numéro un. Déjà un chantier d’achevé pour la Croatie.

Une défense loin d’être rassurante

La défense, elle n’est pas encore au point comme l’on a pu voir face au Portugal. Défenseur central de formation, Tin Jevdaj (24 ans) est pourtant celui qui dispose pour le moment du statut de numéro un où il a pris l’avantage sur Karlo Bartolec (25 ans). Mais la situation pourrait évoluer selon l’état physique de Šime Vrsaljko (28 ans). Enchaînant, les pépins depuis l’automne 2018, ce dernier a retrouvé le groupe et a tout à fait les moyens de redevenir titulaire s’il retrouve une certaine régularité et du temps de jeu à l’Atlético de Madrid. Sur le flanc gauche, c’est bien plus clair. Le latéral des Glasgow Rangers Borna Barišić (27 ans) s’est imposé assez facilement. Le souci provient surtout de la défense centrale. Pourtant très solide par le passé, la charnière composée de Domagoj Vida (31 ans) a et Dejan Lovren (31 ans) est clairement sur le déclin. Pourtant cela ne semble pas être un problème individuel puisque le premier reste un cadre du Besiktas alors que le second a plutôt montré des choses intéressantes depuis son arrivée au Zenit. Assez lente, cette défense aura bien besoin d’un peu de jeunesse et compte tenu de sa montée en puissance, Duje Ćaleta-Car (23 ans) apparaît comme la meilleure option. Dans une forme éclatante avec l’Olympique de Marseille, il a juste besoin d’avoir plus de responsabilités en sélection lui qui ne compte que 5 capes pour l’instant. Révélation de la dernière saison en Russie, se montrant impitoyable dans les duels, le joueur du Rubin Kazan Filip Uremovic (23 ans) se présente lui aussi comme une alternative d’avenir.

Si la défense est en pleine mutation et n’apporte pas beaucoup de sérénité pour l’instant même si le matériel est là, le milieu exact doit être trouvé. Misant désormais sur un 4-2-3-1 en lieu et place du traditionnel 4-3-3. Cela est dû à l’explosion de Nikola Vlasic. Le milieu offensif de 22 ans est le nouveau phénomène de la Croatie. Cartonnant au CSKA Moscou où il est quasiment nommé homme du match à chaque rencontre, le natif de Split a pris en importance et reste sur 3 buts sur ses 7 dernières capes avec la Croatie même si son apport au jeu ne se limite pas aux statistiques. Doté d’une grande vision de jeu, il est tout doucement en train de prendre les clefs du jeu de la sélection. Ce qui rend les places au milieu de terrain très chères derrière lui. La concurrence concerne Marcelo Brozovic (27 ans), Luka Modric (34 ans) Mateo Kovacic (26 ans) ou encore Mario Pasalic (25 ans). Si le premier est indiscutable et assure la première relance, la deuxième place est davantage disputée. Même si Luka Modric est vieillissant, Mateo Kovacic n’arrive pas à afficher en sélection le niveau qu’il démontre à chaque match à Chelsea. Le joueur du Real Madrid a l’avantage même si un milieu Brozovic-Kovacic derrière Modric est envisageable. Le risque est cependant de brider Nikola Vlasic en le plaçant sur l’aile droite.

Une animation à trouver, mais de belles choses à noter

Offensivement aussi, il reste encore un équilibre à trouver même si le matériel est impressionnant comme dans l’entrejeu. Dans les couloirs, Ante Rebic (26 ans) qui cartonne à l’AC Milan et Ivan Perisic (31 ans) disposent d’un petit avantage et sont assez performants sous le maillot croate. Cependant, Josip Brekalo (22 ans) la nouvelle sensation croate qui joue à Wolfsbourg toque à la porte et prend de plus en plus de place. De plus, l’ailier du Dinamo Zagreb, Mislav Orsic (27 ans) propose lui aussi un profil percutant en sortie de banc. L’animation doit encore être travaillée, mais on reste sur quelque chose d’assez positif avec 13 buts marqués sur les 6 derniers matches. L’équilibre reste encore une fois un souci avec le seul Marcelo Brozovic a vocation défensive devant la défense, mais si la ligne défensive retrouve de l’assurance avec notamment l’apport de Šime Vrsaljko et Duje Ćaleta-Car, cela pourrait déjà aider le système des Vatreni. Enfin, un poste reste en suspend, celui de numéro 9. Mario Mandžukić a longtemps été indiscutable et laisse un grand vide depuis sa retraite après la Coupe du monde 2018.

Après lui plusieurs joueurs ont été testés comme Ivan Santini, Marko Livaja, Ante Rebic (qui est meilleur sur un côté que seul en pointe), Bruno Petkovic et Andrej Kramaric. C’est entre les deux derniers que ça se joue en ce moment. Bien que performant à Hoffenheim, Andrej Kramaric n’est pas assez tueur devant le but et n’a marqué que 3 fois en 9 rencontres depuis la Coupe du monde 2018, il est en revanche important dans l’aspect collectif et aime davantage combiner avec ses coéquipiers que Bruno Petkovic. Appelé depuis mars 2019, le buteur du Dinamo Zagreb a déjà inscrit 6 buts en 9 capes et semble prendre tout doucement l’ascendant. Il faudra prouver contre des adversaires plus coriaces que ceux rencontrés en qualification de l’Euro, mais son évolution est plutôt positive. Si les travaux ne sont pas du tout terminés et qu’il y a encore des points à corriger dans cette équipe, la Croatie avance dans le bon sens. Malgré la défaite 4-1 face au Portugal, la France devra prendre au sérieux cet adversaire qui est en train d’avancer sur sa transition générationnelle (match à suivre en live sur notre site).