Zone euro : reprise économique à multiples inconnues – Foot 2020

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La récession pourrait être moins forte que redouté initialement. Mais l’économie de la zone euro reste freinée par plusieurs incertitudes.

Preuve que le pire n’est jamais certain, l’OCDE vient de réduire de -9,1% à -7,9% sa prévision de récession pour la zone euro en 2020. La Banque centrale européenne (BCE) a fait de même, passant de -8,7% à -8%.

Avec cette nouvelle base de comparaison, les deux institutions ont mécaniquement abaissé leurs anticipations de croissance pour 2021, respectivement de 6,1% à 5,1% et de 5,2% à 5%.

Les services à la peine

L’embellie est en grande partie liée à la moindre contraction du PIB au deuxième trimestre : -11,8% contre -12,1% initialement estimés par Eurostat. Le rebond de l’activité a été particulièrement vigoureux à la sortie du confinement, mais le redémarrage semble déjà s’essouffler.

Les ventes au détail ont reculé de 1,3% en juillet (sur un mois), après un bond de 5,3% en juin et de 20,6% en mai. La hausse de la production industrielle a, pour sa part, ralenti de 9,5% à 4,1% entre juin et juillet. Les indicateurs les plus récents signalent de surcroît un découplage intersectoriel.

L’indice PMI, qui annonce une expansion de l’activité privée au-dessus de 50 et une contraction en dessous, du secteur manufacturier est remonté à 53,7 points (+2) en septembre, alors que celui des services est tombé à 47,6 (-2,9).

«Si les données disponibles signalent un net rebond au troisième trimestre, la vigueur de la reprise reste très incertaine, irrégulière et incomplète, car elle continue de dépendre largement de l’évolution future de la pandémie», a indiqué le 21 septembre Christine Lagarde, présidente de la BCE.

De fait, l’Europe est redevenue l’épicentre des contaminations de Covid-19. Des reconfinements généralisés – dévastateurs pour l’économie – semblent encore peu probables. Mais les restrictions sanitaires se multiplient en France, en Espagne, en Allemagne, etc.

Un contexte peu porteur pour les sociétés, auquel s’ajoutent de nouvelles tensions sur le Brexit. «L’investissement des entreprises risque de pâtir sous le double effet de l’incertitude touchant la demande finale (risque sanitaire, épargne de précaution) et de la baisse de leur capacité d’autofinancement (hausse de la dette et de la charge d’intérêts)», avertissent Bruno Cavalier et Fabien Bossy, économistes chez Oddo BHF.

Pour leur part, les ménages semblent peu enclins à dépenser leur épargne forcée – 100 milliards d’euros au premier semestre rien qu’en France ! – en raison de leurs inquiétudes sur l’emploi. Le taux de chômage est déjà passé de 7,2% à 7,9% dans la zone euro entre mars et juillet, et l’OCDE le voit au-delà de 11% en fin d’année.

L’assureur-crédit néerlandais Atradius table quant à lui sur une hausse de 30% des défaillances d’entreprises en Espagne en 2020, de 15% en France et de 6% en Allemagne.

Relance en 2021

Heureusement, les plans de relance européen – 750 milliards d’euros, soit 5,5% du PIB 2019 des Vingt-Sept – et nationaux (130 milliards en Allemagne, 100 milliards en France…) soulageront un peu l’économie l’an prochain, à l’instar de la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE.

La banque centrale n’est d’ailleurs pas près de relever ses taux, anticipant une inflation d’à peine 0,3% en 2020, 1% en 2021 et 1,3% en 2022. En août, l’indice des prix avait basculé en territoire négatif (à -0,2% sur un an) pour la première fois depuis mai 2016.