Une folle année 2020 sur les marchés financiers – Foot 2020

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Une folle année 2020 sur les marchés financiers - Foot 2020

Pour celui qui se serait coupé du monde au début de 2020, la lecture des performances des principales places boursières pendant cette période ne lui permettrait pas de deviner qu’une pandémie a touché l’ensemble de la planète. « C’est très perturbant, car on ne peut pas imaginer tout ce qui s’est passé dans ce laps de temps », avoue Vincent Mortier, le directeur adjoint des gestions chez Amundi. Certes, la Bourse de Paris termine l’année 2020 dans le rouge, mais avec un recul, somme toute, modeste, d’environ 6 % de l’indice CAC 40 (toutes les performances ont été relevées à la clôture des marchés du mardi 29 décembre). Presque normal après l’année 2019, où l’indice des 40 principales valeurs françaises avait progressé de 26,37 %, sa meilleure performance en vingt ans. L’ensemble des places européennes ont marqué le pas en 2020, comme en témoigne l’indice Euro Stoxx 50, qui se replie de plus de 4 %.

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Les marchés américains finissent pour leur part nettement dans le vert. L’indice Dow Jones affiche un gain de plus de 6 %, tandis que celui du Nasdaq a bondi de plus de 43 %. « L’année 2020 nous a apporté une crise sanitaire mondiale majeure, le plus grand ralentissement économique depuis la Grande Dépression, et l’effondrement des marchés le plus rapide jamais enregistré. Et pourtant, la plupart des classes d’actifs sont en hausse pour l’année, comme le montre un graphique de Charlie Bilello, de Compound Capital Advisors. En fait, 88 % des principales classes d’actifs ont réalisé un rendement positif jusqu’à présent cette année », résume Jeroen Blokland, gérant de portefeuille, chez Robeco.

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Le décalage entre la conjoncture et le niveau des indices boursiers est un classique. Les investisseurs achètent traditionnellement la bonne nouvelle future, ce qui explique souvent cette déconnexion entre l’économie réelle et le prix des actions. C’est encore plus vrai en 2020. Cependant, les signes que les choses s’améliorent se sont accumulés au cours des dernières semaines : lancement de la campagne de vaccination contre le Covid-19, accord au Congrès américain pour la mise en place d’un nouveau plan de soutien de l’économie, résultats satisfaisants des grandes entreprises, Brexit avec « deal »« Des mesures de relance monétaire extraordinaires ont créé une quantité massive de liquidités, faisant baisser les taux d’intérêt et les écarts de crédit, tandis que les mesures de relance budgétaire ont empêché les entreprises de faire défaut et les consommateurs de perdre leur emploi ou leurs revenus. Cela a permis aux actions d’afficher un cours positif et de retrouver une nouvelle normalité », note Jeroen Blokland.

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