Auto, effondrement du marché en 2020: perte de 10 milliards de chiffre d'affaires – Championnat d’Europe 2020

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L'année 2021 a commencé avec une grande incertitude et les restrictions supplémentaires liées à l'urgence Covid-19 limiteront la reprise du marché automobile. Les nouvelles incitations introduites avec la loi de finances contrebalancent. L'évolution du marché automobile en 2021 devrait conduire à un rebond des immatriculations à un niveau 19% inférieur à la pré-pandémie en 2019. Ce sont les prévisions de l'Union nationale des représentants étrangers de véhicules automobiles (Unrae) qui dans le Book 2020 publié par le Centre d'études et de statistiques de l'association, analysant les principaux phénomènes qui ont caractérisé 2020 dans tous les secteurs de l'automobile, un aperçu peu flatteur de la mobilité privée en Italie.

Plus de 38,5 millions de voitures circulent dans notre pays, mais environ 30% appartiennent à la catégorie de 0 à 3 euros et ont plus de 15 ans de service, et si l'on ajoute les 10,4 millions d'euros 4, le pourcentage global de voitures obsolètes et polluantes augmente à 56,4% du total. Mais alors que les immatriculations de voitures électriques augmentent, atteignant 4,3% du marché en 2020, – souligne Unrae – les infrastructures de recharge continuent de faire défaut. Avec 2,7 colonnes aux 100 km, contre 4,7 de la moyenne européenne, l'Italie occupe en effet la 14e place du classement du continent.

"Celle qui vient de se terminer, avec 1,38 million de voitures immatriculées, est la deuxième pire année des 30 dernières années, après le record négatif de 1,30 million en 2013, et bien en dessous de la moyenne de 1,9 million d'immatriculations des 4 années précédentes – explique Michele Crisci, Président d'Unrae -. En conséquence, le secteur a perdu 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires par rapport à 2019 et l'État dispose de 1,8 milliard d'euros de recettes de TVA. On espère une reprise en 2021 lorsque, sauf restrictions supplémentaires pour Covid et avec le bénéfice d'incitations, une augmentation de 12,2% à 1,55 million d'unités est attendue, toujours en forte baisse par rapport à 2019. Un niveau d'enregistrements largement insuffisant par rapport à un année moyenne qui met encore gravement en péril la survie des entreprises et de l’emploi. La prévision de reprise partielle – conclut Crisci – s'applique également aux véhicules utilitaires jusqu'à 3,5 t (+ 15%) et aux véhicules industriels (+ 9%) ».

Parmi les données significatives, citons la croissance constante de la location longue durée de voitures, méthode surtout utilisée par les entreprises, qui a atteint une part de marché de 15,2% en 2020. Malgré la tendance positive de la location, le secteur des voitures de société en Italie a des immatriculations limitées par rapport aux grands pays européens (36% de part contre 62,9% en Allemagne, 54,2% au Royaume-Uni, 53,1% en France et 49,8% en Espagne). La raison – explique le rapport – est le traitement fiscal pénalisant, qui réserve aux voitures du circuit commercial en Italie une part amortissable de 20% et une déductibilité de la TVA de 40%, contre 100% dans les autres pays.

Le rapport montre, dans la baisse générale de l'ensemble des carrosseries, l'approche continue des crossovers vers le haut des préférences (36,1%), où il y a encore les berlines classiques (46,1%) malgré la tendance à la baisse des dernières années. Parmi les couleurs préférées de votre voiture, le gris reste en tête des choix (36,3%), suivi du blanc (25,3%) et du noir (15,3%). La crise a évidemment également affecté les carburants: en 2020, la consommation de diesel a baissé de 16,6% et celle d'essence de 21,2%, avec une baisse parallèle des distances moyennes. Enfin, 2020 marque une forte contraction également pour les voitures d'occasion qui, avec 4,67 millions de changements de propriété, perdent 16,6%; l'âge moyen des voitures transférées a atteint un nouveau record depuis 2013, atteignant 9,4 ans.