Rentrée étudiante. Le budget s’alourdit, plus de 30 euros par mois pour les masques – Euro 2020

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Loyers, transports… Et masques. Le coût de la vie étudiante va encore augmenter, avec pour cette rentrée 2020 des dépenses supplémentaires liées à la pandémie.

Selon le syndicat UNEF, les loyers et transports plomberont à la rentrée 2020 le budget des étudiants, avec une hausse de 3.69 %, contre 2.83 % en 2019.

Comme chaque année, le loyer est le principal poste de dépense, absorbant 69 % du budget mensuel des étudiants. Le loyer moyen passe de 522 € par mois à 535 € (+2,41 %).

Cette même crainte a été exprimée par la Fédération des Associations Générales Étudiantes, qui publie pour la 18e année son baromètre du coût de la rentrée. Selon un article du Parisien paru le 17 août, qui dévoile les résultats de cette étude, cet indicateur affiche pour 2020 une augmentation moyenne des dépenses (en comptant les frais de rentrée et ceux de la vie courante) de 2,5 % en Ile-de-France et 3 % en région par rapport à 2019.

Malgré le gel des frais universitaires et celui du ticket de resto U à 3,30 € (qui passe même à un euro pour 780 000 boursiers), les hausses s’accumulent, portant à 2 361,00 € en moyenne le coût de la rentrée pour un étudiant de 20 ans en licence, non boursier et n’habitant pas chez ses parents. Soit 76 € de plus qu’en 2019.

Dans le cas type étudié par la fédération (un étudiant de 20 ans à l’université, non boursier, qui ne vit plus chez ses parents), c’est le loyer qui augmente le plus fortement cette année (+ 2,73 %). Le ticket de caisse pour la nourriture et l’habillement s’annonce quant à lui 2,4 % plus cher qu’en 2019, tandis que la facture de téléphone grimpe de 2 %.

Un budget masque évalué à 31,75 € par mois

Ce bond s’explique principalement par l’augmentation des frais de la vie courante (+5,1 %), et l’apparition d’une nouvelle ligne dans le budget des étudiants : celle des masques qu’il faudra porter pour aller en cours, relève la présidente de la Fage, Orlane François, particulièrement inquiète pour ce public à la frontière des seuils d’obtention des bourses, qui va subir fortement ces augmentations.

Pour l’UNEF, deux facteurs sont à prendre en compte. Tout d’abord, l’obligation du port du masque « crée de nouvelles dépenses » (+230 € par an), écrit l’Unef mais surtout « nombre d’entre nous ont vu leur contrat rompu ou non renouvelé du fait de la crise sanitaire et économique ».

Par manque de moyens, des étudiants pourront être tentés de porter le même masque plusieurs jours d’affilée en cours, rendant totalement inefficace la protection dans les amphis.

Selon les calculs de la Fage, à raison de trois masques jetables par jour, le budget gestes barrière s’élève à 31,75 € par mois. Très peu ont de quoi laver correctement chez eux des masques en tissu, c’est une dépense qui va peser lourd, assure la porte-parole du syndicat étudiant, qui demande à l’État de doter les universités en budget supplémentaire pour distribuer gratuitement dès la rentrée le nouvel accessoire indispensable de la rentrée Covid-19.