Le racisme du football pas de problème noir et blanc en Europe centrale – Championnat d’Europe de Football 2020

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Bucarest (AFP)

Alors que la poussière monte encore la nuit des accusations racistes du football à Paris, les lignes de bataille se dessinent en Roumanie, domicile du quatrième officiel dont l'utilisation du mot «negru» a incité un joueur à quitter le terrain lors du match de Ligue des champions de Basaksehir contre Paris Saint- Germain.

Si certains pensent que Sebastian Coltescu et les propos qu'il a tenus sont le produit d'un malentendu linguistique, d'autres estiment que c'est simplement emblématique d'une société criblée de racisme et d'homophobie.

C'est ce qui s'est passé. A la 14e minute du match de mardi, une dispute sur la ligne de touche a éclaté au sujet des accusations selon lesquelles Coltescu avait décrit l'entraîneur adjoint camerounais de Basaksehir, Pierre Webo, comme "negru", le Roumain pour "noir".

«C'est le noir là-bas», dit-il.

C'est devenu la ligne clé du débat, celle qui a conduit l'attaquant sénégalais de Basaksehir Demba Ba à faire des remontrances au fonctionnaire en anglais.

"Quand vous parlez d'un homme blanc, vous ne dites jamais" ce type blanc ", vous dites simplement" ce type ", alors pourquoi quand vous mentionnez un homme noir est-ce que vous dites" ce type noir? "», On l'entend clairement dire.

Les joueurs sont repartis, revenant le lendemain avec un ensemble différent d'officiels pour terminer le match, depuis quand les sportifs, sociologues et linguistes de Roumanie ont analysé chaque mot sous tous ses aspects avec toutes les nuances.

À Bucarest, de nombreuses voix appellent à la patience jusqu'à ce que l'instance dirigeante l'UEFA publie ses conclusions.

Sur les réseaux sociaux, cependant, il y a une large critique des autorités européennes du football et des suggestions de double poids pour ne pas avoir réagi lorsque les sportifs roumains ont été qualifiés de «tsiganes» – un terme péjoratif désignant les Roms.

Mais le président de la Fédération roumaine de football (FRF) Razvan Burleanu est ferme.

"Ces mots n'ont pas leur place dans un stade", a-t-il déclaré.

Idem pour le ministre des Sports Ionut Stroe, qui a rapidement présenté ses "excuses au nom du sport roumain".

Dans les médias locaux, cependant, les opinions sont partagées.

«En roumain, dire que quelqu'un est noir ('negru') n'est pas une offense, mais une référence à la couleur de sa peau, une simple précision», a déclaré le journaliste sportif chevronné Ovidiu Ioanitoaia.

Son jeune collègue Theodor Jumatate, cependant, a un point de vue différent.

«C'est l'expression la plus brutale du racisme, l'essence même de l'humiliation», dit-il.

Le président du Conseil anti-discrimination (CNCD), Csaba Asztalos, a souligné que "le sport, et le football en particulier, ne peuvent être à l'abri de ce fléau très présent de la société roumaine".

– «Laxité» –

Asztalos s'habitue à ces questions avec d'autres incidents de supporters imitant des cris de singe ou lançant une banane en direction d'un joueur brésilien.

Dans un entretien à l'AFP, il a dénoncé le "laxisme" des clubs et de la ligue roumaine de football professionnel (LPF).

En Bulgarie voisine, des incidents similaires ont ponctué un match de qualification pour l'Euro 2020 contre l'Angleterre en octobre 2019.

Les retombées qui ont suivi ont conduit l'entraîneur bulgare Krasimir Balakov à démissionner avec le chef de la FA du pays, Borislav Mihaylov.

Plusieurs clubs bulgares, ainsi que l'équipe nationale, avaient déjà été sanctionnés par l'UEFA pour "comportement raciste" dans les tribunes.

En 2014, les partisans de Levski Sofia ont ouvertement défié une campagne de l'institution européenne en déployant une banderole proclamant «Dites« oui »au racisme».

Dans les Balkans également, les bruits de singe et les chants racistes ont valu à plusieurs reprises aux fédérations croate, serbe et monténégrine des amendes et des matches à huis clos pour les équipes nationales respectives.

Si la fédération croate condamne régulièrement de tels comportements, parfois accompagnés de chants nazis, elle rejette également entièrement la responsabilité sur les «hooligans».

En 2012, Belgrade a été le théâtre d'une bagarre de masse à l'issue d'un match de qualification à l'Euro U21 entre la Serbie et l'Angleterre.

Les supporters serbes, qui avaient chanté le singe de l'Angleterre Danny Rose, ont envahi le terrain pendant que les joueurs et la direction des deux équipes échangeaient des insultes et des coups.

– Les Roms ciblés –

En Roumanie, les analystes affirment que les principales cibles des discours de haine sont les Roms.

Gelu Duminica, sociologue de la minorité rom, bride lorsque les partisans scandent "Mort aux Tsiganes" ou brandissent des pancartes rendant hommage au maréchal pro-nazi Ion Antonescu, qui avait prôné la "solution finale" (extermination) des Roms pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Selon Duminica, les sanctions imposées par l'UEFA – en grande partie des amendes et des matchs à huis clos – ont partiellement atteint leur objectif, car les supporters "commencent à craindre d'être sanctionnés".

"Mais la contrainte à elle seule ne résout pas le problème tant qu'elle n'est pas couplée ou plutôt précédée d'une éducation en la matière", a-t-il déclaré à l'AFP.

La Bulgarie, comme d'autres pays de la région, a renforcé les sanctions contre les hooligans, désormais passibles d'amendes allant jusqu'à 2 500 euros et de 25 jours de détention.

Asztalos affirme que la Roumanie, pour sa part, a "fait des efforts" pour lutter contre le racisme "mais il reste encore un long chemin à parcourir".

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