Le gouvernement français approuve un programme de sauvetage de 15 milliards d'euros – Euro 2020

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Le gouvernement français approuve un programme de sauvetage de 15 milliards d'euros

L'Etat français continue de distribuer des aides aux secteurs économiques touchés par la pandémie COVID-19. Après avoir mis en œuvre un plan de 18 milliards d'euros pour sauver l'industrie du tourisme et 8 milliards d'euros supplémentaires pour l'industrie automobile, c'est au tour de l'aviation. Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé récemment un plan de soutien massif à l'industrie aéronautique pour plus de 15 milliards d'euros.

L'industrie aéronautique française forme un écosystème de près de 300 000 emplois et génère un chiffre d'affaires annuel de 58 milliards d'euros. Le premier objectif de ce plan de soutien est «de répondre à l'urgence en soutenant les entreprises en difficulté et en protégeant leurs employés», a expliqué Le Maire. En particulier, pour «protéger la main-d'œuvre hautement qualifiée» dans un secteur qui emploie plus de 35 000 ingénieurs. Selon le ministère de l'Économie et des Finances, «100 000 emplois seront menacés dans les prochains mois» si rien n'est fait. Le gouvernement a décidé "d'activer les garanties à l'exportation (…) pour éviter les annulations et les reports de commandes d'avions", a déclaré le ministre de l'Economie.

Outre l'emploi, le gouvernement souhaite également profiter de la crise pour améliorer l'ensemble de l'écosystème aéronautique.

«Nous investirons avec de grands fabricants pour renforcer les PME, les développer, moderniser les chaînes de production et les rendre plus compétitives», a expliqué Le Maire.

Cette fois, le gouvernement ne sera pas le seul à mettre la main dans sa poche. Deux appareils seront activés. Le premier sera doté d'au moins 500 millions d'euros. L'État paiera 200 millions d'euros, tandis que les quatre grands de l'industrie locale (Airbus, Safran, Thales et Dassault) injecteront 200 millions d'euros et un fonds d'investissement ajoutera au moins 100 millions d'euros supplémentaires.

L'objectif est que d'ici la fin de 2020, ce fonds disposera d'environ 1 milliard d'euros pour «soutenir les petites et moyennes entreprises stratégiques». En particulier, ceux qui avant la crise avaient investi massivement pour suivre les cadences de production dictées par Airbus et Safran.

Avec ce paquet, le gouvernement veut également «protéger les entreprises contre les prédateurs étrangers». L'Etat contribuera également 300 millions d'euros sur trois ans "pour accompagner les fournisseurs et sous-traitants du secteur dans leurs transformations et réingénierie des processus", a indiqué le ministre de l'Economie et des Finances.

Mais l'aide d'État ne va pas sans compromis. Environ 1,5 milliard d'euros seront alloués pour soutenir la recherche et le développement par le biais du Civil Aeronautical Research Council. Doté à l'origine de 135 millions d'euros, ce fonds verra sa capacité d'investissement portée à 1,5 milliard en 2022.

«L'industrie aéronautique française et européenne joue un rôle central dans la décarbonisation du trafic aérien mondial», a déclaré Le Maire, cherchant à maintenir l'engagement de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 50% d'ici 2050.

L'objectif est «de réaliser un avion neutre en carbone d'ici 2035 au lieu de 2050, notamment grâce à des moteurs à très haut taux de dilution et à l'utilisation d'hydrogène». En plus d'Airbus (et de tout autre fournisseur désireux de rejoindre), qui devra concevoir, développer et produire cet avion, Air France devra également s'engager dans «la transition verte». L'Etat oblige la compagnie aérienne à renouveler sa flotte en achetant de nouveaux avions, évidemment Airbus.

Enfin, le plan de soutien comprend un volet défense, qui sera traité séparément. L'Etat prévoit des achats d'équipements militaires pour 600 millions d'euros, principalement des hélicoptères Airbus.

Pablo Diaz
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