Brexit: 110 milliards d'euros sans accord en péril. – Euro 2020

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LONDRES – L'Europe et la Grande-Bretagne n'ont plus que 15 semaines pour trouver un accord commercial qui annule le risque d'un «Brexit dur», un divorce traumatique qui aurait lieu à partir du 1er janvier 2021.

S'il n'y a pas d'accord, le secteur automobile du Vieux Continent – qui détient 20% de la production mondiale – souffrirait une perte de 110 milliards d'euros d'ici 2025, mettant ainsi de nombreux dieux en danger 15 millions d'emplois actuellement employé.

Pour cette raison, la Société anglaise des constructeurs de moteurs (Smmt) et 22 autres organisations européennes similaires (dont Acea et pour l'Italie l'Anfia) ont signé un appel aux parties pour parvenir à un compromis qui évite l'imposition de taux de 10% pour les voitures et de 22% pour les fourgonnettes et les camions, comme l'exigent les accords de l'Organisation mondiale du commerce.

Les tarifs – lit le document commun – entraîneraient une augmentation de la pression sur l'industrie des deux côtés de la Manche, une flambée des prix de détail et conduirait à la production d'env 3 millions de véhicules en moins en cinq ans. Les fabricants européens perdraient 57,7 milliards d'euros, les britanniques 52,8.

"Image dévastatrice"

«Ces chiffres – a commenté Mike Hawes, PDG de SMMT – retracent l'image de la situation dévastatrice causée par un« Brexit sans accord ».

Les industriels rappellent que le secteur est déjà confronté à la crise en raison des effets sur le marché de la pandémie de coronavirs qui est coûtent plus de 100 milliards d'euros à l'automobile européenne entre les pertes et les pertes de revenus. Au premier semestre 2020, les ventes en Europe ont baissé de 38% par rapport à 2019. En Grande-Bretagne, la baisse est de 49%.

Les négociations politiques pour éviter le «Brexit dur» sont au point mort après que le gouvernement britannique a présenté une loi au Parlement il y a quelques jours – le "Projet de loi sur le marché intérieur" – qui en fait désavoue unilatéralement les accords internationaux signés seulement en janvier 2020. Le ministre de l'Economie de Londres, Michael Gove, un "faucon" en négociations avec l'Europe, a déclaré qu'il était conscient du fait que la loi "Viole les traités internationaux", mais a ajouté que c'est une "assurance pour se libérer des contraintes de Bruxelles".