ROTHSCHILD & CO en hausse grâce à la bonne résistance de ses principales divisions – Championnat d’Europe de Football 2020

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(AOF) – Rothschild & Co gagne 1,19% à 29,75 euros, les résultats 2020 de ses deux principales divisions, le conseil financier et la Banque privée et gestion d’actifs ayant bien résisté aux conditions difficiles induites par le Covid-19. L’année dernière, le groupe financier a vu son résultat net, part du groupe, reculer de 34% à 161 millions d’euros et son résultat d’exploitation baisser de 16% à 374 millions d’euros. Les revenus du groupe financier ont pour leur part baissé de 4% à 1,799 milliard d’euros.

Les comptes ont été pénalisés par la division Merchant Banking (capital-investissement et de dette privée), dont le résultat d’exploitation est tombé à 57,4 millions d’euros, contre 111,2 millions d’euros en 2019. Ce métier a été confronté à la forte contraction des revenus liés à la performance des investissements.

Le résultat d’exploitation du conseil financier (fusions-acquisitions et financement), en excluant le montant relatif aux investissements liés au développement de l’activité de fusions-acquisitions en Amérique du Nord, s’est élevé à 178 millions d’euros, en comparaison avec 182 millions d’euros en 2019. Il en ressort une marge opérationnelle de 15,6%, en repli de 0,1 point. Elle se maintient dans sa fourchette cible sur le cycle.

Le résultat d’exploitation de la Banque privée et gestion d’actifs a progressé de 2% à 74 millions d’euros, soit une marge opérationnelle de 14,9% contre 14,8% en 2019. La collecte nette 2020 s’est élevée à 0,7 milliard d’euros grâce à la Banque privée, qui a attiré 2,9 milliards d’euros, en hausse de 16%. Les encours ont progressé de 3% à 78,1 milliards au 31 décembre 2020.

Le dividende 2020 est limité à 0,70 euro par action à la suite de non-versement du dividende 2019 de 0,85 euro. En conséquence, Rothschild & Co prévoit de verser au quatrième trimestre 2021 un acompte exceptionnel sur dividende de 1,04 euro par action, sous réserve de la levée des restrictions.

S’agissant des perspectives de l’activité de Conseil financier, Rothschild & Co envisage pour 2021 la poursuite de la tendance positive observée au cours des derniers mois de 2020, tout en restant prudents. Son portefeuille de mandats demeure élevé dans l’ensemble des activités et dépasse les niveaux observés à la même époque l’an dernier.

Concernant l’activité Banque privée et gestion d’actifs, après une performance solide en 2020, il anticipe toujours l’impact négatif lié à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt. La collecte de la Banque privée continue à résister mais les niveaux actuels seront difficiles à maintenir, compte tenu des restrictions imposées par la COVID-19.

Dans le métier de Merchant Banking, la croissance des revenus récurrents devrait se poursuivre car plusieurs fonds ont récemment été clôturés et de nouveaux fonds sont en cours de levée. En conséquence, les activités de gestion de fonds continueront de représenter un important moteur de rentabilité pour l’activité et le groupe.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Points-clés

– Groupe de conseil financier indépendant créé il y a plus de deux siècles ;

– Revenus de 1,3 Md€, répartis entre le conseil pour 66 %, la banque privée et gestion d’actifs pour 25 % et le capital-investissement et dette privée (11,3 Mds€ d’actifs sous gestion) pour 9 % ;

– Modèle économique fondé sur trois grands piliers :

– le conseil : fortes positions -5ème rang mondial par les revenus et 2ème par le nombre de transactions conclues- à l’international avec une approche globale dans les fusions-acquisitions, le conseil stratégique, la restructuration de la dette,

– la banque privée et la gestion d’actifs : essentiellement en Europe,

– le conseil en Europe : fortes positions en fonds de dette privée avec une approche Europe/Etats-Unis ;

– Historique de retour aux actionnaires et de croissance des revenus à long terme ;

– Renforcement du concert familial dans le capital, contrôlé à 51,15 % en actions et 63,45 % en droits de vote, David de Rothschild étant président du conseil de surveillance et Alexandre de Rothschild président du conseil de gérance ;

– Solidité de la situation financière avec un Tier 1 élevé de 20 % à fin mars et des actifs liquides à 58 % du total des actifs.

=/ Enjeux /=

– Stratégie spécifique pour chaque activité :

– conseil : renforcer la position de leader en Europe, accroître les parts de marché aux Etats-Unis, accélérer la croissance dans le reste du monde et dégager plus de synergies entre les activités (1O à 20 % des entrées de capitaux en gestion d’actifs proviennent du conseil et du capital investissement),

– gestion d’actifs : accélérer la croissance dans les 3 pays cœur de métier (France, Suisse et Royaume-Uni), réduire les coûts et porter la marge autour de 80 %, dégager plus de synergies n poursuivre l’intégration de l’ex-Martin Maurel,

– capital investissement : accroitre les revenus récurrents, renforcer le positionnement de spécialiste des midcaps en Europe et Etats-Unis ;

– Stratégie d’innovation centrée sur la sécurité des systèmes d’information ;

– Stratégie environnementale :

– intégration des critères extra-financiers dans la politique d’investissement (100 % d’ici 2022),

– élargissement de l’offre de fonds « verts » ;

– d’ici 2025, réduction de 10 % par ETP des émissions de CO2 (100 % de l’électricité des bureaux tirée d’énergie renouvelable), réduction de 10 % par ETP de la consommation d’énergie et taux de recyclage de 80 %,

– partenariats dans la biodiversité et la reforestation ;

– Intégration opérationnelle du britannique Livingstone, spécialisé dans le conseil aux entreprises de taille moyenne ;

– Confirmation des succès dans les levées de fonds, en dettes privées et tranches subordonnées.

=/ Défis /=

– Sensibilité aux marchés financiers ;

– En Europe, ralentissement des introductions en Bourse depuis 4 ans ;

– Forte disparité entre les marges, celle du capital-investissement étant près de 3 fois supérieure aux deux autres activités ;

– Impact de la pandémie : recul de 7 % des revenus et bénéfice net diminué de moitié ;

– Réaction à la pandémie : baisse des coûts liés aux rémunérations variables ;

– Anticipation 2020 : vers un exercice défavorablement impacté par le Covid après un repli des revenus du 2nd semestre dans les branches conseil financier et banque privée & gestion d’actifs et une croissance des revenus en capital-investissement et dette privée ;

– Suspension du dividende de 0,85 € dont le versement est repoussé au « moment approprié ».