une start-up française invente un masque capable de bloquer et tuer les virus – Championnat d’Europe 2020

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Ce masque à usage unique est préconisé pour un port de 4 heures a été développé en partenariat avec des chercheurs de l’université et du CHU de Lille, de l’Inserm et du CNRS

La société BioSerenity, fabricant de masques pour Santé Publique France, a annoncé mardi avoir mis au point un masque présenté comme le premier à la fois “filtrant et décontaminant” face au Covid-19, en utilisant une couche textile “tueuse” de virus.

Ce masque, certifié CE pour sa version FFP et en attente de cette certification le 22 février pour sa version chirurgicale, “a la capacité de bloquer et tuer les virus” aérosolisés, a affirmé lors d’une conférence de presse le directeur général de BioSerenity, Marc Frouin.

De quoi selon lui faire la différence avec d’autres modèles développés de masques virucides, “beaucoup d’annonces de choses qui nous semblent superficielles au niveau des critères”.

Disponible à la commande dès mardi pour sa version FFP et le 22 février pour sa version chirurgicale, ce dispositif médical, à usage unique et préconisé pour un port de 4 heures, a été développé en partenariat avec des chercheurs de l’université et du CHU de Lille, de l’Inserm et du CNRS.

Ce dispositif “fonctionnera sur les variants”

Il intègre dans ses quatre couches une couche filtrante rendue bactéricide et virucide par un “principe physique et un principe chimique de blocage” via l’utilisation de deux molécules, la cyclodextrine et l’ammoniac quaternaire, a expliqué Gaetan Gerber, du pole R&D de BioSerenity.

Les études menées ont montré une réduction du virus de 99.9% en moins de 5 minutes, et de 99.96% en moins de 2 heures, selon le professeur de la faculté de Pharmacie de Lille et chercheur à l’Inserm, Nicolas Blanchemain. Ce dispositif “fonctionnera sur les variants”, a-t-il assuré.

“Made in France” et fabriqués dans une usine à Troyes, ces masques “Cidaltex®” représentent aussi un déchet à risque réduit de contamination virale, leurs propriétés permettant “de les décontaminer” eux-mêmes, selon leurs concepteurs.

Avec une actuelle capacité de production d’un million de masques, BioSerenity affiche des tarifs de 1,49 euros pour le masque FPP et de 0,44 euro pour la version chirurgicale pour la vente au public, qui doit intervenir progressivement après une distribution prioritaire aux soignants.

Jeune entreprise innovante créée en 2014 pour “accompagner la médecine connectée”, BioSerenity compte désormais 650 collaborateurs et un chiffre d’affaires de plus de 65 millions d’euros en 2020.