Handball : à Créteil, dans la bulle de l’équipe de France – Foot 2020

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Personne n’entre et personne ne sort, pas même pour se dégourdir les jambes. C’est la règle stricte et inviolable autour de la maison du handball à Créteil, le Clairefontaine de la petite balle collante. Les Bleus de Guillaume Gille y sont enfermés depuis le 27 décembre pour préparer le Mondial en Egypte (13 au 31 janvier). Ils n’ont plus aucun lien direct avec le monde extérieur pour éviter tout contact éventuel avec le virus.

Ils ne sortiront que pour jouer contre la Serbie (le 5 janvier dans les Balkans et le 9 janvier à Créteil) pour la qualification à l’Euro… 2022 et pour partir au pays de Pharaons le 10 janvier. Là-bas, aussi, la bulle sanitaire sera fermée à double tour, sans contact physique avec la presse par exemple.

Aucun test positif

Les Bleus resteront isolés du monde jusqu’à leur retour d’Egypte, le plus tard possible : « Quand nous sommes arrivés à Créteil, raconte Adrien Dipanda, l’arrière droit de Saint-Raphaël, nous avons tous passé un test PCR. Nous sommes ensuite montés dans notre chambre individuelle sans contact avec les autres pour attendre le résultat que nous avons eu le lendemain matin. »

Aucun test ne s’est révélé positif. Les Français ont alors pu alléger les règles de distanciation sociale et les gestes barrière : « Comme chacun de nous est sain, nous n’avons pas besoin de circuler avec des masques, poursuit le vice-champion olympique 2016. Mais il y a des règles : un étage nous est réservé mais nous n’avons pas le droit d’aller dans les autres. Nous ne pouvons pas sortir de l’esplanade. Pour prendre l’air, nous avons une petite cour. C’est évidemment contraignant mais c’est la règle et on s’y plie comme les Français doivent le faire à toutes celles qu’on leur impose. C’est normal. » Comme les Bleus ont du temps, ils s’entraînent et bossent dur.

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Les Parisiens sont arrivés jeudi

Seule exception au règlement : 11 joueurs ont rejoint la bulle ce jeudi. Luc Abalo (coupe de Norvège), Romain Lagarde (Bundesliga), les Parisiens, Barcelonais et ceux qui ont participé au Final Four de la Ligue des champions en début de semaine. Ils ont ainsi pu pénétrer dans le camp retranché. Sous condition : ils ont passé un test PCR à Cologne, un autre à leur arrivée avant de prendre leurs quartiers. « Ils n’ont eu que quelques heures pour passer d’une compétition à une autre, remarque Adrien Dipanda. Même si nous sommes habitués à ce genre de rythme, ce n’est pas évident. On les aide tous à faire la transition, surtout qu’aucun d’entre eux n’est rentré en étant champion d’Europe. »

Il y avait heureusement un excellent moyen d’oublier les soucis, ce Final Four raté, l’Euro 2020 catastrophique qui a vu la France finir à une piteuse 14e place, le Covid et cette période où l’équipe de France est restée presque un an sans jouer : le réveillon du Nouvel An. Car les joueurs ne sont pas rentrés à la maison pour le 31 décembre. Ils sont restés entre eux à Créteil : « C’est la première fois que cela nous arrive alors que nous avons toujours un tournoi important en janvier, note l’arrière droit varois. Comme tout le monde, on aime passer ces moments en famille. Mais, là encore, c’est une règle à laquelle on ne peut pas déroger. On ne la subit pas, on l’accepte. C’est un Réveillon dont on se souviendra toute notre vie tellement il était unique. »

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Une petite coupe de champagne

A moins de deux semaines de l’ouverture du Mondial face aux Norvégiens de l’ancien Parisien et nouveau champion d’Europe Sander Sagosen, les Bleus n’ont pas eu le droit de faire de grandes folies. Mais ils ne sont pas contentés non plus d’un blanc de poulet avec des haricots cuits à l’eau : « Nous sommes tous des grands garçons et nous savons ce que nous avons à faire, dit Adrien Dipanda, déjà sacré champion du monde en 2017. Le dîner était un peu amélioré et nous avons eu droit à la petite coupe de champagne à minuit. »

Après les coups de fil aux proches, les Tricolores n’ont pas cherché bien loin les trois vœux qu’ils se souhaitent : un septième titre de champion du monde dans un mois, une qualification olympique en avril et une troisième médaille d’or au Jeux de Tokyo.

Les 20 joueurs réunis pour le stage

Gardiens : Yann Genty (PSG) – Vincent Gérard (PSG) – Wesley Pardin (Aix)

Ailiers gauches : Hugo Descat (Montpellier) – Michaël Guigou (Nîmes)

Arrières gauches : Romain Lagarde (Rhein-Neckar) – Timothey N’Guessan (Barcelone) – Elohim Prandi (PSG)

Demi-centres : Nicolas Claire (Aix) – Kentin Mahé (Veszprem) – Melvyn Richardson (Montpellier)

Pivots : Ludovic Fabregas (Barcelone) – Luka Karabatic (PSG) – Nicolas Tournat (Kielce)

Arrières droits : Adrien Dipanda (Saint-Raphaël) – Dika Mem (Barcelone) – Nedim Remili (PSG) – Valentin Porte (Montpellier)

Ailiers droits : Luc Abalo (Elverum) – Yanis Lenne (Montpellier)