Résultats 2020 très solides pour D’Ieteren, qui augmente fortement son dividende – Championnat d’Europe 2020

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D’Ieteren, connu entre autres pour importer en Belgique les véhicules du groupe VW, a clôturé 2020 sur des résultats “très solides” malgré une année “anormale” marquée par la crise, s’est félicité lundi le groupe coté en Bourse. Sa filiale de vitrage automobile Belron a, particulièrement, connu une nouvelle année record. L’entreprise relève dès lors fortement le dividende pour 2020, à 1,35 euros par action, contre 1 euro en 2019.

Les analystes interrogés par Bloomberg avaient prévu en moyenne un dividende de 1,10 euro par action.

L’indicateur-clé de performance du groupe, le résultat consolidé ajusté avant impôts, a progressé de 11,2% pour s’établir à 332,7 millions. Cela malgré une baisse de 10,1% du chiffre d’affaires du groupe, à 7,217 milliards d’euros, contre plus de 8 milliards un an plus tôt. La reprise a été forte et profitable au cours du second semestre de l’année, justifie D’Ieteren.

Le flux de trésorerie disponible ajusté s’est, lui, considérablement amélioré, atteignant 391 millions d’euros. Fin 2020, la trésorerie nette au niveau du groupe s’élevait à 1,455 milliard d’euros.

Belron a connu un repli des ventes de 7,5% mais a réussi à améliorer son résultat ajusté avant impôts, part du groupe, de 44,6%. La filiale de vitrage automobile a en effet réalisé une augmentation importante de ses bénéfices et de ses marges, principalement grâce aux initiatives de maîtrise des coûts, à l’amélioration de la productivité et à la contribution croissante du recalibrage et de la pénétration des produits et services à valeur ajoutée.

Du côté de la filiale D’Ieteren Automotive, qui importe en Belgique les véhicules du groupe VW (VW, Audi, Seat, Skoda, Porsche, etc.), le groupe parle de “bonne résilience” et de bonne résistance vu le contexte économique. Sa part de marché s’est améliorée de 80 points de base et représente désormais 23,6% du marché belge des voitures neuves. Un marché qui a enregistré un repli de 19,7% l’an dernier en raison de la crise.

Le repli des ventes (-11,5%) et du bénéfice avant impôts ajusté (-19,9%) reflète principalement une diminution des volumes d’importation, partiellement atténuée par un mix positif et une maîtrise des coûts.

Enfin, du côté de Moleskine, la performance a été sévèrement atténuée par la crise, les ventes diminuant de 37,6% et le résultat ajusté avant impôts clôturant l’année à -13,5 millions d’euros. Le fabricant italien de carnets de notes et accessoires de lecture, qui avait également affiché des résultats décevants en 2019, reste donc une source d’inquiétude pour D’Ieteren.

Pour 2021, et en dépit de l’incertitude persistante, D’Ieteren s’attend à voir son résultat consolidé ajusté avant impôts croître d’au moins 25% par rapport aux 332,7 millions de l’an dernier. Cela toutefois en l’absence de nouveaux confinements ou de confinement plus sévère que celui actuellement en vigueur.