Un autre gros nom renonce aux Internationaux des États-Unis – Euro 2020

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Une nouvelle tête d’affiche en moins: Simona Halep a renoncé lundi à sa participation aux Internationaux des États-Unis, le tournoi du Grand Chelem new-yorkais faisant face à une véritable hécatombe dans les tableaux féminins et masculins en raison de la crise du Covid-19.

Les doigts d’une main sont désormais trop nombreux pour compter les joueuses du top 10 mondial qui se présenteront à partir du 31 août sur les courts de Flushing Meadows.

Exit la N.1 mondiale Ashleigh Barty, la tenante du titre et 6e mondiale Bianca Andreescu, et désormais la N.2 mondiale, Simona Halep.

«Après avoir soupesé tous les facteurs et les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous vivons, j’ai décidé que je ne voyagerais pas vers New York pour disputer l’US Open», a écrit la Roumaine de 28 ans, qui compte Roland-Garros 2018 et Wimbledon 2019 à son palmarès et vient de gagner le tournoi de Prague dimanche.

«J’ai toujours dit que je placerai ma santé au coeur de ma décision et c’est pourquoi je préfère rester en Europe et m’entraîner», a ajouté Halep, soulignant toutefois les efforts mis en place par la fédération américaine de tennis et la WTA pour la tenue d’un US Open dans un environnement sûr.

Occasion en or pour Serena?

Du top 10 de la WTA, il ne reste donc plus que la Tchèque Karolina Pliskova (N.3), les Américaines Sofia Kenin (N.4) et Serena Williams (N.9) et la Japonaise Naomi Osaka (N.10).

Dans ces circonstances, l’US Open 2020 représente une occasion en or pour Serena Williams: l’Américaine de 38 ans tente depuis janvier 2017 et son 23e sacre en Grand Chelem de rejoindre l’Australienne Margaret Court et ses 24 sacres majeurs au sommet du Panthéon du tennis féminin.

Depuis, elle a échoué à quatre reprises sur la dernière marche: en finale de Wimbledon 2018 contre l’Allemande Angelique Kerber, de l’US Open 2018 contre Osaka, de Wimbledon 2019 contre Halep et de l’US Open 2019 contre Andreescu.

Sa défaite en quarts de finale du tournoi de Lexington (Kentucky) la semaine dernière contre sa modeste compatriote Shelby Rogers (116e mondiale avant le tournoi), n’est toutefois pas venue la rassurer.

En raison de la pandémie de Covid-19, le tennis féminin a été mis à l’arrêt le 8 mars (finales des tournois de Lyon en France et de Monterrey au Mexique) et n’a repris ses activités que le 3 août à Palerme.

Et l’ombre menaçante du nouveau coronavirus continue de planer au dessus du circuit, comme l’a montré la reprise à Palerme (une joueuse testée positive et placée à l’isolement).

Sans Federer et Nadal, avec Djokovic

A New-York, un protocole sanitaire strict sera appliqué, notamment des tests réalisés pour les participants, avant leur départ pour New York, à leur arrivée et tout au long de leur séjour, à raison d’une à deux fois par semaine. Surtout, le tournoi se disputera sans spectateur.

L’hécatombe observée dans le tableau féminin n’épargne pas le tableau masculin: pour la première fois depuis 1999, l’US Open sera privé de Rafael Nadal et de Roger Federer.

L’Espagnol aux 19 titres du Grand Chelem a renoncé en raison des conditions sanitaires et de la “folie” du calendrier proposé par l’ATP, alors que le Suisse, détenteur du record de victoires en Grand Chelem (20), a dû se faire opérer une seconde fois du genou droit et a d’ores et déjà mis un terme à sa saison.

Prenant le contre-pied de Nadal, Novak Djokovic, N.1 mondial et détenteur de 17 titres majeurs, a décidé de se rendre à New York pour le Masters 1000 de Cincinnati (22-30 août) et l’US Open (31 août-13 septembre).

Dominic Thiem (N.3), Daniil Medvedev (N.5, tenant du titre à Cincinnati et finaliste de l’US Open), Stefanos Tsitsipas (N.6) et Alexander Zverev (N.7) seront également présents.

En revanche, Gaël Monfils (N.9), Fabio Fognini (N.11) et Stan Wawrinka (N.17 et sacré à Flushing Meadows en 2016) manqueront à l’appel.