Une prime exceptionnelle de 50 euros qui dérange – Euro 2020

59

L’enfer est-il pavé de bonnes intentions ? Toujours est-il que c’est un effet pervers de certaines aides décidées par le gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire qui est soulevé par Philippe Defeyt. L’homme, qui est notamment ancien président du CPAS de Namur, le résume haut et clair : « Il n’est pas acceptable que des travailleurs, des chômeurs ou des pensionnés soient moins bien traités que des personnes dépendant du CPAS. Il y a là un problème d’équité qui doit absolument être réglé. »

De quoi s’agit-il ? D’une aide de 50 euros par mois qui a été accordée en juin dernier, à titre exceptionnel et temporaire, pour une durée de six mois puis reconduite jusqu’à mars et désormais jusqu’à juin, aux bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale (RIS), notamment. Pareille prime temporaire, selon l’exposé justificatif publié au Moniteur, « vise à remédier aux conséquences négatives et coûts supplémentaires engendrés par la pandémie pour ces catégories fragilisées. »