projet d’accord sur une hausse de salaire de 180 euros pour les soignants – Championnat d’Europe 2020

287

Dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme d’une ultime négociation marathon, le gouvernement a proposé aux syndicats une hausse minimum de rémunération de 180 euros mensuels net pour l’ensemble des personnels hospitaliers du secteur public, en dehors médecins. Ce projet d’accord prévoit une hausse de salaire en deux temps, avec une première revalorisation de 90 euros net en septembre et une seconde de 90 euros net en mars.

Cette mesure concerne l’ensemble des salariés paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics, à l’exception des médecins hospitaliers, qui font l’objet de négociations séparées.

Une enveloppe de 7,5 milliards d’euros

Le protocole d’accord, dont la version définitive doit être envoyée jeudi midi aux syndicats, prévoit également une refonte des grilles, c’est-à-dire des salaires prévus selon le déroulé des carrières, pour certains métiers soignants et médico-techniques. Comme annoncé mardi, il comprend également un volet sur l’emploi, avec 15.000 embauches dans les établissements publics, dont la moitié correspondent à des créations de postes et l’autre moitié à des recrutements de personnels qui n’étaient jusque-là pas pourvus.

Les syndicats, qui réclamaient initialement une hausse mensuelle de 300 euros pour l’ensemble des personnels du secteur public, doivent se prononcer d’ici lundi sur cet accord, dont le montant global atteint 7,5 milliards d’euros. Le gouvernement espère conclure pour sa part le «Ségur de la santé» d’ici vendredi.

À voir aussi – Pourquoi y a-t-il une crise des vocations dans le monde infirmier ?

Les syndicats plutôt satisfaits

Ce projet de protocole d’accord «conduit en l’état à une revalorisation significative des métiers hospitaliers», a réagi auprès Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF), évoquant «une occasion à saisir».

A lire :  West Ham envisagera un accord permanent pour le milieu de terrain de Man Utd Lingard, dit Moyes - Championnat d'Europe 2020

«Bien sûr, ce protocole n’est pas parfait. Mais on a été au bout de ce qu’on pouvait faire. Et 7,5 milliards d’euros, ce n’est pas une petite somme: on ne repart pas avec quelques centaines de millions d’euros», a souligné de son côté Didier Birig, secrétaire général de FO-Santé.

Interrogé par l’AFP, un responsable de la CGT Santé (premier syndicat dans la fonction publique hospitalière) s’est dit à ce stade réservé, regrettant que les salariés du privé soient concernés par une partie de l’enveloppe, à savoir 1,6 milliard d’euros.

Pas d’accord pour les médecins

Si une issue semble se dessiner pour le personnel médical et paramédical, les choses semblent en revanche compromises pour les médecins hospitaliers, qui font l’objet de négociations séparées. Les discussions menées mercredi avec les syndicats de praticiens hospitaliers restent bloquées faute d’avancée sur l’enveloppe promise par le gouvernement, selon les sources syndicales.

La semaine dernière, Olivier Véran avait proposé une enveloppe de 600 millions d’euros pour leurs rémunérations, dont 400 millions pour les médecins et 200 millions pour les internes et étudiants. Les syndicats espéraient une rallonge pour financer de nouveaux échelons en fin de carrière et une hausse des indemnités de gardes et astreintes.